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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean-Pierre Améris s'est inspiré du roman Changer le sens des rivières écrit par Murielle Magellan (paru en 2019) pour écrire son dernier opus...

Deux êtres que tout oppose, vont finir par se rapprocher, s'écouter et s'épauler pour mieux se trouver...

Un schéma maintes fois vu au cinéma mais revisité dans un contexte très actuel...

D'un côté, Marie-Line (délicieuse Louane Emera), serveuse de 25 ans, habillée d'une jupe courte et de couleurs flashy jusque dans ses mèches roses... qui parle sans retenue mais a le cœur gros comme cela...

De l'autre, le juge (Michel Blanc bougon comme à son habitude), veuf inconsolable d'une antiquaire disparue tragiquement alors qu'elle portait leur enfant... qui noie sa dépression dans le whisky... que lui sert Marie-Line dans le bar qu'il fréquente et où elle travaille...

Quand Marie-Line perd son travail parce qu'elle ne cesse de parler à tort et à travers et qu'elle renverse les verres des clients, le juge lui propose de devenir son chauffeur...

Ces deux-là vont, au fil des déplacements entre domicile et palais de justice dans la ville du Havre magnifiquement filmée, apprendre à se connaître malgré ou grâce à leurs différences...

Intégrant d'intéressants personnages secondaires : autour de Marie-Line, son père (Philippe Rebbot) victime d'un accident de travail, sa sœur aînée qui tente de l'entraîner dans ses dérives, son petit ami cinéphile (Victor Belmondo) qui se moque d'elle car elle ne connait pas Truffaut... autour du juge, la femme dont il est amoureux (Nathalie Richard) et les prévenus dont il tente de comprendre les motivations... le scénario offre au spectateur de jolies scènes tout à la fois drôles et émouvantes...

Un film à voir pour ses acteurs mais pas que !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eva Husson a choisi d'adapter le court roman de Graham Swift paru en 2016 sous le titre de Mothering Sunday...

Nous sommes en 1924 dans la campagne anglaise non loin de Londres, où un groupe d'aristocrates se réunissent le dimanche au bord de l'eau pour tenter d'oublier la mort de leurs fils...

La journée est splendide et les domestiques ont quartier libre...

Jane (délicieuse Odessa Young) qui travaille chez les Niven (Colin Firth et Olivia Colman), a une liaison avec Paul Sheringham (séduisant Josh O'Connor qui a incarné le Prince Charles dans The Crown), le fils des propriétaires du manoir voisin...

Leur amour est voué à l'échec car Paul doit épouser l'ex fiancée de son frère tué à la guerre, mais leur complicité sensuelle et intellectuelle ne fait aucun doute...

Rejetée par sa mère à sa naissance et placée en orphelinat, Jane est dotée d'une âme d'artiste : elle aime les livres, elle sera écrivain...

Le scénario mêle habilement les époques pour nous faire découvrir l'histoire de Jane, une jeune femme qui ne craint pas d'aimer "hors de sa condition" comme on disait autrefois...

Un film résolument féministe qui mérite d'être vu malgré quelques longueurs...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Léa Domenach s'est inspirée du documentaire Bernadette Chirac, mémoire d'une femme libre d'Anne Barrère (sa conseillère en communication) et d'archives pour écrire sa fiction qui couvre la période entre 1995, l’année où Jacques Chirac devient Président de la République, et 2007, date de la fin de son deuxième mandat.

Nous découvrons Bernadette / Catherine Deneuve engoncée dans un tailleur Chanel, qui peine à trouver sa place dans le duo que forment le président fraichement élu (Michel Vuillermoz) et sa fille Claude (Sara Giraudeau)...

Vertement critiquée par cette dernière qui ne supporte pas sa liberté de ton dans son fief de Corrèze, Bernadette se voit gratifiée d'un conseiller en communication en la personne de Denis Podalydès avec lequel elle va nouer une vraie complicité...

Exceptées quelques scènes amusantes, le scénario traine en longueur (alors qu'il ne dure qu'1h30) et souffre d'un comique de répétition...

Les personnages de Chirac et de Villepin sont tellement caricaturaux dans leur machisme affiché que le film m'a mise mal à l'aise, d'autant que les femmes ne sont pas gâtées non plus : Catherine Deneuve fait du Catherine Deneuve, Sara Giraudeau est improbable dans son rôle de super woman et les scènes avec Laurence (la fille ainée du couple interprétée par Maud Wyler) sont indécentes...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Film de clôture du Festival International du Film de Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Julien Carpentier réunit deux grands acteurs : Agnès Jaoui et William Lebghil...

Dans cette fiction, le réalisateur a voulu nous parler de sa douloureuse relation avec sa mère bipolaire...

Dans le film Pierre 33 ans est fleuriste... Il n'a pas revu sa mère Judith (Agnès Jaoui impériale) depuis 2 ans,  pour s'en protéger et tenter de construire sa vie d'homme...

Aussi quand sa grand-mère lui apprend que sa mère s'est échappée de l'établissement de santé auquel il l'avait confiée, il est consterné car il n'a plus la force de "gérer" les débordements permanents de cette dernière...

Le road-trip retour vers la clinique va les amener par le biais de détours inattendus, à évoquer des souvenirs, exprimer leurs sentiments, se parler et trouver peut-être une façon de réconcilier leurs vies si durement affectées par la maladie...

Le film tout à la fois drôle et poignant nous offre une belle figure d'homme dans le personnage de Pierre : William Lebghil qui nous avait séduit dans "Première année" puis dans "Un métier sérieux" trouve ici un rôle qui lui permet d'exprimer tout son talent !

A voir sur les écrans à partir du 6 mars 2024

Master class Agnès Jaoui interrogée par Patrick Fabre directeur atistique du Festival
Master class Agnès Jaoui interrogée par Patrick Fabre directeur atistique du Festival

Master class Agnès Jaoui interrogée par Patrick Fabre directeur atistique du Festival

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti il y a trois semaines en Belgique, le deuxième long métrage du couple bruxellois Ann Sirot et Raphaël Balboni nous parle de désir d'enfant...

Sandra (Lucie Debay) et Rémy (Lazare Gousseau) n'arrivent pas à avoir d'enfant car, l'apprennent-ils à leur grand étonnement, ils sont atteints du "Syndrome des amours passées"...

Pour guérir, il n'y a qu'une seule solution : ils doivent recoucher une fois avec tous/toutes leurs ex...

Sur cette idée très loufoque (très belge ?), les réalisateurs réussissent, en inversant les rôles habituellement dévolus à la femme et à l'homme, le pari de nous parler du couple moderne...

En effet après quelques hésitations "légitimes", Sandra se lance à fond dans la recherche de ses nombreux partenaires tandis que Rémy peine à joindre ses rares anciennes conquêtes...

Se conseillant mutuellement mais de moins en moins complices dans l'amour, Sandra et Rémy vont interroger leur désir amoureux et leur projet d'enfant...

Le jeu des acteurs sonne très juste et la fin très amusante justifie l'histoire un peu longuette (même si le film ne dure qu'1h29), mais pleine de rebondissements inventifs !

La sortie en France est prévue le 25 octobre

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Présenté en avant-première au festival International du Film à Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Ronan Tronchot, interroge sur le statut du prêtre d'aujourd'hui et sur la paternité...

Simon (magnifique Grégory Gadebois) est un prêtre dévoué à sa paroisse dans la ville d'Auxerre. Au cours d’une messe, Louise (Géraldine Nakache), qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, refait surface. Elle lui présente Aloé adorable Anton Alluin), enfant de 11 ans, dont il apprend qu'il est le père.

Bouleversé par cette nouvelle, Simon va tout d'abord se réfugier dans son travail de prêtre... puis peu à peu se laisser séduire par la curiosité et l'authenticité de cet enfant... jusqu'à revisiter sa pratique et notamment auprès des jeunes qu'il accompagnait de façon plus bienveillante que  réellement engagée...

Confronté à cette soudaine paternité,  Simon va tenter de trouver de l'aide auprès de sa hiérarchie pour convaincre les plus hautes instances de l’Église que sa vocation est compatible avec l’amour paternel...

Elevé dans la religion catholique en Bretagne, le réalisateur, jeune papa par ailleurs, a voulu nous raconter le combat sincère d'un prêtre catholique qui se heurte aux dogmes de l'Eglise...

Toujours juste (le réalisateur s'est entouré de prêtres pour le conseiller), jamais prêchi-prêcha, le film réussit à nous passionner et à nous émouvoir jusqu'aux toutes dernières images...

Porté par un Grégory Gadebois qui crève l'écran, l'histoire s'enrichit d'excellents personnages secondaires : Amine (Lyes Salem), le collègue algérien de Simon, la "bonne" du curé (Danielle Lebrun)...

A voir absolument : le film sort en salles le 27 mars 2024

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Présenté en avant-première au festival International du Film à Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Rudy Milstein, dénonce sous couvert de comédie, la difficile défense des class actions françaises face aux géants de l'industrie  phytosanitaire...

Louis (Vincent Dedienne  très amusant dans un rôle de vrai faux candide), junior dans un grand cabinet d'avocats, n'arrive pas à trouver sa place...

Quand un vieux médecin fatigué lui annonce qu'il souffre d'une tumeur à l'estomac, il a la surprise, en actant de sa maladie pour se défendre de ne pas avoir fini de rédiger le mémo demandé, de se voir soudainement écouté et pris en considération...

Difficile de faire marche arrière quand le même médecin lui avoue son erreur...

Bombardé assistant auprès d'Elsa (délicieuse Florence Poésy), une des principales associées du cabinet crainte par toutes les équipes, il se retrouve sur un procès majeur pour le cabinet : la défense d'un industriel face à une association de malades du cancer menée par Hélène (Géraldine Nakache), une pasionaria survoltée au langage cru...

La caméra accompagne Louis qui, malgré qu'il soit empêtré dans son mensonge,  va peu à peu apprendre à s'affirmer tout en restant "gentil" auprès de sa hiérarchie, de ses parents (un couple d'avocats dysfonctionnel), de son voisin bizarre (interprété par Ruby Milstein) qui ne ressent plus aucune émotion depuis son AVC et surtout auprès d'Hélène et de Julien (un jeune cancéreux qu'il encourage dans ses projets)...

Un film gentiment cocasse qui pose de vraies questions mais n'y répond pas vraiment... à voir pour ses acteurs !

La sortie du film est prévue le 22 novembre 2023

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'avais beaucoup aimé "Les cowboys", premier long métrage de Thomas Bidegain sorti en décembre 2015 (voir ma critique) et c'est donc avec intérêt que je suis allée découvrir en avant-première française son second long métrage "Soudain, seuls" (adapté du roman éponyme d'Isabelle Autissier)...

Le réalisateur nous a raconté qu'il voulait nous faire réfléchir face à l'urgence climatique et à l'équilibre du couple en nous racontant cette survival story...

En couple depuis 5 ans, Ben (Gilles Lellouche)  et Laura (Mélanie Thierry) ont décidé de faire le tour du monde en bateau. Avant d'atteindre l'Amérique du Sud, ils font un détour vers une île sauvage, près des côtes antarctiques. En pleine exploration, une tempête s'abat sur eux et leur bateau disparaît...

Durant presque deux heures, nous participons au calvaire de ce couple réfugié sans vivres, dans une ancienne baleinerie désaffectée (à une certaine époque, on massacrait les baleines pour utiliser leur huile pour alimenter les lampes !)

Rien ne nous est épargné : la quête de nourriture (au bout de quelques mois ils décident de tuer des manchots ?!), l'entretien du feu (leur briquet ne marche plus)... mais également leurs disputes de couple inévitables en milieu hostile et leur réconciliation téléphonée (mais pas sur l'oreiller car ils n'en ont pas)...

Le seul moment intéressant est le mouvement de bascule dans le couple quand la timorée et angoissée Laura se transforme en femme puissante et... je ne vous en dirai pas plus pour ne pas dévoiler la fin... même si elle est totalement improbable...

Les paysages sont beaux et sauvages.. mais même cela est faux puisque le film a été tourné en Bretagne et en Islande et que pour donner de la véracité au scénario, la production a "importé" une colonie de manchots ???

Les deux acteurs "font le job" mais je ne vous recommande pas le film dont la sortie est prévue le 6 décembre 2023...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tout le monde connait les grandes lignes de la méthode Montessori qui s'appuie essentiellement sur la liberté des élèves, mais qui connait Maria Montessori ?

La jeune réalisatrice Léa Todorov (fille de Nancy Huston), diplômée de Sciences Po et passionnée par les méthodes d'éducation alternatives, a réalisé un documentaire en 2017 sur "L'éducation nouvelle entre les deux guerres" et sort un premier long métrage pour célébrer les découvertes de Maria Montessori... projeté pour la première fois en France à Saint Jean de Luz...

Une des premières femmes diplômées de Médecine en Italie, Maria Montessori obtient également une licence en biologie, philosophie et psychologie.

Entre1894 et 1896,  elle travaille comme assistante dans la clinique psychiatrique de l'Université de Rome, où elle rencontre plusieurs enfants déficients mentalement. Constatant avec effarement qu’ils sont mélangés aux adultes et qu’ils n'ont aucun jeu à leur disposition,  elle obtient  la création d'un service séparé qui sera considéré comme l'un des premiers services pédo-psychiatriques en Italie.

Pour proposer et opposer deux modèles de "femmes puissantes" au début du XXe siècle, la réalisatrice a inventé le personnage de Lili d'Alengy, cocotte admirée du tout Paris, incarnée avec talent par Leila Bekhti

Quand Lili d’Alengy, cocotte au faîte de sa gloire, doit fuir Paris en 1900 pour cacher sa fille Tina "déficiente mentale", elle s'installe à Rome où elle l'inscrit  dans le service de Maria Montessori (magnifique Jasmine Trinca) et découvre avec stupeur les réels bénéfices de son approche pédagogique.

Passionnant et très pédagogique dans un premier temps, le film s'enrichit de la rencontre de ces deux femmes qui vont peu à peu s'apprécier puis s'épauler voire se compléter... car Lili, grâce à Maria Montessori redécouvre sa fille... car Maria, qui a eu un fils hors mariage avec le professeur de psychiatrie Montesano, va apprendre à s'affirmer dans le monde patriarcal de la médecine et dans sa vie personnelle...

Maria Montessori est certes une "nouvelle femme", une femme moderne mais elle doit composer avec tous les préjugés de son époque et de son milieu social...

Tourné avec des enfants handicapés, le film est un hymne à la gloire de l'approche attentionnée et respectueuse des enfants...

Sortie prévue sur les écrans le 13 mars 2024

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur suisse-égyptien Tamer Ruggli s'est inspiré de l'histoire des femmes de sa famille et plus particulièrement des relations orageuses entre sa mère et sa grand-mère pour écrire son premier long métrage (présenté pour la première fois en France à Saint Jean de Luz)...

Sue (impressionnante et ravissante Nadine Labaki), une thérapeute renommée, quitte la Suisse pour se rendre à Alexandrie au chevet de sa mère Fairouz (merveilleuse Fanny Ardant), une aristocrate scandaleuse et égocentrique qu'elle n'a pas vue depuis 20 ans...

Accueillie au Caire par son excentrique tante Indji qui lui avait promis de l'emmener au chevet de sa sœur Fairouz, Sue redécouvre en taxi puis à pieds la capitale animée où les souvenirs l'assaillent...

Prenant la route, seule au volant d'une magnifique voiture américaine rose, la jeune femme va entreprendre un voyage fantasmagorique vers son passé, accompagnée du fantôme impérieux et querelleur de sa mère et de Bobby, un mystérieux petit garçon malicieux qui s'invite à chaque étape (un double d'elle enfant ?, le petit garçon dont sa mère rêvait ? un double du réalisateur ?)...

La caméra nous invite dans de somptueuses demeures habitées par des femmes puissantes et leurs fidèles serviteurs et nous fait voyager dans les magnifiques paysages ocres du delta du Nil que traverse Sue...

Malgré quelques longueurs, un très joli film sur le travail de mémoire, magnifié par une bande son aux accents de Dalida !

Pas de date de sortie annoncée pour le moment

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