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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Des jeunes d'aujourd'hui attendent derrière la lourde grille du 6 de la rue Francoeur dans le 18e arrondissement...

  • C'est le grand jour pour ces deux cent cinquante candidats qui se présentent au concours de la prestigieuse école parisienne de cinéma...

Claire Simon filme de manière très vivante et très sensible cette journée qui va décider du sort des soixante élus qui seront sélectionnés à l'issue des épreuves écrites et orales...

La caméra de la réalisatrice s'installe dans les salles d'examen où l'on suit les épreuves orales des différentes filières (scénario, réalisation, distribution...)

Nous sourions ou nous sommes dubitatifs avec les jurés qui interrogent ces jeunes originaires de toutes les régions de France et du monde entier en tentant d'être les plus impartiaux possibles, en essayant de tenir compte du facteur trac, en s'efforçant de garder l'esprit ouvert pour ne pas passer à côté d'un futur génie qu'ils ne trouveraient pas sympathique...

Les jeunes : filles et garçons sont formidables de naturel, d'enthousiasme, de drôlerie, de créativité ou étonnants de naïveté ou de conformisme ...

Sur quels critères se baser, se décider ? Comment arbitrer pour ne pas laisser de côté ceux qui sont moins à l'aise à l'oral, ceux qui ne sortent pas d'un milieu privilégié qui les a depuis l'enfance éduqués au beau...

Le documentaire devient passionnant quand nous assistons aux débats des jurés qui doivent sélectionner leurs candidats qui attendent derrière les portes fermées que l'assistante affiche les résultats..

Ceux qui ne sont pas reçus jurent qu'ils représenteront le concours l'année suivante et on a envie de leur souhaiter bonne chance à tous...

Comme dit Télérama, un vrai film citoyen qui nous révèle les dessous du fonctionnement de cette école à nulle autre pareille, dont les jurés sont des gens du métier et où il n'y a pas de cours ni de professeurs...

Quels talents !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Décidément je n'apprécie pas du tout le réalisateur Pablo Larrain qui après avoir caricaturé Neruda s'attaque au mythe Jackie Kennedy en la réduisant à une couverture de magazine people...

Le cinéaste choisit de nous montrer la brève période charnière que Jackie a connu entre l'assassinat de son mari et son départ de la Maison Blanche avec des flash backs ridicules sur les années "heureuses" où la first Lady portait les tailleurs Chanel comme une parfaite poupée Barbie et redécorait la Maison Blanche pour éblouir son mari...

Nathalie Portman qui incarne Jackie ne nous fait grâce d'aucune mimique : tristesse, pleurs, questionnement personnel et prises de position à la limite du caprice... tout nous est montré en gros plans !

Le parti pris par Larrain est d'une misogynie à la fois ordinaire et datée : Jackie est toujours accompagnée d'un homme dans ses déambulations : un Bobby à la fois amical et protecteur, un prêtre confident et donneur de leçons qui ose lui dire : On se couche désespéré, on reprend courage le matin après un bon café ???, un journaliste goguenard au début qui se laisse envoûter jusqu'à devenir idolâtre...

Les acteurs qui interprètent John, Bobby, Johnson sont de vraies caricatures et les images sont du niveau de Paris Match !

A fuir ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

la réalisatrice Elite Zexer a eu l'idée de réaliser ce film après avoir accompagné sa mère qui a photographié des femmes bédouines dans le désert israélien de Néguev aux confins de la Jordanie

Le scénario passionnant a su saisir chacun des 3 personnages de l'histoire dans ses contradictions...

Le père Suliman (Hitham Oman formidable de justesse) est si fier de sa fille aînée qu'il l'autorise à faire des études et lui apprend à conduire... mais pour satisfaire à la tradition il se remarie, interdit à sa fille d'épouser le jeune homme qu'elle aime et répudie sa femme quand elle lui tient tête et soutient leur fille...

La mère Jalila (Ruba Blal à la fois résignée et en colère) fait tout pour garder son rang malgré le remariage de son mari et n'en finit plus de se chercher dans son rôle de mère de 4 filles...

La fille Layla (Lamis Ammar à fleur de peau) veut s'émanciper mais est freinée dans sa quête de liberté par le poids des traditions et la nécessaire solidarité féminine...

Il nous reste à espérer à la fin du film que la petite soeur Tasnim, qui ne quitte pas son jean et refuse de se voiler, saura s'imposer dans une société patriarcale et immuable où les filles doivent épouser l'homme choisi par leurs pères !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dominique Cabrera adapte le roman de Maylis de Kérangal avec une vraie sensibilité de méditerranéenne !

Ils sont formidables ces jeunes issus de la diversité qui risquent leur vie à chaque plongeon dans la mer depuis la corniche Kennedy...

Marco (épatant Kamel Kadri),, Mehdi (irrésistible Alain Demaria), Melissa, Franck, Hamza, Mamaa et Julie ont pris possession de ce bout de territoire entre la ville, la muraille de rochers et l'eau miroitante qui les appelle irrésistiblement...

Ils s'y retrouvent tous les jours pour oublier la vie dans les cités et apprivoiser leur peur en sautant dans le vide...

Suzanne (étonnante Lola Créton), lycéenne aisée, les observe fascinée et décide de les approcher pour se faire accepter...

Le scénario très habile nous invite au coeur de cette bande de jeunes qui tentent de s'inventer un avenir qui n'est pas celui de leurs parents !

A voir pour les excellents acteurs non professionnels et les splendides photos qui donnent le frisson !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Tomboy qui racontait l'histoire d'une fillette qui cherchait sa place dans le monde, la réalisatrice Céline Sciamma a adapté le livre de Gilles Paris pour nous plonger à la hauteur de gosses de 10 ans cabossés par la vie...

Courgette surnommé ainsi par sa maman qui est victime d'un accident domestique mortel, atterrit dans un foyer pour enfants où il fait la connaissance de Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice...

Dans un décor très réaliste, les marionnettes aux yeux rigolos et si expressifs tentent de se reconstruire, aidés en cela par des adultes bienveillants...

Quand la jolie Camille arrive au foyer, Courgette en tombe amoureux  et les rôles sont joliment redistribués dans la petite bande quand le petit dur devient tendre et que la blondinette traumatisée ose enfin écarter la mèche qui lui cache la moitié du visage...

De très délicieuses séquences où les objets tels un cerf volant ou une assiette de frites illustrent très habilement l'imagination des enfants, leur état d'esprit au quotidien  ou leurs rapports de force...

Un film pour les adultes et pour les enfants à partir de 6 voire 8 ans pour certaines séquences au questionnement préadolescent !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fanny Ardant, actrice que j'adore, s'est complètement fourvoyée avec cette page d'histoire de Staline...

Fascinée par la culture russe, elle a voulu adapter le roman éponyme de Jean Daniel Baltassat en confiant le rôle titre à un acteur "hénaurme" : Gérard Depardieu ?

Mais tout sonne faux dans ce film, le décor en carton pâte, les couleurs maronnasses, la psychanalyse sauvage de ses rêves qu'un Staline vieillissant aurait demandé à sa maîtresse Lidia, interprétée par une Emmanuelle Seignier momifiée en poupée au visage de cire ???

Je ne pourrai pas vous raconter la fin car je suis partie au bout d'une demi heure, exaspérée par le gâchis des talents réunis et la caricature de scénario !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficle de faire une critique de ce film réalisé et interprété par Edouard Baer !

Télérama adore et j'avoue m'être laissée porter par la petite musique du film et ses interprètes :

- Edouard Baer dans le rôle d'un directeur de théâtre qui a une nuit avant la première pour boucler le financement de sa pièce... et trouver un singe pour plaire à l'irascible metteur en scène japonais ???

- Audrey Toutou très convaincante dans son rôle de mère poule / assistante à tout faire / vaguement amoureuse de son feu follet de patron...

- Sabrina Ouazani, stagiaire de Sciences Po, employée en fait comme barmaid, qu'Edouard emmène dans sa folle traversée de Paris et qu'il réussit à "humaniser" en la confrontant à la faune qu'ils rencontrent dans les bars et les troquets ouverts la nuit...

Chaque scène prise isolément est effectivement complètement gratuite voire foutraque mais l'ensemble constitue un moment léger de cinéma comme on n'en rencontre plus guère !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Lisa Azuelos dit s'être emparée de la vie de Dalida pour mieux expliquer la raison de son suicide...

Dalida, toujours selon la réalisatrice, est une femme moderne qui vivait dans un monde encore vieux où les femmes se devaient d'être fidèles et étaient punies de stérilité lorsqu'elles avortaient... 

Sveva Alviti qui incarne le rôle, réussit à nous émouvoir au fil des images et nous suivons la vie de la célèbre chanteuse avec l'envie de la consoler dès qu'elle quitte les feux de la rampe... 

La consoler d'être toujours la petite fille que son papa a doublement abandonnée et qui tombe amoureuse au premier regard des hommes toujours plus jeunes qui lui font la cour 

Entourée d'interprètes français tels Patrick Timsit, excellent dans le rôle de Bruno Coquatrix ou Jean Paul Rouve, sobre dans celui de Lucien Morisse son premier mari, l'actrice nous replonge avec talent dans le répertoire exceptionnel de cette chanteuse populaire qui sut prendre avec brio le tournant du disco...avec quelques interprétations émouvantes comme Je suis malade...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le titre n'est pas bon, le sujet est casse gueule : les modes d'éducation alternatifs mais Matt Ross a fait de son film une ode rafraîchissante à la liberté de penser !

C'est l'histoire d'une famille de 6 enfants vivant en autarcie complète dans les forêts reculées de l'Ouest des Etats-Unis...

Le film démarre sur l'initiation haute en couleurs de Bo l'aîné et nous plonge dans l'univers à la fois physique et savant dans lequel cette famille pas comme les autres a décidé de se construire !

A la mort de la mère, quand ils décident de se rendre à son enterrement, la vie de Ben (extraordinaire Viggo Mortensen) et de ses enfants bascule... 

Confrontés à la "vraie" vie des américains d'aujourd'hui, les enfants déroutent leur entourage familial et sont placés devant un choix radical : rentrer dans le rang pour quitter leur statut de "monstres" ou rester fidèle à leur père qui se retrouve exclu pour ses choix de vie !

Le réalisateur confie s'être inspiré de son éducation personnelle, certes moins extrême, mais qui l'a confronté à l'adolescence à la difficulté d'être différent !

Le film date d'octobre mais sera certainement repris dans les festivals à venir : merci Adeline pour le conseil !

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Publié le par Hélèneles pépites
Publié dans : #cinéma

Il m'a été difficile de choisir 10 films parmi la saison 2016 qui a été très riche...

Je me hasarde donc avec un palmarès dont les scénarii font la part belle aux femmes et aux laissé(e)s pour compte ou réussissent à nous immerger dans une histoire qui nous interroge dans nos certitudes !

A l'instar de Télérama, j'inscris Moi, Daniel Blake tout en haut de la liste (je n'ai pas vu Elle de Paul Verhoeven, à qui Télérama donne la 1ère place) !

1. Moi, Daniel Blake : Ken Loach continue à dénoncer la tragédie du chômage et nous sommes en colère avec lui !

2. Julieta : Almodovar aime les femmes et en dresse avec ce film un particulièrement beau et sensible portrait 

3. Le fils de Jean : magnifique film québécois sur la quête des origines

4. Diamant Noir : un superbe thriller sur le thème de la filiation dans le monde des diamantaires

5. Les délices de Tokyo : une vraie gourmandise à voir et revoir sans modération

6. L'effet aquatique : le très joli dernier film de Solveig Anspach

7. Au-delà des montagnes : un magnifique face à face entre la Chine d'hier et la Chine d'aujourd'hui

8. Les pépites : un formidable documentaire sur le sauvetage des enfants vivant dans la décharge à ciel ouvert de Phnom Penh

9. La saison des femmes : pour célébrer le courage des femmes indiennes

10. Les innocentes : la solidarité féminine pour résister à la barbarie

Et aussi : Sully, Le mal de pierres, Spotlight, La danseuse, Brooklyn village, Danish girl, Guibord s'en va-t-en guerre... 

 

 

Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
Cinéma : classement 2016
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