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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le scénario du dernier film d'Arnaud Desplechin est séduisant, le casting est impressionnant (le film réunit pour la première fois Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg), Mathieu Amalric est fidèle à son réalisateur fétiche et pourtant la magie n'opére pas...

Le spectateur aimerait être emporté par l'histoire de Carlotta (Marion), cette femme disparue depuis 20 ans qui revient hanter Ismaël et sa nouvelle compagne Sylvia (Charlotte)...

Tout se mêle dans ce film ; la relation naissante entre les deux femmes qui deviennent presque complices?, les dialogues entre Ismaël et Sylvia qui est tentée de s'effacer, la "folie" créatrice d'Ismaël qui peine à finir le film qu'il réalise, la fausse? naïveté de Carlotta qui "veut reprendre son mari"...

Un drôle de film shooté aux psychotropes qui révèle les fêlures des êtres mais ne les rend pas attachants ! Trop paumés pour nous ressembler ? Pas assez elliptiques pour nous séduire ? A vous de juger !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A l'occasion du centième anniversaire de sa mort, une exposition au Grand Palais et le film de Jacques Doillon rendent hommage à Rodin !

Si Gérard Depardieu campait cet immense sculpteur avec son talent habituel dans Camille Claudel, Vincent Lindon n'arrive pas à pleinement convaincre dans ce film un peu trop sage...

Et que dire d'Izia Higelin comparée à Isabelle Adjani ?

Les deux acteurs "font le job" mais l'émotion ne passe pas...

Malgré le décor (le film a été tourné dans la maison de Rodin à Meudon), malgré l'implication de Vincent Lindon qui a appris à pétrir la terre, malgré quelques jolies scènes comme celle où Rodin tente de saisir le génie de Balzac...

Dommage que le film soit long (près de 2 heures), il aurait sans doute gagné à être moins démonstratif , moins construit, moins anecdotique...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Alberto Rodriguez change de registre et nous raconte l'histoire vraie de la cavale de Luis Roldan (excellent Jose Coronado), tout puissant chef de la Garde civile soupçonné en 1993 d'avoir détourné d'importants fonds d'argent public...

L'homme aux mille visages, c'est Francisco Paesa dit Paco (interprété par un formidable Eduard Fernandez), ancien agent secret et escroc de génie qui utilise Roldan pour se venger du gouvernement espagnol en organisant sa fuite puis sa reddition moyennant quelques milliards de pesetas !

Résultat de l'arnaque : la démission forcée de deux ministres de l'intérieur et la défaite électorale du gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez...

Alberto Rodriguez filme les épisodes de ce scandale d'Etat comme un thriller aux multiples chapitres dans lesquels Paco et ses complices tissent la toile d'araignée dans laquelle vont tomber Roldan et le gouvernement espagnol !

Le film est tout à la fois brillant et complexe, sec et séduisant, en un mot insaisissable comme le personnage de Paco qui ne recule devant rien pour le dieu Argent !

Malheureusement le film n'est distribué que dans cinq salles à Paris...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche est belle et réunit Romain Duris (Georges), Céline Sallette (Hélène) et Grégory Gadebois (Marcel) !

Emmanuel Courcol a voulu avec ce film rendre hommage à un de ses grands pères et plus encore à tous les poilus qui sont rentrés cassés de la grande guerre...

On a beaucoup parlé des gueules cassées, on ne fait que commencer à évoquer le stress post traumatique des survivants des tranchées !

"Cessez le feu" nous plonge dans le quotidien d'une mère dont les 3 fils ont fait la guerre : l'un héros de guerre (Georges) a fui la France pour la Haute Volta où il vit de petits trafics... Le second Marcel est rentré mutique. Quant au cadet, il est porté disparu !

Après deux interminables tunnels : le premier dans les tranchées puis le second en Afrique, le film démarre enfin lorsque Georges décide de rentrer en France et découvre l'état de Marcel !

Tout d'abord dans le déni : Marcel va reparler, Georges va réussir à s'extraire de son histoire personnelle pour se rapprocher de son frère et surtout d'Hélène, professeur en langage des signes de Marcel...

Les trois personnages vont révéler peu à peu leurs fêlures et deux seront sauvés !

Un bon sujet mais un film un peu trop démonstratif pour réellement susciter de l'émotion et nous intéresser au sort des protagonistes !   

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Layla, Salma et Nour partagent un appartement dans Tel Aviv...

La réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud réussit le portrait talentueux de ces trois jeunes israéliennes qui, malgré leurs différences, vont savoir trouver le chemin de la solidarité féminine pour s'affirmer face aux hommes qui veulent les contraindre à rentrer dans leur rôle ancestral de femmes au foyer !

Layla (extraordinaire Mouna Hawa) est une jeune et ravissante juriste qui brûle sa jeunesse dans l'ivresse des nuits de la ville ! Les hommes, comme des papillons de nuit viennent se brûler à son contact mais très vite lui reprochent sa façon de vivre... 

Salma (ardente Sannah Jammalieh), DJ qui vit de petits boulots, tente d'exister dans sa différence : elle n'aime que les femmes !

Quant à Nour (douce Shaden Kanbourra), la plus traditionnelle des trois puisqu'elle porte le voile, elle va réussir à se révolter contre son fiancé dont l'hypocrisie sexuelle est subtilement décrite...

De ce film qui tente d'illustrer le désenchantement des femmes après le printemps arabe, je retiendrai deux scènes splendides : la réunion des trois femmes dans la salle de bains de leur appartement où rien n'est dit mais où chacune comprend l'autre et la dernière scène que je ne vous raconterai pas !

Un des rares bons films de la cuvée médiocre des semaines qui précèdent Cannes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane Robelin signe un film mineur mais sympathique !

"Un profil pour deux", c'est l'histoire de Pierre, un octogénaire veuf qui retrouve le goût à la vie en s'initiant à internet et en surfant sur les sites de rencontre ...

Le malicieux Pierre Richard incarne le rôle avec visiblement beaucoup de plaisir aux côtés de deux jeunes comédiens Yaniss Lespert, héros de la série Fais pas ci, fais pas ça (pataud et touchant) et de Fanny Valette (délicieuse) !

Comme dit si bien Adeline, pour les jours pluvieux ou devant la TV !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis a posé sa caméra à Kinshasa, capitale aux 12 millions d'habitants de la République démocratique du Congo pour nous conter l'histoire de Félicité et de son fils de 14 ans victime d'un accident de moto...

Félicité est chanteuse dans un bar où elle enflamme les coeurs et les corps de son phrasé incantatoire...

Quand elle apprend que son fils risque de perdre sa jambe s'il n'est pas opéré, Félicité chante pour oublier sa douleur, Félicité parcourt la ville poussiéreuse et fiévreuse en tous sens pour trouver, emprunter, réclamer l'argent de l'opération qui empêchera la mutilation...

La ville grouille de monde, les maisons en parpaing ressemblent à des tentes dans lesquelles les quelques éléments de confort tel le frigo de Félicité sont continuellement en panne...

Le film s'attache aux pas de Félicité, formidable Véro Tshanda Beya, qui poursuit obstinément son but sans percevoir l'amour de Tabu, sans savoir comment réconforter son fils...

La musique et le rêve irriguent le scénario jusqu'à le désarticuler, tous les ingrédients sont là pour nous faire entrer dans la magie chorale de l'Afrique et pourtant je ne suis pas rentrée dans le film !

Je le regrette et je ne sais pas l'analyser !  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Merci beaucoup Régis de m'avoir recommandé ce très beau film sorti sur les écrans fin février !

Garth Davis nous raconte l'histoire d'une petit indien adopté par un couple d'Australiens qui se lance dans la quête de sa famille d'origine...

La première partie du film qui nous plonge dans l'enfer de Calcutta à la hauteur d'un enfant de 5 ans est bouleversante...

Le petit Saroo a voulu suivre son frère aîné Guddu qui vit de rapines... Il monte dans un train sans passagers qui va le conduire après un voyage éprouvant à 1 500 kms de chez lui !  Affolé le petit garçon se retrouve dans l'enfer de la gare de Calcutta où il survit comme des dizaines d'enfants durant quelques mois... Recueilli par un orphelinat, il est ensuite adopté par un couple d'Australiens aisés...

Les acteurs sont tous excellents et plus particulièrement les deux qui incarnent Saroo enfant (Sunny Pawar craquant) et  Saroo jeune adulte (Dev Patel inspiré) - Nicole Kidman malgré une étonnante perruque rousse frisée incarne avec beaucoup de sensibilité  la mère adoptive - quant à Rooney Mara, elle est délicieuse dans le rôle de la petite amie de Saroo....

La seconde partie du film est un peu longue (et notamment toutes les recherches de Saroo sur Google Earth) mais le film illustre avec talent cette réalité effrayante que représente  la disparition en Inde de 80 000 enfants  par an !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emmanuelle Cuau nous plonge dans l'histoire d'une jeune veuve Nathalie, qui décide de quitter le Canada pour venir exercer son métier de joaillère à Paris avec ses deux fils !

Nathalie, Interprétée par une Virginie Efira nettement mieux employée dans ce rôle que dans celui de Victoria, est confrontée dès le jour de sa prise de fonction à un revirement de son employeur qui la place dans une situation quasiment désespérée où elle décide de cacher ce qui lui arrive à ses enfants...

De mensonge en mensonge, la petite famille va se retrouver broyée dans un engrenage dont la conclusion totalement immorale m'a laissée perplexe !

Si ce film était une fable de La Fontaine, je n'en comprendrais pas la chute...

Qu'a donc voulu nous dire la réalisatrice dans ce film ? Qu'une mère est prête à tout pour sauver ses enfants ? Jusqu'à la malhonnêteté ? Jusqu'à l'ingratitude ?

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nicolas Silhol réalise avec "Corporate" son 1er long métrage...

Fils d'un consultant en Ressources Humaines, il s'est "intéressé" au "management par la terreur" et a été très choqué par les réactions du patron d'Orange face à la vague de suicides qui a endeuillé cette grande entreprise...

Céline Salette interprète avec brio Emilie Tesson Hansen, une jeune et brillante responsable Ressources Humaines, qui confrontée à un suicide dans son service, se voit peu à peu lâchée par ses collègues et surtout par sa hiérarchie (Lambert Wilson est excellent en DRH hautain !)

Emilie, "corporate" jusqu'au bout des ongles, tient tête à Marie, l'inspectrice du travail (formidable Violaine Fumeau) qui se voit confier le dossier...

Très contrôlée, Emilie va au contact de Marie peu à peu s'ouvrir aux autres, à la détresse des autres qu'elle est chargée de harceler pour les faire démissionner...

C'est ce face à face entre les deux femmes qui donne au film une pâte humaine qui fait cruellement défaut dans ces grands groupes où la rentabilité constitue la seule finalité de l'entreprise !

Deux personnages : Vincent, un collègue interprété par Stéphane de Groodt et Sophie l'assistante d'Emilie incarnée par Alice de Lencquesaing - dont les rôles sont très finement ciselés, interviennent en contrepoint de la froide logique financière des instances dirigeantes !

Un film à recommander à tous ceux qui parlent de l'Entreprise sans la connaître ! Pour mieux comprendre les mécanismes qui poussent au burn out, voire au suicide ! 

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