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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller ce film avant l'élection américaine qui a désigné Donald Trump 47ème président des USA... aussi ai-je attendu les résultats pour m'intéresser à ce biopic fictionnel...

Deux figures crèvent l'écran : Sebastian Stan (très crédible et plus particulièrement dans la seconde partie du film dans le rôle de Trump) et Jeremy Strong (découvert dans la série Succession), qui incarne Roy Cohn (réputé être le cerveau de Joseph McCarthy), avocat libéral et ultra-conservateur de la famille Trump qui a épaulé le jeune Donald dans son ascension vers le pouvoir...

Âme damnée de l'héritier de l'empire immobilier créé par son père, Roy Cohn transmet avec succès à son "protégé" la devise qui, selon ses dires, permet d'arriver au pouvoir : « Premièrement, ne transigez jamais, n'abandonnez jamais ; deuxièmement, contre-attaquez immédiatement ; troisièmement, peu importe ce qui arrive, peu importe à quel point vous êtes dans la mouise, revendiquez toujours la victoire"

Le spectateur français, encore sous le choc de la réélection de cet homme apparemment dénué de tout scrupule, ressort glacé de ce récit qui nous montre la puissance mais surtout toutes les failles d'un individu centré sur lui-même, sourd au désarroi des autres dont son frère aîné auquel il a refusé de l'aide pour sortir de son addiction à l'alcool, mari brutal et père absent, écrasant de son mépris les plus faibles jusqu'à renier son mentor dès qu'il a compris que ce dernier qui fustigeait l'homosexualité était malade du sida...

Le titre du film The Apprentice renvoie à une célèbre émission de télé-réalité Outre-Atlantique sur la chaîne NBC, dans laquelle Donald Trump faisait passer des entretiens d’embauche à plusieurs candidats pour intégrer son entreprise. Une émission iconique pour son désormais célèbre "You’re Fired ! — ‘Tu es viré !'" lancé par l'ex-futur Président des États-Unis aux postulants éliminés.

On ne peut que s'interroger sur les 4 années à venir du mandat à venir de Donald Trump et son impact sur l'avenir déjà très anxiogène de notre planète !?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Mouret dit avoir ajouté dans son dernier opus une tonalité "tragique" à celles qu'il nous offrait jusqu'à présent...

Tout le film tourne autour de Joan (formidable India Hair) qui souffre de ne plus être amoureuse de son compagnon Victor (Vincent Macaigne) : elle ne sait comment lui dire car elle se doit d'être honnête avec lui !

Les trois amies Joan, Alice (Camille Cottin toujours craquante) et Rebecca (Sara Forestier touchante), sont professeurs dans le même établissement à Lyon...

Très proches les unes des autres, elles se racontent tout ou presque car Rebecca est amoureuse d'un mystérieux homme marié qu'elle ne leur présente pas...

Elles parlent d'amour, de désamour, de passion, d'affection, d'amitié en échangeant leurs points de vue à l'occasion de leurs différentes rencontres...

J'ai eu un petit peur au début car le film commence par la voix off de Vincent Macaigne qui présente les différents personnages... mais très vite les dialogues et les situations s'enchainent de façon harmonieuse et originale...

Les personnages de femmes sont très bien campés mais ceux des hommes mis à part Vincent Macaigne qui intervient tout au long du scénario (vivant et sous forme de fantôme bienveillant) - et Damien Bonnard qui sert de go between dans la seconde partie du film...  sont souvent réduits à des apparitions un peu stéréotypées...

Même si le film dure presque 2 heures, on ne s'ennuie pas une minute et la fin est particulièrement réussie !

Des émotions, de la gentillesse, de la complicité... cela fait du bien et on sort de la salle avec le sourire !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Variation autour du thème de Pretty woman, le dernier opus de Sean Baker, réalisateur britannique et américain, a remporté la Palme d'Or à Cannes en 2024... et c'est bien mérité d'autant que le film se distingue par sa fibre comique de tous les précédents longs métrages récompensés...

Le pitch tient en quelques lignes : Anora, jeune strip-teaseuse de Brooklyn, se transforme en Cendrillon des temps modernes lorsqu’elle rencontre Ivan, le fils d’un oligarque russe, qui très vite lui propose le mariage ; mais lorsque la nouvelle parvient en Russie, le conte de fées est vite menacé : les parents du jeune homme partent pour New York avec la ferme intention de faire annuler le mariage...

Mais à la différence de Pretty woman, le spectateur voit Anora (surnommée Ani), séduire les hommes et exercer son métier "d'escort girl" : toute la première partie du film y est consacrée et personnellement j'ai trouvé cette introduction trop longue...

Le scénario prend toute sa dimension quand Anora se trouve confrontée aux sbires de l'oligarque envoyés à ses trousses : dans une scène hilarante, on découvre cette apparemment frêle jeune femme combattre les gorilles tout en détruisant allègrement le magnifique loft de son "mari" qui a peureusement pris la tangente...

C'est à partir de ce moment-là que l'on admire le talent de cette jeune actrice, capable de passer d'un registre à l'autre dans une même scène, désarmant ses adversaires qui ne peuvent s'empêcher de l'admirer... et plus particulièrement le taiseux Boris (toujours aussi formidable Yuriy Borisov découvert dans Compartiment n°6)...

Pour décrocher le rôle, Mikey Madison a du travailler avec un coach vocal pour s'exprimer comme une prolo de Coney Island (alors qu'elle est native de Los Angeles et fille de deux psys), apprendre la langue de Tolstoï puisqu'elle s'exprime en russe dans le film et écumer les clubs de strip-tease et rencontrer des travailleuses du sexe pour peaufiner son personnage...

C'est grâce à elle que le film (malgré quelques longueurs), réussit tout à la fois à nous faire rire et à nous émouvoir, jusqu'à la dernière scène qui est poignante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A 94 ans, Clint Eastwood signe son 42e et dernier film  !

Film de procès, le réalisateur nous plonge dans le système judiciaire américain avec une acuité rarement atteinte... et réussit à se débarrasser de ses tentations narcissiques qui encombraient certains de ses films dont l'avant-dernier Cry Macho...

Justin (Nicholas Hoult intense), le juré n°2 pourrait être Monsieur Tout le monde : jeune marié, il est très attentif à la seconde grossesse de sa femme (Zoey Deutch) car la précédente s'est soldée par la mort de jumeaux...

Le film commence sur la sélection des jurés : Justin parle de son désir d'accompagner son épouse mais il est quand même retenu...

Une jeune femme a été retrouvée morte et tous les indices désignent son meurtrier...

Pourtant, le juré n°2 découvre très vite qu'il pourrait être impliqué dans cet assassinat...

La caméra ne quitte plus le visage de cet homme torturé par un dilemme moral et rongé de culpabilité : quelle attitude doit-il adopter alors que son couple est sur le point de mettre au monde un enfant ?

Toni Colette (excellente et très sobre), qui représente le ministère publique, est la seconde figure passionnante de ce film : briguant le poste de procureur, elle a hâte que le procès se termine le plus vite possible mais ne peut complètement passer à côté d'un certain nombre de signaux faibles qui questionnent sa droiture foncière...

Passionnant du début à la fin, les dernières images du film sont criantes de vérité humaine !

 

Il nous parle du système judiciaire américain avec objectivité et surtout il nous fait réfléchir à la notion de culpabilité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kate Winslet crève l'écran dans le portrait de Lee Miller (1907-1977), cette photographe reporter de guerre, oubliée par l'Histoire, qui a été la première à  avoir découvert dans l'exercice de son métier, en avril 1945, les camps de Buchenwald et de Dachau et à en avoir rapporté des clichés tragiquement célèbres...

Nous suivons cette femme londonienne d'adoption au tempérament de feu, ex modèle pour Vogue et muse de Man Ray,  bravant tous les interdits qui interdisent aux femmes au Royaume Uni, l'accès aux zones de combat  en collaborant avec David (Andy Samberg), photographe corespondant du magazine Life et arguant de sa nationalité américaine...

Follement amoureuse de Roland Penrose (Alexander Skarsgard), un écrivain surréaliste, elle se porte néanmoins volontaire pour toutes les missions les plus dangereuses et exige de la rédaction de Vogue la publication de ses photos au réalisme glaçant qui nous immerge dans l'horreur de la Shoah...

Le spectateur ressort "essoré" comme en témoignent les journalistes de guerre "enboarded" dans les conflits qui déchirent notre planète depuis le début du XXe siècle... et ne peut qu'admirer cette femme courageuse qui a réussi à aller jusqu'au bout de son ambition !

Les acteurs sont tous excellents (dont l'excellent Josh O'Connor dont vous découvrirez le rôle) , l'époque est admirablement rendue, et le scénario d'Ellen Kuras (chef opératrice qui signe sa première réalisation à 65 ans), est implacable de la première à la dernière image  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A condition de rentrer dans le film !

Le spectateur français découvre la folie douce de Nathan Silver, un cinéaste américain indépendant qui pourrait être le neveu de Woody Allen dans son 9ème film (puisque ses 8 premiers films n'ont pas été distribués en France)...

Il nous raconte pendant près de deux heures, l'histoire de Benjamin Gottlieb (étonnant Jason Schwartzman), un quadragénaire dépressif qui, depuis le décès de sa femme, a perdu la foi et la voix (il est chantre dans une synagogue voisine du domicile de ses deux mamans juives légèrement timbrées et plutôt "orthodoxes" qui cherchent coûte que coûte à le recaser)...

Lors d'une soirée avinée, il tombe sur Carla (tout aussi étonnante Carol Kane), son ancienne professeur de chant, aujourd'hui veuve et septuagénaire qui, juive de naissance, cherche à faire sa "bat-mitzvah" (bar-mitzvah des filles)...

Nous suivons avec un étonnement mêlé d'amusement, le chemin que va parcourir ce "couple" étrangement décalé pour tenter de redonner un sens à leur vie...

L'humour juif émaille tous les dialogues profanes et religieux entre les différents personnages précédemment cités, auxquels s'ajoutent le rabbin, sa femme et sa fille et la famille de Carla "les O'Connor" qui ne comprennent rien à ce qui arrive à leur mère et grand-mère...

Loin des chemins balisés des films mainstream, Carla et moi nous donne la pêche ou nous laisse en marge : personnellement j'ai beaucoup aimé mais plusieurs spectateurs ont très vite quitté la salle (il est vrai qu'il faut un peu de temps pour se laisser prendre par ce scénario à nul autre pareil)

Je vous laisse vous faire votre idée !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Boris Lojkine qui a obtenu le Prix du Jury à Cannes, nous plonge dans l'univers impitoyable de l'esclavage moderne, pudiquement appelé "ubérisation"...

Nous découvrons Souleymane qui arpente sur son fragile vélo en version sprint et ce jusqu'au milieu de la nuit, les pistes cyclables encombrées par les bus et les carrefours dangereux de Paris, pour livrer à des "nantis" leurs commandes dans des délais toujours plus courts...

Toujours en mouvement, ne reprenant que rarement son souffle pour saluer un de ses infortunés collègues, le livreur se répète l'histoire de son arrivée en France pour décrocher le Graal : réussir son rendez-vous avec les fonctionnaires de l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), qui a pour mission de trier le bon grain des authentiques réfugiés politiques, de l'ivraie des "gueux" qui fuient la misère, la guerre, les crises économiques ou climatiques...

Contraint de louer son compte de livreur à un personnage véreux et obligé de s'en remettre à un coach d'une fiabilité douteuse pour construire son dossier, Souleymane court après l'argent, se fait claquer la porte au nez, cavale dans le métro, attrape un RER au vol pour pouvoir monter dans le dernier bus qui dessert le foyer où il est accueilli dans des conditions plus que précaires...

Interprété par Abou Sangaré qui a décroché le Prix du meilleur acteur à Cannes dans la catégorie Un certain regard, alors qu'il interprète son premier rôle au cinéma, Souleymane nous émeut jusqu'au plus profond de notre humanité quand nous découvrons pourquoi il a quitté son pays : La Guinée et ce à quoi il a dû renoncer pour tenter de s'intégrer dans la promesse utopique d'une vie "meilleure" en Europe...

A voir absolument !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de "L'inconnu du lac" en 2013, le réalisateur Alain Guiraudie nous emmène dans son Aveyron natal, dans un petit village dont le boulanger vient de mourir.

Jérémie (Félix Kysyl), son ancien salarié revient pour l'enterrement et retrouve la population qu'il a fréquentée avant de partir vers la grande ville voisine...

Il s'installe chez Martine (Catherine Frot), la veuve du boulanger et se heurte immédiatement à l'hostilité du fils Vincent, son ancien ami...

Habités par une fièvre homosexuelle, tous les protagonistes masculins du film se rapprochent ou se détournent, se battent, voire se déclarent comme le curé du village...

Le spectateur essaie de suivre les différents épisodes entre les confrontations à l'intérieur des habitations et dans la forêt sous prétexte de cueillette de champignons...

Les gendarmes n'échappent à l'étrangeté de cette communauté puisqu'ils s'introduisent subrepticement la nuit dans les domiciles pour faire parler les présumés coupables durant leur sommeil paradoxal ?!

Je ne sais pas quoi penser de ce film : Télérama salue son humour mais dénonce l'idée défendue par l'homme d'église qui affirme qu'il est inutile de punir les coupables...

Personnellement, je me suis sentie complètement étrangère à cet univers frustre et sans filtre face au désir dans toutes ses combinaisons...

Je ne vous le recommanderai donc pas, même pour Catherine Frot dont le personnage est particulièrement malsain !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sortie en première mondiale au festival international du cinéma de Saint Jean de Luz, la comédie musicale à 4 mains : Diastème et Alex Baupain nous offre un bon moment de divertissement...

Derrière la caméra, Diastème, réalisateur dont je n'avais jamais entendu parler et dont c'est le troisième long métrage...

Musicien, journaliste, romancier, puis auteur de théâtre, il se lance dans le cinéma en 2008, puis aide Antoine de Caunes à écrire l'histoire de Coluche...

Un touche à tout, trainant un physique d'artiste maudit, qui a décidé d'écrire une comédie musicale en rapprochant une chanteuse Clara Luciani qui n'avait jamais joué dans un film et le génial acteur William Lebghil qui n'avait jamais chanté (dont la voix s'est révélée plutôt agréable)...

Aux côtés de Diastème, Alex Baupain, un compositeur talentueux dont les textes sont assez travaillés et les mélodies originales et entrainantes...

La comédie se déroule dans le milieu du cinéma mais on se croirait au théâtre dans une pièce où chacun croit aimer ou être aimé par un autre mais tout finit bien !

Le réalisateur nous a dit avoir respecté les règles de l'opérette mais comme je ne suis pas fan, cela ne m'a pas beaucoup aidée à entrer dans ce marivaudage aux couleurs des années 70...

Le film sort en salles le 25 décembre, vous me direz si vous trouvez que c'est un beau cadeau de Noël !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

« À bas la théocratie ! À bas le dictateur ! Femme, vie, liberté ! »

C'est lorsqu'il était emprisonné que le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof a pris conscience de la force du mouvement de contestation des femmes iraniennes après  le décès de Mahsa Amini, étudiante arrêtée et battue à mort en septembre 2022 pour « port de vêtements inappropriés »

Dès sa libération, Mohammad Rasoulof a voulu réaliser un film pour apporter sa contribution à ce magnifique élan et témoigner à l'attention de la communauté  internationale du courage de ces manifestantes brutalement réprimées : extirpées de leurs véhicules, matraquées, défigurées par des balles de chevrotine, emprisonnées (cf vidéos sauvages rassemblées et diffusées entre les scènes fictionnelles du scénario)...

Réussissant à contourner le système de censure, le réalisateur a réuni une petite équipe de techniciens et d'acteurs(trices) prêts à risquer leur vie pour le projet,  avant de partir clandestinement de son pays fin avril, pour venir présenter le film au Festival de Cannes 2024, où il a obtenu le Prix spécial du jury !

Soit une famille de la petite bourgeoisie, à Téhéran. Un couple, avec ses deux filles, l’une étudiante, l’autre lycéenne. Le foyer semble vivre en harmonie. Les parents sont aimants quoique stricts. Le père, Iman, vient d’être nommé enquêteur au tribunal révolutionnaire. Il est heureux. Encore une étape à franchir et il pourra bientôt devenir juge d’instruction, son vœu le plus cher. Hélas, ce travailleur zélé déchante vite. Il se rend compte qu’il est contraint de signer de manière quasi automatique des mandats d’exécution capitale, sans avoir la possibilité d’étudier sérieusement les dossiers.

Tandis qu’Iman étouffe ses scrupules et se soumet de plus en plus à l’ordre établi, ses deux filles, elles, soutiennent le mouvement des femmes. Au grand dam de la mère, qui se range plutôt du côté de son mari, tout en ayant un double discours, voulant ménager les deux camps.

C'est la disparition mystérieuse de l'arme de service d'Iman qui fait exploser le huis clos familial, à l'instar de ce qui se passe dans la rue...

Basculant dans le thriller, et changeant de décor (nous nous retrouvons dans le spectaculaire paysage montagneux et désertique de l'Iran),  le réalisateur nous démontre dans une série de métaphores toutes plus inventives les unes que les autres, la folie de la répression, la force et la solidarité des femmes et termine son analyse politique par une note dramatiquement optimiste !

Le film dure près de trois heures mais le spectateur européen reste scotché à son fauteuil même s'il se pense informé de ce qui se passe en Iran aujourd'hui ?!

Les trois interprètes : la mère Najmeh (Soheila Golestani), dont c'est le second rôle au cinéma, la fille ainée Rezvan (Mahsa Rostami), dont c'est le premier rôle, aujourd'hui exilée en Allemagne pour sa sécurité et la fille cadette Sana (Setareh Maleki), dont c'est le second rôle au cinéma traduisent avec talent les questionnements et les actions des femmes iraniennes !

A voir absolument !

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