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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

N'ayant pas vu le film à sa sortie car j'avais entendu dire qu'il était très violent, j'ai tenu à le regarder en replay puisqu'il a remporté un grand succès (740 000 spectateurs)...

Gilles Lellouche a adapté le roman éponyme de l’auteur irlandais Neville Thompson, publié en 2000. Ce film que le réalisateur décrit comme "une comédie romantique ultra-violente" aura finalement mis de longues années à voir le jour, les droits du roman ayant été acquis en 2004, dix-sept ans avant l’annonce officielle du projet en 2021.

Durant 2h40 nous suivons l'itinéraire de Jackie (Adèle Exarchopoulos) et Clotaire (François Civil) qui ont grandi dans la même ville : elle étudie, il traine... ils tombent follement amoureux... et la vie les sépare... Clotaire est condamné à une longue peine de prison et Jackie se marie...

Quand Clotaire sort de prison, il n'a qu'une idée : retrouver Jackie...

Les deux acteurs principaux sont excellents mais le film est trop long, effectivement gratuitement violent et surtout, de mon point de vue,  téléphoné...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Inspiré d’une histoire vraie, le casse au musée d'Art Moderne dans la nuit du 20 mai 2010 de cinq chefs d’œuvre estimés à 100 millions d'euros qui n'ont jamais été retrouvés, le film de Dominique Baumard nous offre une version Pieds Nickelés de cet incroyable événement...

Les trois auteurs : Jo dit l'Artiste ou l'Araignée, Eric, le brocanteur, receleur et Yonathan, expert en montres à Drouot sont interprétés respectivement par Steve Tientcheu, Sofiane Zermani et Melvil Poupaud qui en font des tonnes dans le genre naïf, survolté et ahuri...

Voir de tels trésors artistiques (Léger, Modigliani, Braque, Picasso et Matisse) transportés dans des sacs poubelles puis écrasés pour être évacués dans des bennes à ordure (une des hypothèses qui aujourd'hui encore expliquerait que les tableaux n'aient pas été retrouvés), laisse un sentiment de malaise devant ces merveilles artistiques assimilées à de vulgaires marchandises...

Bref vous comprendrez que je n'ai pas aimé !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Grégory Magne nous invite à partager le pari fou d'Astrid Thompson (formidable Valérie Donzelli) qui souhaite réaliser le rêve de son père : acheter un Stradivarius de légende afin de réunir quatre Stradivarius pour un concert unique dans une église à l’acoustique exceptionnelle, en interprétant une œuvre écrite il y a une vingtaine d'années par le compositeur Charlie Beaumont (Frédéric Pierrot exceptionnel) mais jamais jouée jusqu'à ce jour...

Astrid recrute quatre virtuoses Lise, George, Peter et Apolline, interprétés par de vrais musiciens dans un château de rêve mais rien ne se passe comme prévu... 

Les trois violonistes et la violoncelliste, qui se déchirent pour des questions d'ego et d'anciennes rivalités mal digérées, se révèlent incapables de jouer ensemble... 

Confrontée au désastre qui s'annonce, Astrid se résout à aller chercher le seul qui, à ses yeux, peut encore sauver l’événement : Charlie Beaumont, le créateur de la partition, qui accepte du bout des lèvres, doutant de la qualité de son œuvre qui n'est plus pour lui qu'un lointain souvenir...    

Le film prend alors toute sa dimension, nous offrant une alternance entre les répétitions qui, au fil des jours, révèlent les talents complémentaires des artistes et des têtes à têtes entre ces derniers qui vont apprendre à mieux se connaître et/ou vont se réconcilier...

Frédéric Pierrot, qui vivait reclus chez lui, retrouve le goût des autres et, comme dans la série "Thérapie" qui l'a fait connaître, devient le catalyseur de l'harmonie musicale qui se crée autour de son œuvre pour le plus grand bonheur de nos oreilles...

A voir pour les interprètes qui sont tous formidables et une scène magistrale d'improvisation collective qui nous embarque à notre tour !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film d'Emmanuel Finkiel est adapté du roman d’Aharon Appelfeld publié en 2006, dont il s'est plus ou moins inspiré...

1943, Ukraine, Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana (Mélanie Thierry), une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, l'enfant en est réduit à deviner la vie de cet endroit à travers la cloison…

Par les rais de lumière, lui parviennent des bruits, des échanges qu'il tente de décrypter...

Difficile de faire tout un film dans un placard, aussi le réalisateur fait-il appel aux souvenirs ou aux fantasmes de Hugo pour peupler cet univers clos, nous perdant un peu dans la chronologie de l'histoire...

L'acteur qui interprète ce jeune juif en danger de mort joue remarquablement bien mais on ne peut pas complètement adhérer à son désarroi du fait même de ces digressions et puisqu'il sort de temps en temps de son placard, soit pour rejoindre Mariana dans sa chambre, soit pour s'aventurer dans la maison à la vue des autres pensionnaires et des propriétaires... ce qui parait invraisemblable eu égard au danger d'être dénoncé que cela représente pour lui...

Mélanie Thierry qui joue tout le film en ukrainien crève l'écran par son formidable appétit de vivre malgré le métier qu'elle est obligée d'exercer pour gagner sa vie... et pourtant le film tourne en rond en cherchant des événements pour relancer l'intérêt du scénario...

Je n'ai pas lu le livre d'Aharon Appelfeld dont le récit autobiographique se situe dans une forêt où il a vécu en enfant sauvage lorsqu'il s'est évadé du camp de concentration de Transnitrie... et le film m'a donné envie de découvrir son œuvre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Régis Wargnier n’avait pas réalisé de film depuis près de dix ans... 

Inspiré par la disparition inexpliquée d’un proche d’une famille qu’il connaissait, il a observé les réactions de chacun, entre quête de vérité et acceptation du mystère.

Dans "La réparation", c'est le père de Clara  (incarnée par Julia de Nunez) : Paskal Jankovski, chef étoilé et son amant Antoine (Julien de Saint Jean), second de la brigade qui disparaissent lors d'une partie de chasse...

Après un démarrage un peu décalé, le film s'installe dans une dramaturgie classique : celle d'un père qui s'est fait tout seul, a élevé sa fille dans l'amour de son art culinaire très particulier puisque s'inscrivant dans une double culture : française et taïwanaise et redoute qu'elle ne s'écarte du schéma qu'il a élaboré pour son avenir...

Alors que les résultats du Michelin consacre le chef en lui accordant une 3ème étoile, ce dernier et son second ne sont pas retrouvés par les équipes parties à leur recherche et Carla se retrouve à 20 ans à la tête du restaurant...

Quand elle reçoit deux ans après une mystérieuse invitation pour se rendre à Taïwan, elle saute dans un avion et se retrouve dans un congrès où Lian un jeune chef prodige, retient l'attention des critiques et des media culinaires...

C'est à partir de ce moment que le film se transforme en thriller et nous séduit par le mystère qui se dévoile peu à peu aux yeux de Clara...

Les acteurs dont Clovis Cornillac sont plutôt convaincants même si Julia de Nunez (qui incarnait Bardot dans la série éponyme) et Julien de Saint Jean (découvert dans "Montecristo")  jouent sur une registre pas très nuancé ; par contre Louis-Do de Lencquesaing, comme à son habitude, est formidable en critique culinaire !

Un film à voir pour ses décors (en France dans le Moulin de Rosmadec où les scènes ont été filmées et à Taïwan dans les rues, les marchés, un monastère perdu dans la montagne...) et surtout pour la sensualité de la transmission d'un savoir sur la combinaison des saveurs...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le pitch est séduisant : Charlie Heller (Rami Malek), un cryptographe de la CIA aussi brillant qu’introverti, voit son existence basculer lorsque sa femme décède durant une attaque terroriste perpétrée à Londres. Déplorant l’inaction de sa hiérarchie, il prend alors l’affaire en mains et se met à la recherche des assassins, embarquant pour un dangereux voyage partout à travers le monde pour assouvir sa vengeance.

La caméra ne quitte pas une seconde durant deux heures, ce jeune surdoué au QI de 170 qui s'improvise agent de terrain alors qu'il n'a jusqu'alors exercé ses fonctions que dans les sous-sols hautement sécurisés de la CIA...

Grâce à lui, on voyage de Londres, à Paris, à Istanbul, en Roumanie, à la recherche des tueurs qui ont assassiné sa femme en s'en servant comme bouclier humain...

Le thriller brillant, original et plus psychologique que physique séduit malgré quelques invraisemblances et quelques personnages caricaturaux ! Même s'il faut saluer le jeu particulièrement subtil de son instructeur Henderson (interprété par Laurence Fishburne)

Par contre le thème de la vengeance personnelle, au cœur du scénario, peut interroger : jusqu'où peut-on aller quand on n'est pas un "tueur" ?

Sachant que le film est une fiction et peut être vu et interprété selon sa propre sensibilité de spectateur !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage du cinéaste somalien et autrichien Mo Harawe, le film nous plonge dans un petit village du désert somalien, torride et venteux, dont le rivage de sable blanc est léché par les vagues de l'Océan indien...

Dans un pays en proie à la guerre civile et à la corruption, une famille de trois personnes tente de faire face pour garder leur dignité humaine...

Mamargade, père célibataire, cumule les petits boulots pour offrir à son fils Cigaal une vie meilleure, en l'inscrivant dans un pensionnat en ville puisque l'école du village vient de fermer et que le petit garçon fait preuve d'une intelligence précoce... Désolé de quitter son père et sa tante Araweelo revenue vivre avec eux après son divorce, le petit garçon tente de s'adapter à un environnement aseptisé dont il ne possède pas les codes...

Impossible de quitter des yeux ces trois visages qui nous habitent par leurs silences et la beauté de leurs gestes...

L'affiche tente de donner un aperçu de l'extraordinaire palette de couleurs de ce film où les murs et les portes de leurs misérables habitations, les objets qu'ils utilisent et les étoffes qu'ils portent rivalisent de chatoiement pour mieux faire ressortir la matité de leurs peaux...

Chaque scène est un tableau qui pourrait rivaliser avec ceux de Vermeer, comme pour tenter de nous faire oublier les difficultés de leur vie quotidienne...

Les dernières images, porteuses d'espoir, laissent entrevoir un possible espoir nourri par l'amour qui les réunit !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 
Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi, deux cinéastes iraniens signent un premier long métrage pour nous alerter sur le sort réservé aux réfugiés afghans en Iran (sujet non traité au cinéma jusqu'à ce jour), qui doivent courber l'échine pour obtenir la citoyenneté iranienne (ils seraient aujourd'hui 7 millions en situation régulière ou non)
 
Iran années 2000 : dans l’ombre de l’invasion américaine, une famille élargie de réfugiés afghans tente de reconstruire sa vie dans "le pays des frères". Une odyssée sur trois décennies où Mohammad, un jeune étudiant prometteur, Leila, une femme isolée et Qasem qui porte le poids du sacrifice pour sa famille, luttent pour survivre à ce nouveau quotidien incertain.
Sur un registre très délicat, suggérant sans les montrer les moments d'humiliation les plus forts, les deux cinéastes ont tenté de décrire le destin de ces hommes et de ces femmes qui ne ne cesse de se dégrader au fil des décennies et ont pris conscience au cours du tournage qu'ils allaient devoir eux-mêmes quitter l'Iran car leur film ne serait jamais accepté par le bureau de la censure...
Difficile de ne pas se sentir concerné par les trois personnages principaux et leur entourage et de ne pas se poser la question plus globalement sur le sort des réfugiés dans le monde...
On sort de la salle émus par le courage de ces "héros quotidiens" mais désemparés par notre impuissance !
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Si Mike Leigh a réalisé deux films historiques ces dernières années : "Mr Turner" (2014) et "Peterloo" (2018), le réalisateur anglais revient à 82 ans avec son dernier opus, au drame contemporain, sur les dissensions d’une famille issue de la communauté africaine-américaine, au lendemain de la pandémie de Covid-19.

Mais le scénario est cent coudées en dessous de "Secrets et Mensonges" (1996)...

Le résumé était attractif : l'histoire de deux sœurs quinquagénaires dont Pansy (Marianne Jean Baptiste) l'aînée, déteste la terre entière y compris son mari et son fils et la seconde Chantal (Michele Austin) qui incarne la joie de vivre, élevant seule ses deux filles avec un optimisme communicatif...

On comprend peu à peu que l'attitude de Pansy qui se rend physiquement malade à force d'entrer en conflit avec sa famille et son entourage remonte à un passé mal digéré... ok !

Seule Chantal la supporte et continue à l'écouter et lui porter secours...

Le souci du film c'est que durant 1h38, à part les altercations et les effondrements de Pansy, la situation n'évolue pas : elle est toujours en colère et quels que soient les efforts déployés autour d'elle, elle s'enferme dans sa posture de victime... So what ?

Heureusement que le chaleureux personnage de Chantal sauve un peu le film car ni le mari taiseux ni le fils asocial et obèse ne retiennent notre attention bienveillante...

En conclusion : bof !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film de Samuel Theis diffère des autres films du genre puisqu'il s'agit d'un procès en appel d'un condamné qui reconnaît son crime (il est pyromane), mais demande à être rejugé car il estime sa peine trop lourde...

Le "héros" du film n'est donc pas le condamné mais Fabio (Julien Ernwein), un des membres du jury, quadra un peu paumé qui ne trouve pas sa place dans la société et hésite à s'engager sur le plan personnel...

Très réticent à l'idée de participer à ce procès, il est pourtant retenu et découvre avec étonnement le fonctionnement d'un jury et plus largement d'une cour d'assises...

Taiseux, il ne participe pratiquement pas aux débats mais finit par se poser les mêmes questions que ses homologues... réflexion qui l'amène peu à peu à sortir de sa gangue pour évoluer sur le plan personnel...

Le film séduit par l'originalité de son angle de vue, par la belle présence de Marina Foïs qui incarne le président de ce tribunal mais pêche par l'approche simpliste et l'évolution téléphonée de son personnage central...

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