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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est le premier véritable long-métrage en France qui soit consacré à la comédienne !

Guillaume Nicloux a choisi de ne pas faire un biopic mais de retracer des moments charnières de sa carrière, sur 30 ans : la journée de son jubilée (9 décembre 1896) et l’amputation de sa jambe !

Je n'avais pas été très convaincue par l’exposition consacrée à l'actrice au Petit Palais où ressortait le côté un peu trop extravagant mais surtout "daté" de la Divine...

Le réalisateur a su faire ressortir le tempérament moderne et progressiste de Sarah Bernhardt grâce au talent de Sandrine Kiberlain qui est tout à la fois inouïe, spectaculaire, orgueilleuse, excentrique, parfois odieuse mais aussi profondément humaine,  touchante, engagée, courageuse, amoureuse... en un mot contemporaine !

Certains critiques reprochent au film le défilé des "people" de l'époque : Guitry père et fils, Zola, Rostand... mais ils constituaient son cercle intime !

Les dialogues et les scènes d'amour entre Sarah Bernhardt et Lucien Guitry (interprété par un Laurent Lafitte plutôt crédible), l'amour de sa vie, non  seulement constituent le fil rouge du film mais en font tout le charme jusqu'aux dernières images...

Les personnages secondaires sont tout aussi bien campés et plus particulièrement Louise Abema, la fidèle amante et portraitiste de la comédienne, interprétée par Amira Casar, formidable dans le rôle...

Un scénario habilement construit, des décors spectaculaires, des costumes époustouflants pour les femmes, élégants et sobres pour les hommes...

En quelques mots, du vrai cinéma et tant pis pour les grincheux qui regrettent qu'il n'y ait pas de scène où elle joue sur les planches ! Sa vie est une pièce de théâtre à part entière !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film des frères Ludovic et Zoran Boukherma est adapté du roman du même nom à succès écrit par Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018.

Les réalisateurs nous parlent du passage à l'âge adulte d'une bande d'ados en 4 saisons : 4 étés compris entre 1992 et 1998... dans une vallée perdue de l’Est de la France où les hauts fourneaux sont à l'arrêt et les parents en échec comme ceux d'Anthony (incarné par Paul Kircher, la nouvelle coqueluche des media)...

Un après-midi de canicule au bord du lac, Anthony quatorze ans, s’ennuie ferme et rêve d'un ailleurs impossible, pour tenter de fuir le déterminisme social qui l'attend...

Sa rencontre avec Stéphanie (Angelina Woreth), une jeune bourgeoise un peu plus âgée, va changer le cours de sa vie...

Une histoire un peu décousue, trop longue, des personnages peu attachants à part Gilles Lellouche qui interprète le père d'Anthony, un alcoolique malheureux qui ne connait que la violence comme forme d'expression...

En un mot, vous n'êtes pas obligés d'aller voir ce film d'autant plus que le personnage de la mère, Ludivine Sagnier, est particulièrement peu gâté par le scénario !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur allemand Edward Berger a adapté pour son dernier opus le thriller éponyme de Robert Harris (2016) et en a confié l'adaptation et le scénario à  Peter Straughan, connu pour son travail sur le film "La Taupe" adapté de John Le Carré.

Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence (extraordinaire Ralph Fiennes) qui occupe la fonction de doyen, se retrouve chargé, bien malgré lui, d’organiser l'élection de son successeur...

Le film nous fait partager la vie des cardinaux qui se retrouvent enfermés dans un espace clos : la salle du conclave où les votes se succèdent au rythme des tractations, des secrets, des trahisons et des surprises...

Logés dans de magnifiques appartements, ils sont nourris par des sœurs qui veillent à leur confort mais les observent avec intelligence et circonspection...

Les bruits de la ville et du monde se répercutent dans les lieux saints, venant confronter la réalité des problématiques contemporaines à la complexité d'une élection qui présente toutes les caractéristiques et les travers du monde de la politique politicienne...

Les acteurs "papabile" sont tous excellents : Stanley Tucci (cardinal Bellini) et John Lithgow (cardinal Tremblay), Sergio Castellito (cardinal Tedesco) et Carlos Diehz en cardinal "inattendu" officiant en zones de guerre...

Quant à Isabella Rossellini, elle crève l'écran en sœur Agnès, une femme "forte", confidente du défunt pape !

A voir dès sa sortie le 4 décembre sur les écrans !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Si vous n'avez pas beaucoup de temps pour aller au cinéma, c'est LE FILM à voir !

Pour ses acteurs principaux Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin mais aussi pour tous ses rôles secondaires dont Sarah Succo, formidable dans le rôle d'une ouvrière syndiquée, engagée pour tenter de sauver l'usine de Lallaing, près de Douai, dans le département du Nord...

Pour les sujets qu'il évoque avec subtilité et humanité : le déterminisme social, le manque de confiance en soi, l'adoption, la maladie... mais aussi l'engagement, la fraternité/sororité, l'hérédité, la transmission, la complicité, la générosité... mais aussi la musique, toutes les musiques, la musique des villes (les grands orchestres symphoniques et leurs vedettes) et la musique des champs (les fanfares et les défilés de majorettes)...

Le pitch pourrait laisser penser qu'Emmanuel Courcol nous propose un film tire-larmes mais il n'en est rien : Thibaut est un chef d’orchestre de renommée internationale qui parcourt le monde. Lorsqu’il apprend qu'il est atteint d'une leucémie, il découvre qu'il a été adopté, que sa sœur n'est pas sa sœur, qu'il a un frère, Jimmy, employé de cantine scolaire qui joue du trombone dans une fanfare du nord de la France. En apparence tout les sépare, sauf l’amour de la musique. Détectant les capacités musicales exceptionnelles de son frère, Thibaut se donne pour mission de réparer l’injustice du destin et Jimmy, d'abord réticent, se prend alors à rêver d’une autre vie…

Un scénario sans fausses notes (et sans jeu de mots), des personnages attachants, des moments de grâce, des plages musicales bouleversantes, une mixité réussie entre les deux univers de ces formidables  comédiens tous les deux passés par le cours Florent : la Comédie Française pour l'un et les comédies des Tuche pour l'autre !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le projet de Miguel Gomes qui a pris forme la veille de son mariage était tentant...

Il s'est inspiré d'un livre de voyage de Sommerset Maugham "A Gentleman in the Parlour", dans lequel l'auteur raconte une rencontre avec un Anglais vivant en Birmanie : il avait fui sa fiancée à travers l’Asie avant d’être rattrapé et de finalement vivre un mariage heureux...

"Cette poursuite a pris la forme d’un Grand Tour. Au début du XXe siècle, le «Asian Grand Tour» est le nom donné à l’itinéraire qui part d’une des grandes villes de l’Empire britannique, en Inde, et se termine en Extrême-Orient (Chine ou Japon)"

À partir de cette idée sommaire, le réalisateur et son scénariste ont décidé qu’il leur fallait faire ce Grand Tour eux-mêmes avant de commencer à écrire le scénario : ils ont donc filmé cet itinéraire en 2020, créant ainsi des « archives de voyage »

Dans le film censé se dérouler en 1918, les deux personnages parcourent ce vaste territoire pour des raisons complémentaires : Edward (Gonçalo Waddindton), un homme falot et lâche, fuit sa fiancée Molly (Crista Alfaiate) ; et Molly, une femme têtue et déraisonnable, poursuit son fiancé Edward... et je ne vous dirai pas comment finit l'histoire !

Alors que j'adore l'Asie et plus particulièrement le Vietnam, j'ai été très déçue par les images en noir et blanc, certes belles mais souvent plombées par la brume... et surtout répétitives...

Qui plus est, je n'ai pas du tout adhéré ni aux personnages ni aux anecdotes un peu ridicules qui nous sont proposées... durant 2h08 !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier film d’animation, le réalisateur Michel Hazanavicius a choisi d’adapter le livre éponyme de Jean-Claude Grumberg... et le résultat est à la fois fort et émouvant...

Présenté en Compétition au Festival de Cannes 2024, le film a remporté le prix du Cinéma positif pour saluer son engagement et son message d’espoir et d’humanité.  Le film a aussi fait l’ouverture du Festival International du Film d'Annecy où il a reçu une standing-ovation de 5 minutes.

Tout est émouvant dans ce film : la période (la Shoah), les personnages principaux qui sont de pauvres bûcherons qui voient passer tous les jours des trains de "marchandises", les adorables gazouillis du bébé qu'un jeune père de famille juif a pris l'initiative de jeter par la fenêtre du train en espérant ainsi le sauver, les voix des interprètes Dominique Blanc et Grégory Gadebois... et surtout "la voix" de Jean-Louis Trintignant qui introduit et clôt le film avec des mots très beaux dans leur simplicité, mots qu'il a appris par cœur car, quelques mois avant sa mort, il était devenu aveugle...

Le décor de la Pologne sous la neige est magnifiquement rendu, les sentiments exprimés par les visages du couple et de leurs voisins sont éloquents, la tendresse du chien qui prend soin du bébé et la présence rassurante de la chèvre qui le nourrit sont bouleversantes...

Même la représentation de l'horreur est supportable tant le dessin des artistes du 3.0 Studio (studio français basé à Angoulême) est allusif, fin et délicat (contrairement à "La Zone d'intérêt" dont j'avais détesté le pseudo-réalisme derrière des murs aveugles) : ici pas de fausse note ni d'indécence... juste la vérité du destin des juifs qui ont connu l'enfer des camps et l'indifférence, voire le rejet des populations au milieu desquelles le massacre s'est perpétué durant des années...

A voir absolument pour la note optimiste du film qui nous montre que le courage des Justes a sauvé des vies !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Julien Colonna a eu l’idée de réaliser ce film six ans plus tôt, lorsque son épouse lui a annoncé être enceinte. Il s’est alors interrogé sur le père qu’il pourrait être et sur l’enfant qu’il avait été. Le réalisateur s’est souvenu d’un moment partagé avec son propre père, quand il avait dix ans et qu’ils étaient partis ensemble faire du camping au bord de la mer, sans personne autour. Un souvenir qui lui a donné l’idée de ce père et de sa fille en cavale, apprenant à se découvrir au milieu de ce paysage sauvage...

Le film se passe en Corse "dans le maquis" avec l'accent, et les bandits passent de cachette en cachette, de vieille vengeance en vengeance par représailles et c'est très répétitif...

Comme ils sont toujours grimés ou masqués (il y a beaucoup de motos), le spectateur finit par ne plus savoir qui est qui et à mélanger les "clans"...

La majorité des acteurs sont des non-professionnels, auditionnés après un casting sauvage à travers la Corse qui a duré 8 mois. C’est le cas notamment de l’héroïne Lesia , incarnée par la jeune Ghjuvanna Benedetti  qui fait" la gueule" tout au long du film et de son père Pierre-Paul campé par Saveriu Santucci...

Heureusement qu'il y a quelques séquences émotions entre le père et la fille, mais de mon point de vue très convenues, pour tenter de nous faire oublier le climat perpétuel de violence masculine...

Je ne vous le recommande pas !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Guillaume Senez a été ému en 2018 lorsqu'il a découvert  le phénomène des gardes exclusives au Japon et a voulu témoigner de cette extravagante législation à nos yeux d'occidentaux... même si elle a évolué depuis mai 2024 sous la pression internationale...

Depuis plusieurs années, la pression internationale n’a cessé de croître sur le Japon pour qu’il modernise son droit de la famille, notamment en matière de garde des enfants après divorce. Initialement, le Japon n’autorisait qu’une garde exclusive souvent accordée à la mère, laissant de nombreux pères sans aucun contact avec leurs enfants.

Depuis le 17 mai 2024, une modification du Code civil japonais, établit la possibilité d’une autorité parentale conjointe sur les enfants en cas de divorce, visant ainsi à garantir que les deux parents restent impliqués dans l'éducation de leurs enfants, même après la séparation. Cette réforme permet aux parents divorcés de choisir entre l’autorité exclusive et l’autorité conjointe.

L'histoire qui nous est racontée est celle d'un français Jay (formidable Romain Duris qui gagne en maturité de film en film), qui a "perdu" sa fille Lily alors qu'elle avait trois ans lorsqu'il a divorcé de sa mère Keiko ; égaré par la tristesse, il décide de rester à Tokyo et de devenir chauffeur de taxi pour la retrouver dans cette mégalopole mais sans vraiment y croire... Il vit tout seul, comme Alain Delon dans "Le samouraï", et ne refuse aucune course, y compris dans la journée alors qu'il travaille la nuit...

Et bien évidemment miracle des miracles, il tombe sur elle, un jour où s'étant fait une entorse, elle bénéficie d'un abonnement taxi pour se rendre au collège...

La mise en place du film est un peu laborieuse mais le scénario prend toute sa dimension dès que les deux personnages principaux se retrouvent.... sans le savoir et se revoient tous les matins...

Lui comprend vite mais ne sait pas comment aborder sa fille de peur de l'effaroucher...

Un joli film sur la paternité qui donne le mauvais rôle à la mère, même si elle est "dans son droit" et surtout à la grand-mère qui est intraitable...

A voir pour les acteurs et pour Tokyo, personnage à part entière !

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

En l’an 2000, Rydley Scott signait Gladiator, qui racontait la rivalité opposant Maximus, général soutien fidèle de l’empereur Marc-Aurèle, interprété par Russell Crowe, et Commode, joué par Joaquin Phoenix, fils de Marc-Aurèle.

Film récompensé par 5 oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur.

24 ans après, ce deuxième opus met en vedette Paul Mescal, dans le rôle de Hanno-Lucius, avec comme autres personnages principaux, Pedro Pascal, le général Acacius, héros de l’empire et époux de Lucilla, fille de Marc-Aurèle, à laquelle Connie Nielsen apporte sa présence lumineuse.

Enfin, Denzel Washington campe un maître de gladiateurs, ambitieux, manipulateur et complotiste, qui se rend indispensable et vise le trône.

Nous avons dès le début la révélation que Lucius, le héros de ces nouvelles aventures, est le fils de Maximus, né d’une liaison avec Lucilla, qui avait éloigné son fils pour le protéger.

A cette époque, deux co-empereurs règnent à Rome, Caligula et Geta, frères jumeaux à demi fous, qui passent le plus clair de leur temps au Colisée, lieu de combats de gladiateurs et de fêtes fastueuses.

Ce film, moins subtilement écrit que le premier, ce qui est souvent le cas des suites, plaira aux amateurs du genre « péplum », quelque peu en désuétude, qui le regarderont au premier degré en suivant ces aventures à la mise en scène spectaculaire et soignée, sans s’attarder sur une vérité historique qui n’est pas recherchée dans ce film.  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Lucas Bernard est une illustration de la célèbre chanson de Juliette Gréco : "Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau - Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre mais comment s'y prendre quand on est là-haut"

Elle, Marianne, (formidable Eye Haïdara) est officier de sous-marin tactique. Lui, Marco, (Pio Marmaï touchant) est steward.

Ils se rencontrent lors d’une escale, mais comment faire pour aller plus loin alors que tout les sépare : elle est professionnelle jusqu'au bout des ongles, seule femme parmi un équipage masculin, lui est désinvolte et butine d'hôtesse en hôtesse de l'air...

Une rencontre entre deux mondes, entre deux personnalités, des situations comiquement impossibles, un cocktail réussi pour ce duo d'acteurs parfaits dans leurs rôles respectifs !

Le spectateur ressort le sourire aux lèvres et en ces temps troublés, cela fait un bien fou...

A voir pour colorer ce sinistre mois de novembre !

 

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