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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 "La danseuse" : un choc esthétique !

Inspirée d'une histoire vraie, Stéphanie Di Giusto nous raconte la vie de Loïe Fuller, une fille des plaines de l'ouest américain exilée dans le Paris de la Belle époque où elle connut un succès fulgurant avant d'être éclipsée par Isadora Duncan...

La danseuse interprétée par Soko invente une chorégraphie athlétique et farouche où la lumière s'invite dans les voiles des métrages de sa robe blanche dont les manches sont prolongées comme à l'infini par des tiges de bambou..

Mais la danseuse souffre sous le poids de sa robe et se brûle les yeux à la lumière des projecteurs... et ses compagnons de route souffrent avec elle : son protecteur, un dandy éclairé et mélancolique interprété avec talent par Gaspard Ulliel et son mentor, une fumeuse de cigarillos qui lui ouvre les portes des Folies Bergère (excellente Mélanie Thierry)...

Loïe / Soko nous émeut et nous ravit : que de courage et d'abnégation pour nous offrir la magie de ce spectacle inouï !

Nous souffrons avec elle et nous lui en voulons presque de sa naïveté face à l'angélisme pervers de cette fausse ingénue qu'est Isadora Duncan, magnifiquement incarnée par une incandescente et diaphane Lily Rose Depp !

Un film fort et original littéralement habité par ses interprètes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Juste la fin du monde" : juste un film pour rien ?

Les critiques sont partagées entre crier au génie ou dénoncer un réalisateur mégalo...

Xavier Dolan change de registre...

Après le Québec et ses personnages déglingués, il adapte une pièce de Jean Luc Lagarce, écrite en réaction au tabou que représentait le sida dans les années 80... et fait jouer un quatuor de vedettes françaises : Gaspard Ulliel interprète Louis, le héros artiste intello qui rentre chez lui pour annoncer à sa famille qu'il a quittée depuis 12 ans qu'il va mourir, Vincent Cassel est Antoine, le frère qui ne sait parler qu'en éructant, Nathalie Baye est la mère fardée jusqu'au bout des ongles, Léa Seydoux est la soeur paumée et camée et Marion Cotillard est la belle sœur au grand cœur qui bafouille chaque fois qu'elle ouvre la bouche...

Le réalisateur multiplie les têtes à têtes en gros plans prolongés d'arrêts sur image au cas où le spectateur ne comprendrait pas le message...

Le film parait long parce qu'il ne se passe rien d'intéressant, parce que les personnages enfermés dans leurs névroses tournent en rond, parce que Louis ne quitte pas son regard triste ni son sourire en coin...

Est-ce que Xavier Dolan ne se reconnaîtrait pas en un Louis, souffrant et supérieur aux autres, qu'il renvoie dans leur médiocrité par sa seule présence ?

J'ai été très déçue par ce film mais allez le voir pour vous faire votre propre opinion !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un petit boulot" : un film mineur

Pascal Chaumeil adapte et Michel Blanc scénarise le roman de Ian Levison Un petit boulot...

Dans une ville ravagée par le chômage, Romain Duris, barbu ahuri en fin de droits, accepte de tuer l'épouse de Michel Blanc, bookmaker de seconde zone... puis de fil gaguesque en aiguille cousue de fil blanc devient tueur à gages...

Sous couvert d'une critique du capitalisme sauvage, le propos est mince et ne mérite pas que l'on s'y attarde ...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le fils de Jean" : un beau film identitaire :)

Décidément les québécois ont du génie !

Philippe Lioret adapte le roman : Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean Paul Dubois et nous emmène dans les forêts canadiennes, dans un chalet isolé au bord d'un lac où Mathieu "Le fils de Jean" (formidable Pierre Deladonchamps) "encadré" par Pierre, l'ami de Jean (tout aussi formidable Gabriel Arcand) fait la connaissance de ses deux "demi-frères"...

Le scénario parait simple : Jean meurt, Pierre prévient Mathieu de la mort de ce "père" dont il découvre l'identité, Mathieu décide de quitter la France pour Montréal où Pierre ne l'attendait pas... mais en fait le réalisateur tisse son histoire autour de ses deux héros qui va les opposer puis les rapprocher, dans un mouvement fluide et subtil qui englobe la femme de Pierre, Angie (merveilleuse Marie Thérèse Fortin) et sa fille Bettina (délicieuse Catherine de Léan)...

Les acteurs, accompagnés avec tendresse par le réalisateur, sont tous remarquables de justesse dans l'expression pudique de leurs sentiments...

La fin, que je ne vous raconterai pas, ouvre sur la possibilité d'un changement majeur chez ces personnages ordinaires qui baissent leurs barrières mentales pour mieux accueillir l'autre...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Victoria" : de bons acteurs, un bon sujet et une comédie ratée ! !

La presse est unanime et même Télérama est d'accord pour célébrer le talent de Virginie Efira dans le rôle titre de Victoria et de Vincent Lacoste, Sam, son babysitter, ange gardien et amoureux transi....

Justine Triet signe une comédie dans laquelle son héroïne, une avocate quadragénaire, frise la crise de nerfs permanente, jonglant entre son ex David (Laurent Poitrenaux), ses deux filles, son ami Vincent (Melvil Poupaud) qui est accusé du meurtre de sa femme, des témoins pour le moins contestables (un dalmatien et un singe ???), des amants d'un soir, son psy et sa voyante...

Le film est loufoque, bavard, long et Virginie Efira pourtant très à l'aise dans toutes les situations que lui fait traverser la réalisatrice, nous épuise !

Une parodie de comédie ou une comédie parodique, à vous de choisir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Frantz" : j'aurais voulu aimer ce film...

François Ozon transpose son univers dans l'immédiat après guerre en 1919 où la France et l'Allemagne tentent de se remettre des massacres qui ont décimé leurs jeunesses respectives...

Le réalisateur a confié à Pierre Niney le rôle d'un soldat français Adrien, qui vient se recueillir sur la tombe de Frantz, son ami allemand au grand étonnement de sa fiancée Anna (fascinante Paula Beer) qui n'a jamais entendu parler de lui...

Le film très librement inspiré d'un drame peu connu d'Ernst Lubitsch Broken Lullaby, séduit par son esthétisme mais étonne par son étrange construction en deux parties, deux pays, l'opposition entre la campagne et la ville et surtout deux mensonges...

Curieusement, malgré le sujet et malgré le jeu excellent des acteurs principaux et secondaires (les deux parents de Frantz interprétés par Ernst Stötzner et Marie Gruber sont formidables), l'émotion ne passe pas...

Sans parler de la fin en forme de pirouette qui m'a laissée sans voix...
Dommage, dommage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'économie du couple" : hélas :((((

Joachim Lafosse déplace l'habituel conflit du divorce sur la maison...

Très jolie maison dans laquelle le couple a vécu ses plus belles années...

Elle c'est Marie (Bérénice Béjo au bord de la crise de nerfs permanente), fille de bourgeois et professeur...

Lui c'est Boris (Cédric Kahn, agaçant et immature), fils de "prolos" et architecte talentueux mais joueur irresponsable...

La maison a été achetée grâce à l'argent dont Marie a hérité mais a été entièrement rénovée par Boris...

Marie propose un tiers de la valeur de la maison à Boris pour qu'il puisse s'installer ailleurs... Boris veut la moitié..

Le couple se retrouve donc contraint de cohabiter en se partageant les jours pour les enfants...

Sur cette idée de départ assez faible, le réalisateur brode à l'infini, nous présentant tour à tour toutes les situations : les jours de Marie, les jours de Boris, les jours où l'organisation déraille, les moments où la mère de Marie prend le relais (excellente Marthe Keller), les jours où le couple s'engueule devant les enfants, devant les amis de Marie, le jour où les quatre se retrouvent comme avant, le temps d'une parenthèse, le jour où la petite fille gardée par son papa atterrit aux urgences...

Bref le film qui dure 1h40 tourne en rond... jusqu'à son issue... prévisible...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Guibord s'en va-t-en guerre" : gentiment loufoque mais étonnament juste

Le réalisateur québécois Philippe Falardeau trousse une fable politique dans laquelle le héros Guibord (excellent Patrick Huard), obscur élu indépendant d'un comté menacé de révolte amérindienne, se retrouve par le jeu démocratique, détenteur de la voix décisive qui va départager pacifistes et bellicistes...

En cas de vote "pour la guerre au Moyen Orient", l'exécutif lui permet un poste de ministre, ce qui lui permettrait de régler ses problèmes locaux.... mais s'il "obéit", sa fille le menace de quitter le pays...

Face à ce dilemme, l'ex champion de hockey qui a raté sa carrière par peur panique de l'avion, navigue entre le pouvoir et le terrain, grandement aidé par le bon sens de son épouse (géniale Suzanne Clément) et l'inventivité de son improbable stagiaire Souverain (irrésistible Irdens Exantus), brillant étudiant haïtien en sciences politiques, féru de Jean Jacques Rousseau...

Le scénario satirique à souhait est un excellent révélateur des mœurs politiques de ceux qui nous gouvernent et de l'absurdité du système...

A voir absolument pour regarder différemment les querelles picrocholines des présidentielles françaises à venir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Genius" : un biopic de plus :(

Michael Grandage nous raconte la vie d'un romancier américain Thomas Wolf, mort à 37 ans après avoir écrit deux romans fleuves...

Génie méconnu, il séduit Maxwell Perkins, l'éditeur qui a également découvert Hemingway et Fitzgerald...

Le génie c'est Jude Law ? qui se veut bohème et qui n'est qu'agaçant...

L'éditeur est interprété par l'excellent Colin Firth qui sauve le film...

Car l'histoire est convenue : tel Brutus, le génie finira par trahir celui grâce auquel il a enfin connu la consécration...

Enfin Nicole Kidman qui incarne la maîtresse couguar de l'écrivain n'est absolument pas crédible dans le rôle puisqu'elle a le même âge que Jude Law...

Les années 30 sont savamment reconstituées comme Hollywood sait le faire mais que le scénario est faible...et le film long... !!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Juillet Août" : une bluette sans grand intérêt :(

Le réalisateur Diastème brode sur l'air du temps pour nous raconter l'été en garde partagée de deux adolescentes de 14 (une vraie peste !) et 18 ans...

Un mois sur la Côte d'Azur chez maman (Pascale Arbillot) et son nouveau Jules (Patrick Chesnais toujours aussi lunaire), où la chaleur est propice à tous les débordements...

Un mois sur les côtes bretonnes chez papa (Thierry Godard plutôt bon), où le froid et le crachin véhiculent les vraies valeurs ???

Tout ce petit monde a des joies et des peines de cœur...

Et bien évidemment tout finit bien...

Uniquement si vous n'avez rien d'autre au programme estival de votre cinéma...

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