Ida Panahandeh dénonce dans son film la condition féminine en Iran qui veut qu'une femme divorcée doit choisir entre demander la garde de son enfant (habituellement confié au père) ou renoncer à sa vie de femme !
Nahid (ravissante et déterminée Sareh Bayat) a promis à son bon à rien d'ex mari, chômeur et héroïnomane, de ne pas se remarier !
Elle se bat au quotidien pour gagner de l'argent afin de pouvoir payer un collège privé à sa mauvaise graine de fils de 10 ans, qui s'empresse de faire l'école buissonnière !
Elle est aimée de Massoud (excellent Pejman Bazeghi), homme moderne, propriétaire d'un hôtel au bord de la mer Caspienne, qui la presse de devenir sa femme !
Pour mieux appuyer sa démonstration, la réalisatrice nous fait vivre le quotidien de cette femme soumise à la loi des hommes : maris, fils, frères, propriétaires...
Pour s'en sortir, Nahid a recours à la ruse et au mensonge puisqu'elle n'a jamais pu établir un vrai dialogue dans son couple et/ou dans sa famille et belle famille !
Le spectateur ressort du film glacé par les paysages désolés et assommé par la pesanteur patriarcale qui pèse sur les destinées victimaires de ces femmes et de ces hommes !