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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Etienne Comar s'empare d'un épisode méconnu de la vie du génial guitariste manouche pour en faire un film comme Neruda de Pablo Lorrain...

Sur le papier que demander de plus : deux superbes interprètes Reda Kateb (Django) et Cécile de France (son amie, protectrice et agent double Louise de Clerk), une musique swinguante qui n'a pas pris une ride, une période trouble à souhait (occupation allemande, 1943)...

Mais le temps s'étire dans le film comme dans la vie de Django qui attend à Thonon la possibilité de quitter le territoire français avec sa mère et sa femme enceinte pour la Suisse afin d'éviter de subir le sort de ses frères tziganes ...

Dommage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Blandine Lenoir s'empare dans ce film du sujet de la ménopause, objet non sexy par définition !

La réalisatrice a fait appel à Agnès Jaoui pour interpréter Aurore, femme qui aborde la cinquantaine avec son lot de petits et grands soucis...

Aurore divorce, perd son job, va devenir grand mère et subit aux moments les moins opportuns les bouffées de chaleur de la ménopause...

Pas de quoi en faire un film me direz-vous ?!

Et pourtant si !

Le film rend hommage  à la féminité des corps aux formes épanouies...

L'histoire d'Aurore est une histoire de femmes au pluriel : amies  (joli rôle pour Pascale Arbillot), mère / fille, femmes complices au premier coup d'oeil...

Aurore est une femme qui séduit : le regard de son ancien amant incarné par Thibault de Montalembert  est tout simplement magnifique...

A noter toutefois quelques caricatures ou quelques outrances qui ne nuisent pas au film mais qui auraient pu être évitées tant l'héroïne suffit par son charisme à incarner cet âge de la femme que veulent ignorer les hommes...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Zach Braff réalise un film sans prétention dont la bonne humeur fait passer un excellent moment !

Il nous raconte l'histoire de trois copains octogénaires qui décident de braquer la banque qui les a ruinés puisque leurs pensions ne sont plus versées..

Alain Arkin, Morgan Freeman et Michael Caine sont  parfaits en papis galvanisés par leur projet gentiment foutraque...

Les dialogues sont enlevés, les personnages fouillés et le scénario épouse les croisades de Ken Loach pour dénoncer ici l'ingratitude de l'Amérique à l'égard de sa classe ouvrière...

Sans oublier la chute du film qui fait sourire les amateurs de polars !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Chad Chanouga revient dans ce second long métrage autobiographique sur son placement en foyer d'accueil...

Son  héros Nassim est interprété par un formidable acteur inconnu Khaled Alouach qui illumine la pellicule de son charme de dandy dont le regard profond nous questionne dans nos certitudes... 

Elève en 1ère dans un lycée huppé, la vie de Nassim bascule le jour où sa mère met fin à ses jours...

Le jeune homme fait le grand écart entre les deux milieux en cachant à ses copains et à sa petite amie qu'il est en foyer...

Le film montre mais ne juge pas les ados paumés aux conduites violentes, qui tentent de s'inventer tant bien que mal un avenir sous le regard maternel de la directrice du foyer (merveilleuse Yolande Moreau) !

Nassim apprend à connaître et à se faire accepter de ses compagnons dont il découvre les talents multiples...

L'échec de Zawady (extraordinaire Jisca Kalvanda vue dans Divines) qu'il fait réviser pour passer son concours de médecine, lui fait peu à peu adopter leurs révoltes  jusqu'à se perdre à son tour ?

Un beau film servi par deux merveilleux interprètes et une bande de comédiens amateurs bourrés d'énergie ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les réalisateurs géorgiens Nana Ekvtimishvili et Simon Gross nous racontent l'histoire de Manana, professeur à Tbilissi qui décide le jour anniversaire de ses 52 ans de calmement quitter le domicile conjugual qu'elle partage avec son mari, ses parents, ses enfants et un gendre !

Le film s'attache avec bienveillance aux pas de Manana (formidable La Shugliashvili) qui n'a plus envie de sa vie...

Manana veut se retrouver, Manana veut vivre seule et malgré l'opposition de toute sa famille, elle va peu à peu réussir à réinventer un nouvel équilibre de vie sans fermer complètement la porte à ses proches...

Le film se dessine scène après scène comme un puzzle dont les morceaux s'emboîteraient avec une infinie patience pour éclairer les sentiments de chacun des personnages qui doit accueillir et accepter la douce résolution de Manana...

Un film à voir absolument  avant qu'il ne quitte les écrans !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le scénario du dernier film d'Arnaud Desplechin est séduisant, le casting est impressionnant (le film réunit pour la première fois Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg), Mathieu Amalric est fidèle à son réalisateur fétiche et pourtant la magie n'opére pas...

Le spectateur aimerait être emporté par l'histoire de Carlotta (Marion), cette femme disparue depuis 20 ans qui revient hanter Ismaël et sa nouvelle compagne Sylvia (Charlotte)...

Tout se mêle dans ce film ; la relation naissante entre les deux femmes qui deviennent presque complices?, les dialogues entre Ismaël et Sylvia qui est tentée de s'effacer, la "folie" créatrice d'Ismaël qui peine à finir le film qu'il réalise, la fausse? naïveté de Carlotta qui "veut reprendre son mari"...

Un drôle de film shooté aux psychotropes qui révèle les fêlures des êtres mais ne les rend pas attachants ! Trop paumés pour nous ressembler ? Pas assez elliptiques pour nous séduire ? A vous de juger !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A l'occasion du centième anniversaire de sa mort, une exposition au Grand Palais et le film de Jacques Doillon rendent hommage à Rodin !

Si Gérard Depardieu campait cet immense sculpteur avec son talent habituel dans Camille Claudel, Vincent Lindon n'arrive pas à pleinement convaincre dans ce film un peu trop sage...

Et que dire d'Izia Higelin comparée à Isabelle Adjani ?

Les deux acteurs "font le job" mais l'émotion ne passe pas...

Malgré le décor (le film a été tourné dans la maison de Rodin à Meudon), malgré l'implication de Vincent Lindon qui a appris à pétrir la terre, malgré quelques jolies scènes comme celle où Rodin tente de saisir le génie de Balzac...

Dommage que le film soit long (près de 2 heures), il aurait sans doute gagné à être moins démonstratif , moins construit, moins anecdotique...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Alberto Rodriguez change de registre et nous raconte l'histoire vraie de la cavale de Luis Roldan (excellent Jose Coronado), tout puissant chef de la Garde civile soupçonné en 1993 d'avoir détourné d'importants fonds d'argent public...

L'homme aux mille visages, c'est Francisco Paesa dit Paco (interprété par un formidable Eduard Fernandez), ancien agent secret et escroc de génie qui utilise Roldan pour se venger du gouvernement espagnol en organisant sa fuite puis sa reddition moyennant quelques milliards de pesetas !

Résultat de l'arnaque : la démission forcée de deux ministres de l'intérieur et la défaite électorale du gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez...

Alberto Rodriguez filme les épisodes de ce scandale d'Etat comme un thriller aux multiples chapitres dans lesquels Paco et ses complices tissent la toile d'araignée dans laquelle vont tomber Roldan et le gouvernement espagnol !

Le film est tout à la fois brillant et complexe, sec et séduisant, en un mot insaisissable comme le personnage de Paco qui ne recule devant rien pour le dieu Argent !

Malheureusement le film n'est distribué que dans cinq salles à Paris...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche est belle et réunit Romain Duris (Georges), Céline Sallette (Hélène) et Grégory Gadebois (Marcel) !

Emmanuel Courcol a voulu avec ce film rendre hommage à un de ses grands pères et plus encore à tous les poilus qui sont rentrés cassés de la grande guerre...

On a beaucoup parlé des gueules cassées, on ne fait que commencer à évoquer le stress post traumatique des survivants des tranchées !

"Cessez le feu" nous plonge dans le quotidien d'une mère dont les 3 fils ont fait la guerre : l'un héros de guerre (Georges) a fui la France pour la Haute Volta où il vit de petits trafics... Le second Marcel est rentré mutique. Quant au cadet, il est porté disparu !

Après deux interminables tunnels : le premier dans les tranchées puis le second en Afrique, le film démarre enfin lorsque Georges décide de rentrer en France et découvre l'état de Marcel !

Tout d'abord dans le déni : Marcel va reparler, Georges va réussir à s'extraire de son histoire personnelle pour se rapprocher de son frère et surtout d'Hélène, professeur en langage des signes de Marcel...

Les trois personnages vont révéler peu à peu leurs fêlures et deux seront sauvés !

Un bon sujet mais un film un peu trop démonstratif pour réellement susciter de l'émotion et nous intéresser au sort des protagonistes !   

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Layla, Salma et Nour partagent un appartement dans Tel Aviv...

La réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud réussit le portrait talentueux de ces trois jeunes israéliennes qui, malgré leurs différences, vont savoir trouver le chemin de la solidarité féminine pour s'affirmer face aux hommes qui veulent les contraindre à rentrer dans leur rôle ancestral de femmes au foyer !

Layla (extraordinaire Mouna Hawa) est une jeune et ravissante juriste qui brûle sa jeunesse dans l'ivresse des nuits de la ville ! Les hommes, comme des papillons de nuit viennent se brûler à son contact mais très vite lui reprochent sa façon de vivre... 

Salma (ardente Sannah Jammalieh), DJ qui vit de petits boulots, tente d'exister dans sa différence : elle n'aime que les femmes !

Quant à Nour (douce Shaden Kanbourra), la plus traditionnelle des trois puisqu'elle porte le voile, elle va réussir à se révolter contre son fiancé dont l'hypocrisie sexuelle est subtilement décrite...

De ce film qui tente d'illustrer le désenchantement des femmes après le printemps arabe, je retiendrai deux scènes splendides : la réunion des trois femmes dans la salle de bains de leur appartement où rien n'est dit mais où chacune comprend l'autre et la dernière scène que je ne vous raconterai pas !

Un des rares bons films de la cuvée médiocre des semaines qui précèdent Cannes !

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