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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les frères Dardenne sont allés visiter ce qui s'appelle une "maison maternelle" située près de Liège, dans le but d'écrire un scénario centré sur une jeune mère qui cherche à trouver le contact avec son bébé. Sur place, ils ont été attirés par les moments de vie commune que partagent ces jeunes mères et sont revenus à plusieurs reprises pour tenter de mieux comprendre la difficile réalité qu'elles traversent...

Moins coup de poing que "Rosetta", leur dernier film "choral"  raconte la vie de jeune mère de cinq adolescentes ; Jessica, Perla, Julie, Ariane et Naïma qui se débattent pour échapper au déterminisme social qui leur colle à la peau...

Souvent abandonnées par leur propre mère, ces jeunes femmes sans repère ont décidé de garder l'enfant, fruit d'amours malheureuses avec des jeunes hommes aussi paumés qu'elles et se demandent si elles seront capables d'être de "bonnes mères"...

Heureusement que le film nous offre quelques très beaux moments de sororité et se termine sur une note plutôt optimiste car le scénario est dense...

Les cinq interprètes sont toutes époustouflantes de vérité (le film constituait pour la plupart une première interprétation) - et leurs visages à peine sortis de l'enfance nous font mesurer l'étendue de la pauvreté de certains habitants de nos riches pays occidentaux ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'avoue ne pas être une fan de Wes Anderson mais son dernier opus dépasse en absurdie toutes ses précédentes réalisations...

Le film est censé être une caricature du capitalisme à la Elon Musk (même si cela se passe en 1950 ?) - mais je n'ai certainement pas tout compris et j'ai très vite fini par me lasser des personnages (pourtant incarnés par des acteurs de renom comme Benicio Del Toro, Tom Hanks et Mathieu Almaric...) et des péripéties qu'ils traversent...

Le film ne dure qu'1 heure 40 et pourtant il m'a paru long tant le scénario est répétitif...

Bref, je ne vous le recommanderai pas à moins que vous ne soyez un aficionado du réalisateur !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Cédric Klapisch démarre dans les bureaux d'un notaire où une trentaine de personnes issues d’une même famille mais qui ne se connaissent pas, apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. 

Après la surprise, vient le questionnement, le doute puis la décision de charger quatre d'entre eux, Seb (Abraham Wapler créateur de contenus digitaux), Abdel (Zinedine Soualem instituteur, Céline (Julia Platon business woman) et Guy (Vincent Macaigne l'écolo) d’en faire l'état des lieux. 

Ces lointains "cousins" qui a priori n'ont rien en commun vont se lancer sur les traces d'une mystérieuse Adèle (Suzanne Lindon) qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans pour retrouver, à la mort de sa grand-mère qui l'a élevée, sa mère Odette qui l'a abandonnée et vit à la capitale...

Le réalisateur qui a toujours été fasciné par le Paris de la fin du XIXe siècle, nous introduit grâce à son héroïne dans cette ville en pleine révolution industrielle et culturelle qui voit naître la photographie avec Nadar,  Atget et Marville et émerger le mouvement impressionniste avec Renoir, Monet, Berthe Morisot et les autres..

Plongés malgré eux en 1895, les quatre cousins vont peu à peu "lâcher" leurs questionnements personnels et professionnels actuels et se découvrir des intérêts communs à travers l'enquête qu'ils mènent en examinant les photos, les lettres et les tableaux retrouvés dans la maison, pour tenter de reconstituer l'histoire incroyable de leur ancêtre qui a côtoyé la grande Histoire...

Malgré un titre incompréhensible, un début un peu poussif, un quatuor improbable au départ et quelques fausses notes dans le casting (Sara Giraudeau peu crédible dans le rôle d'une cocotte), le film trouve son rythme et son charme jusqu'aux toutes dernières images qui nous donneraient envie de continuer à vivre avec ce quatuor reconnecté à leur respective authenticité retrouvée...

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les réalisateurs Aitor Arregi et Jon Garano,  fascinés par le personnage d’Enric Marco ont travaillé sur le scénario de leur film dès que son imposture a été révélée au grand public en 2005.

En Espagne, la reconnaissance des victimes de l'Holocauste a été particulièrement difficile, puisque les survivants (environ 2000 sur 9000) ont été interdits de séjour à la sortie des camps jusqu'à la mort de Franco en 1975. La majorité d'entre eux étaient des exilés de la guerre civile, réfugiés en France. Considérés comme apatrides, ils ont tenté de se reconstruire en France (beaucoup sont décédés à leur retour) et leur souffrance a été ignorée pendant des décennies.  

Le film qui s’inscrit dans une réflexion collective sur la mémoire, le besoin de reconnaissance, et la manipulation de l’histoire officielle nous raconte le parcours affabulateur d'Enric Marco, né en 1921 à Barcelone et mécanicien de profession, qui a inventé sa captivité dans les camps nazis en prétendant avoir été interné à Flossenbürg et qui a réussi à devenir Président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste...

Multipliant les conférences, les débats et les témoignages empreints d'émotion entre 2000 et 2005, il est finalement confondu par un journaliste d'investigation qui révèle que Marco a en réalité travaillé de son plein gré pour le régime nazi en Allemagne...

Interprété par un formidable acteur Eduard Fernandez, le personnage est décrit dans toute sa fausseté, sa complexité et son orgueil, puisque même démasqué, il ne cessera de défendre "sa vérité" jusqu'à sa mort en 2022 !

Le film est passionnant en ce qu'il fait écho à l’ère contemporaine des fake news et de la post-vérité et met en lumière ce phénomène où le récit émotionnel et spectaculaire prend souvent le pas sur la vérité complexe et nuancée !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film présenté en hors-compétition en ouverture du Festival de Cannes 2025 est le premier long-métrage d'Amélie Bonnin. Adapté du court-métrage éponyme de la réalisatrice, il avait été récompensé par le César du meilleur court-métrage de fiction en 2023 !
"Partir un jour" réunit un duo gagnant composé de la chanteuse Juliette Armanet dont c'est le premier rôle au cinéma et Bastien Bouillon révélé dans "La nuit du 12" !
La cinéaste nous raconte l'histoire de Cécile qui s’apprête à réaliser son rêve, ouvrir son propre restaurant gastronomique avec son compagnon après avoir gagné le concours de Top Chef...
Contactée par sa mère, interprétée par la merveilleuse Dominique Blanc,
elle doit rentrer en catastrophe dans le village de son enfance à la suite de l'infarctus de son père (François Rollin) qui tient un restaurant de Routiers dans le Loir et Cher...
Replongée malgré elle dans son passé, elle retrouve ses amis de collège et son premier amour Raphaël (Bastien Bouillon) qui sont restés sur place, contrairement à elle qui est "montée" à Paris...
Agrémenté par des chansons françaises interprétées par Cécile / Juliette et les autres acteurs qui ne sont pas chanteurs, le scénario nous fait partager les questionnements de Cécile qui, à l'instar de beaucoup de jeunes quadras se cherche encore...
Tous les personnages du film sonnent vrai : le père qui ne veut pas quitter son restaurant et est fier de sa fille sans vouloir le reconnaitre, la mère qui rêve d'ailleurs mais qui pour rien au monde n'abandonnerait son mari bougon, Sofiane (Tewfik Jallab), le compagnon de Cécile qui a peur de la perdre, Raphaël au regard pétillant et au sourire charmeur qui est toujours amoureux de Cécile tout en étant très heureux dans son couple...
Le spectateur ressort de la projection avec le sourire aux lèvres et des chansons plein la tête !
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

N'ayant pas vu le film à sa sortie car j'avais entendu dire qu'il était très violent, j'ai tenu à le regarder en replay puisqu'il a remporté un grand succès (740 000 spectateurs)...

Gilles Lellouche a adapté le roman éponyme de l’auteur irlandais Neville Thompson, publié en 2000. Ce film que le réalisateur décrit comme "une comédie romantique ultra-violente" aura finalement mis de longues années à voir le jour, les droits du roman ayant été acquis en 2004, dix-sept ans avant l’annonce officielle du projet en 2021.

Durant 2h40 nous suivons l'itinéraire de Jackie (Adèle Exarchopoulos) et Clotaire (François Civil) qui ont grandi dans la même ville : elle étudie, il traine... ils tombent follement amoureux... et la vie les sépare... Clotaire est condamné à une longue peine de prison et Jackie se marie...

Quand Clotaire sort de prison, il n'a qu'une idée : retrouver Jackie...

Les deux acteurs principaux sont excellents mais le film est trop long, effectivement gratuitement violent et surtout, de mon point de vue,  téléphoné...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Inspiré d’une histoire vraie, le casse au musée d'Art Moderne dans la nuit du 20 mai 2010 de cinq chefs d’œuvre estimés à 100 millions d'euros qui n'ont jamais été retrouvés, le film de Dominique Baumard nous offre une version Pieds Nickelés de cet incroyable événement...

Les trois auteurs : Jo dit l'Artiste ou l'Araignée, Eric, le brocanteur, receleur et Yonathan, expert en montres à Drouot sont interprétés respectivement par Steve Tientcheu, Sofiane Zermani et Melvil Poupaud qui en font des tonnes dans le genre naïf, survolté et ahuri...

Voir de tels trésors artistiques (Léger, Modigliani, Braque, Picasso et Matisse) transportés dans des sacs poubelles puis écrasés pour être évacués dans des bennes à ordure (une des hypothèses qui aujourd'hui encore expliquerait que les tableaux n'aient pas été retrouvés), laisse un sentiment de malaise devant ces merveilles artistiques assimilées à de vulgaires marchandises...

Bref vous comprendrez que je n'ai pas aimé !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Grégory Magne nous invite à partager le pari fou d'Astrid Thompson (formidable Valérie Donzelli) qui souhaite réaliser le rêve de son père : acheter un Stradivarius de légende afin de réunir quatre Stradivarius pour un concert unique dans une église à l’acoustique exceptionnelle, en interprétant une œuvre écrite il y a une vingtaine d'années par le compositeur Charlie Beaumont (Frédéric Pierrot exceptionnel) mais jamais jouée jusqu'à ce jour...

Astrid recrute quatre virtuoses Lise, George, Peter et Apolline, interprétés par de vrais musiciens dans un château de rêve mais rien ne se passe comme prévu... 

Les trois violonistes et la violoncelliste, qui se déchirent pour des questions d'ego et d'anciennes rivalités mal digérées, se révèlent incapables de jouer ensemble... 

Confrontée au désastre qui s'annonce, Astrid se résout à aller chercher le seul qui, à ses yeux, peut encore sauver l’événement : Charlie Beaumont, le créateur de la partition, qui accepte du bout des lèvres, doutant de la qualité de son œuvre qui n'est plus pour lui qu'un lointain souvenir...    

Le film prend alors toute sa dimension, nous offrant une alternance entre les répétitions qui, au fil des jours, révèlent les talents complémentaires des artistes et des têtes à têtes entre ces derniers qui vont apprendre à mieux se connaître et/ou vont se réconcilier...

Frédéric Pierrot, qui vivait reclus chez lui, retrouve le goût des autres et, comme dans la série "Thérapie" qui l'a fait connaître, devient le catalyseur de l'harmonie musicale qui se crée autour de son œuvre pour le plus grand bonheur de nos oreilles...

A voir pour les interprètes qui sont tous formidables et une scène magistrale d'improvisation collective qui nous embarque à notre tour !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film d'Emmanuel Finkiel est adapté du roman d’Aharon Appelfeld publié en 2006, dont il s'est plus ou moins inspiré...

1943, Ukraine, Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana (Mélanie Thierry), une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, l'enfant en est réduit à deviner la vie de cet endroit à travers la cloison…

Par les rais de lumière, lui parviennent des bruits, des échanges qu'il tente de décrypter...

Difficile de faire tout un film dans un placard, aussi le réalisateur fait-il appel aux souvenirs ou aux fantasmes de Hugo pour peupler cet univers clos, nous perdant un peu dans la chronologie de l'histoire...

L'acteur qui interprète ce jeune juif en danger de mort joue remarquablement bien mais on ne peut pas complètement adhérer à son désarroi du fait même de ces digressions et puisqu'il sort de temps en temps de son placard, soit pour rejoindre Mariana dans sa chambre, soit pour s'aventurer dans la maison à la vue des autres pensionnaires et des propriétaires... ce qui parait invraisemblable eu égard au danger d'être dénoncé que cela représente pour lui...

Mélanie Thierry qui joue tout le film en ukrainien crève l'écran par son formidable appétit de vivre malgré le métier qu'elle est obligée d'exercer pour gagner sa vie... et pourtant le film tourne en rond en cherchant des événements pour relancer l'intérêt du scénario...

Je n'ai pas lu le livre d'Aharon Appelfeld dont le récit autobiographique se situe dans une forêt où il a vécu en enfant sauvage lorsqu'il s'est évadé du camp de concentration de Transnitrie... et le film m'a donné envie de découvrir son œuvre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Régis Wargnier n’avait pas réalisé de film depuis près de dix ans... 

Inspiré par la disparition inexpliquée d’un proche d’une famille qu’il connaissait, il a observé les réactions de chacun, entre quête de vérité et acceptation du mystère.

Dans "La réparation", c'est le père de Clara  (incarnée par Julia de Nunez) : Paskal Jankovski, chef étoilé et son amant Antoine (Julien de Saint Jean), second de la brigade qui disparaissent lors d'une partie de chasse...

Après un démarrage un peu décalé, le film s'installe dans une dramaturgie classique : celle d'un père qui s'est fait tout seul, a élevé sa fille dans l'amour de son art culinaire très particulier puisque s'inscrivant dans une double culture : française et taïwanaise et redoute qu'elle ne s'écarte du schéma qu'il a élaboré pour son avenir...

Alors que les résultats du Michelin consacre le chef en lui accordant une 3ème étoile, ce dernier et son second ne sont pas retrouvés par les équipes parties à leur recherche et Carla se retrouve à 20 ans à la tête du restaurant...

Quand elle reçoit deux ans après une mystérieuse invitation pour se rendre à Taïwan, elle saute dans un avion et se retrouve dans un congrès où Lian un jeune chef prodige, retient l'attention des critiques et des media culinaires...

C'est à partir de ce moment que le film se transforme en thriller et nous séduit par le mystère qui se dévoile peu à peu aux yeux de Clara...

Les acteurs dont Clovis Cornillac sont plutôt convaincants même si Julia de Nunez (qui incarnait Bardot dans la série éponyme) et Julien de Saint Jean (découvert dans "Montecristo")  jouent sur une registre pas très nuancé ; par contre Louis-Do de Lencquesaing, comme à son habitude, est formidable en critique culinaire !

Un film à voir pour ses décors (en France dans le Moulin de Rosmadec où les scènes ont été filmées et à Taïwan dans les rues, les marchés, un monastère perdu dans la montagne...) et surtout pour la sensualité de la transmission d'un savoir sur la combinaison des saveurs...

 

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