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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fanny Ardant, actrice que j'adore, s'est complètement fourvoyée avec cette page d'histoire de Staline...

Fascinée par la culture russe, elle a voulu adapter le roman éponyme de Jean Daniel Baltassat en confiant le rôle titre à un acteur "hénaurme" : Gérard Depardieu ?

Mais tout sonne faux dans ce film, le décor en carton pâte, les couleurs maronnasses, la psychanalyse sauvage de ses rêves qu'un Staline vieillissant aurait demandé à sa maîtresse Lidia, interprétée par une Emmanuelle Seignier momifiée en poupée au visage de cire ???

Je ne pourrai pas vous raconter la fin car je suis partie au bout d'une demi heure, exaspérée par le gâchis des talents réunis et la caricature de scénario !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficle de faire une critique de ce film réalisé et interprété par Edouard Baer !

Télérama adore et j'avoue m'être laissée porter par la petite musique du film et ses interprètes :

- Edouard Baer dans le rôle d'un directeur de théâtre qui a une nuit avant la première pour boucler le financement de sa pièce... et trouver un singe pour plaire à l'irascible metteur en scène japonais ???

- Audrey Toutou très convaincante dans son rôle de mère poule / assistante à tout faire / vaguement amoureuse de son feu follet de patron...

- Sabrina Ouazani, stagiaire de Sciences Po, employée en fait comme barmaid, qu'Edouard emmène dans sa folle traversée de Paris et qu'il réussit à "humaniser" en la confrontant à la faune qu'ils rencontrent dans les bars et les troquets ouverts la nuit...

Chaque scène prise isolément est effectivement complètement gratuite voire foutraque mais l'ensemble constitue un moment léger de cinéma comme on n'en rencontre plus guère !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Lisa Azuelos dit s'être emparée de la vie de Dalida pour mieux expliquer la raison de son suicide...

Dalida, toujours selon la réalisatrice, est une femme moderne qui vivait dans un monde encore vieux où les femmes se devaient d'être fidèles et étaient punies de stérilité lorsqu'elles avortaient... 

Sveva Alviti qui incarne le rôle, réussit à nous émouvoir au fil des images et nous suivons la vie de la célèbre chanteuse avec l'envie de la consoler dès qu'elle quitte les feux de la rampe... 

La consoler d'être toujours la petite fille que son papa a doublement abandonnée et qui tombe amoureuse au premier regard des hommes toujours plus jeunes qui lui font la cour 

Entourée d'interprètes français tels Patrick Timsit, excellent dans le rôle de Bruno Coquatrix ou Jean Paul Rouve, sobre dans celui de Lucien Morisse son premier mari, l'actrice nous replonge avec talent dans le répertoire exceptionnel de cette chanteuse populaire qui sut prendre avec brio le tournant du disco...avec quelques interprétations émouvantes comme Je suis malade...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le titre n'est pas bon, le sujet est casse gueule : les modes d'éducation alternatifs mais Matt Ross a fait de son film une ode rafraîchissante à la liberté de penser !

C'est l'histoire d'une famille de 6 enfants vivant en autarcie complète dans les forêts reculées de l'Ouest des Etats-Unis...

Le film démarre sur l'initiation haute en couleurs de Bo l'aîné et nous plonge dans l'univers à la fois physique et savant dans lequel cette famille pas comme les autres a décidé de se construire !

A la mort de la mère, quand ils décident de se rendre à son enterrement, la vie de Ben (extraordinaire Viggo Mortensen) et de ses enfants bascule... 

Confrontés à la "vraie" vie des américains d'aujourd'hui, les enfants déroutent leur entourage familial et sont placés devant un choix radical : rentrer dans le rang pour quitter leur statut de "monstres" ou rester fidèle à leur père qui se retrouve exclu pour ses choix de vie !

Le réalisateur confie s'être inspiré de son éducation personnelle, certes moins extrême, mais qui l'a confronté à l'adolescence à la difficulté d'être différent !

Le film date d'octobre mais sera certainement repris dans les festivals à venir : merci Adeline pour le conseil !

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Publié le par Hélèneles pépites
Publié dans : #cinéma

Il m'a été difficile de choisir 10 films parmi la saison 2016 qui a été très riche...

Je me hasarde donc avec un palmarès dont les scénarii font la part belle aux femmes et aux laissé(e)s pour compte ou réussissent à nous immerger dans une histoire qui nous interroge dans nos certitudes !

A l'instar de Télérama, j'inscris Moi, Daniel Blake tout en haut de la liste (je n'ai pas vu Elle de Paul Verhoeven, à qui Télérama donne la 1ère place) !

1. Moi, Daniel Blake : Ken Loach continue à dénoncer la tragédie du chômage et nous sommes en colère avec lui !

2. Julieta : Almodovar aime les femmes et en dresse avec ce film un particulièrement beau et sensible portrait 

3. Le fils de Jean : magnifique film québécois sur la quête des origines

4. Diamant Noir : un superbe thriller sur le thème de la filiation dans le monde des diamantaires

5. Les délices de Tokyo : une vraie gourmandise à voir et revoir sans modération

6. L'effet aquatique : le très joli dernier film de Solveig Anspach

7. Au-delà des montagnes : un magnifique face à face entre la Chine d'hier et la Chine d'aujourd'hui

8. Les pépites : un formidable documentaire sur le sauvetage des enfants vivant dans la décharge à ciel ouvert de Phnom Penh

9. La saison des femmes : pour célébrer le courage des femmes indiennes

10. Les innocentes : la solidarité féminine pour résister à la barbarie

Et aussi : Sully, Le mal de pierres, Spotlight, La danseuse, Brooklyn village, Danish girl, Guibord s'en va-t-en guerre... 

 

 

Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Chili 1948...

Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie à l'inspecteur Oscar Peluchonneau (amusant Gael Garcia Bernal) le soin de procéder à l'arrestation du poète...

Neruda (excellent et truculent Luis Gnecco) et son épouse la peintre Delia del Carril (Mercedes Moran) tentent de quitter le pays...

Le réalisateur Pablo Lorrain nous conte à sa manière la traque du couple à travers le Chili et jusque dans les magnifiques paysages enneigés de la Cordillère des Andes, comme un jeu du chat et de la souris où le poète laisse volontairement des indices à son malheureux poursuivant qui arrive toujours trop tard...

Le scénario nous fait partager les incursions de Neruda dans les lieux de plaisir qu'il affectionnait mais peine à nous immerger dans le contexte de l'époque et dans l'oeuvre du poète

Un film inégal et un peu vain alors que l'on aurait aimé être entraîné dans cette page de l'histoire politique du Chili où s'annonce la figure de Pinochet...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kenneth Lonergan nous raconte l'histoire des Chandler, une famille ouvrière de la côte Est,  endeuillée par des drames successifs...

Le paysage portuaire de Manchester, personnage à part entière du film, nous attache aux souvenirs de Lee (excellent Casey Affleck dans un rôle de taiseux) qui revient dans son village natal à la mort brutale de son frère Joe (Kyle Chandler)...

Désigné tuteur de son adolescent de neveu Patrick (Lucas Hedges très convaincant) -qui ne pense qu'aux filles et au hockey, il doit affronter son passé en la personne de son ex femme (Michelle Williams à fleur de peau), qu'il a fui en s'installant à Boston...

Le scénario habilement construit autour de flash backs successifs nous invite à partager l'impossible résilience de cet homme fracassé par la culpabilité...

Un film beau mais triste, englué et lent mais surtout beaucoup trop long (2h18) !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Cristian Mungiu dont le film a été couronné à Cannes par le prix de la mise en scène, nous raconte l'histoire d'un père : Romeo (Adrian Titieni) qui se mobilise pour que sa fille Eliza (Maria Victoria Dragus) puisse partir de Roumanie pour étudier en Angleterre...

Eliza est une brillante élève mais victime d'une agression la veille de passer son baccalauréat, elle n'est pas certaine de réussir les épreuves avec un poignet dans le plâtre...

Le réalisateur nous attache aux pas de ce père, médecin de son état, qui ne pense plus qu'à une chose : trouver un moyen pour que sa fille ait plus de 18 de moyenne pour pouvoir bénéficier d'une bourse...

Quitte à renier ses idéaux, quitte à subir le mépris de sa fille qui ne lui a rien demandé et de son épouse, qu'il trompe allègrement depuis des années...

Le film est long (2h08), lent, plombé par le décor sinistre des banlieues staliniennes où l'intrigue se joue et la veulerie des personnages qui ont voulu croire à l'ouverture de la Roumanie à la démocratie occidentale mais toujours plus englués dans les combines nécessaires à leur survie...

J'aurais voulu aimer ce film mais je préfère le ton d'un Ken Loach qui, tout en dénonçant un système, sait nous attacher à ses personnages qui crèvent l'écran...

Dans "Baccalauréat", la société roumaine telle qu'elle nous est montrée, est tout simplement triste ! Comme les héros de ce drame qui ne sourient jamais et marchent tête basse vers leur destin...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hugo Gélin réalise un remake d'une comédie mexicaine en faisant appel à deux comédiens français de talent Omar Sy et Clémence Poésy et en transposant l'intrigue dans le sud de la France et à Londres...

Le scénario est mince : c'est l'histoire de Samuel, gentil organisateur d'un club de vacances et fêtard de son état qui hérite un beau matin d'une petite fille de trois mois Gloria, dont Kristin lui assure qu'il est le père !

Samuel part immédiatement à la recherche de Kristin qui travaille à Londres... mais ne la trouve pas...

Il se transforme donc pour notre plus grand plaisir en papa poule d'une adorable gamine qui le fait devenir adulte...

Quand Kristin revient dans leurs vies huit ans après pour réclamer la garde de sa fille, les vraies difficultés commencent...

La paternité, un vrai et beau sujet qui aurait mérité une intrigue plus construite et plus serrée !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A 80 ans, Ken Loach est toujours en colère et continue à dénoncer cinquante ans après son premier brûlot Cathy come home, le système socio-économique anglais hérité des années Thatcher qui oppose les "petites gens" aux méandres administratifs de la recherche d'emploi, amplifiés par la nécessaire utilisation d'internet pour toute démarche !

Merci  Monsieur Loach pour ce film manifeste en faveur des démunis, des laissés pour compte, des pauvres généreux au grand coeur, qui dans leur plus profonde misère, prennent encore le temps d'écouter l'autre et de lui servir une assiette de spaghettis, quitte à se priver soi-même de repas chaud...

Les acteurs de ce film, tous amateurs, sont criants de vérité...

Daniel Blake (sensationnel Dave Johns), menuisier de son état et 42 ans d'expérience, est en arrêt maladie suite à une crise cardiaque... Son médecin lui interdit de retravailler mais Pole Emploi a rejeté sa demande de pension d'invalidité car il ne coche pas tous les critères dans le questionnaire de 52 pages qu'il a du remplir ... Que faire ? Se positionner en demandeur d'emploi mais le parcours du combattant est semé d'embûches...

 Au cours d'une séquence ubuesque dans une antenne pour l'emploi, il vole au secours d'une jeune femme Katie (formidable Hayley Squires), qui se fait littéralement jeter dehors avec ses deux jeunes enfants car elle a eu le malheur de se tromper de bus et donc d'arriver en retard...

Ces deux-là, au delà de leur détresse et de leurs différences, vont devenir amis et s'épauler pour tenir tête aux fonctionnaires, trouver des astuces pour se nourrir, amuser et réconforter les enfants ou continuer à payer leur abonnement au réseau électrique...

Quelques scènes poignantes dont l'épisode de la banque alimentaire ou la révolte de Daniel qui, ne réussissant pas à se faire entendre, atterrit au poste de police pour avoir tagué le mur de l'antenne emploi qui, à nouveau, rejette sa demande de prise en charge...

Mais surtout une formidable leçon d'humanité que nos chers politiques et futur président feraient bien de réviser avant de lancer leurs futures réformes !!!

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