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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de Ronan Tronchot, interroge sur le statut du prêtre d'aujourd'hui et sur la paternité...

Simon (magnifique Grégory Gadebois) est un prêtre dévoué à sa paroisse dans la ville d'Auxerre. Au cours d’une messe, Louise (Géraldine Nakache), qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, refait surface. Elle lui présente Aloé (adorable Anton Alluin), enfant de 11 ans, dont il apprend qu'il est le père.

Bouleversé par cette nouvelle, Simon va tout d'abord se réfugier dans son travail de prêtre... puis peu à peu se laisser séduire par la curiosité et l'authenticité de cet enfant... jusqu'à revisiter sa pratique et notamment auprès des jeunes qu'il accompagnait de façon plus bienveillante que  réellement engagée...

Confronté à cette soudaine paternité,  Simon va tenter de trouver de l'aide auprès de sa hiérarchie pour convaincre les plus hautes instances de l’Église que sa vocation est compatible avec l’amour paternel...

Élevé dans la religion catholique en Bretagne, le réalisateur, jeune papa par ailleurs, a voulu nous raconter le combat sincère d'un prêtre catholique qui se heurte aux dogmes de l’Église...

Toujours juste (le réalisateur s'est entouré de prêtres pour le conseiller), jamais prêchi-prêcha, le film réussit à nous passionner et à nous émouvoir jusqu'aux toutes dernières images...

Porté par un Grégory Gadebois qui crève l'écran, l'histoire s'enrichit d'excellents personnages secondaires : Amine (Lyes Salem), le collègue algérien de Simon, la "bonne" du curé (Danielle Lebrun)...

A voir malgré la critique peu enthousiaste de Télérama !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage écrit et réalisé par le suisse Maxime Rappaz, le film est terriblement séduisant...

Un scénario original pour nous raconter l'histoire de Claudine, une femme d'une quarantaine d'années qui s'occupe seule de son fils gravement handicapé : couturière de son état, elle s'est forgée un équilibre précaire entre les discussions avec ses clientes et les escapades qu'elle s'offre tous les mardis dans un hôtel de haute montagne, dans un décor grandiose de cimes surplombant un immense barrage...

Une actrice merveilleuse en la personne de Jeanne Balibar qui, une fois n'est pas coutume, interprète avec maestria une femme "ordinaire", qui va peu à peu révéler toute sa singularité et surtout sa fragilité affective...

Des allers et retours, parenthèses symboliques, qui permettent à Claudine de quitter la vallée où elle habite avec son fils, pour se transformer en femme "fatale" à l'élégance raffinée à la recherche d'un homme pour une rencontre sans lendemain...

Un twist subtil qui dérègle la "routine" de Claudine lorsqu'elle rencontre Michael (excellent Thomas Sarbacher), un ingénieur spécialisé en génie hydraulique qui va décider de rester sur place pour la revoir...

Du cinéma classieux comme on en voit rarement !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Averroès et Rosa Parks sont deux unités de l’hôpital Esquirol (connu autrefois comme l'asile de Charenton), qui relèvent - comme l’Adamant - du Pôle psychiatrique Paris-Centre.

Survolés par un drone, les bâtiments se découvrent, classiques et sévères mais lumineux, à la lisière du Bois de Vincennes...

Le documentaire de Nicolas Philibert constitue le second volet de ce qui formera un triptyque avec Sur l'Adamant et La Machine à écrire et autres sources de tracas (sortie prévue le 17 avril)

Le réalisateur s'explique : "C’est un peu comme si, après avoir filmé ce qui est sur le devant de la scène dans Sur l'Adamant, je montrais cette fois les coulisses, les soubassements".

Les patients qui ont échoué là traversent un moment dans lequel ils sont plus vulnérables et plus chancelants que ceux rencontrés dans la péniche hôpital de jour... mais Nicolas Philibert a voulu filmer la même psychiatrie, ou ce qu'il en reste...

Un établissement où les soignants, même s'ils ne sont pas assez nombreux en fonction des besoins, s'efforcent d'accueillir et de prendre en considération la parole de ces êtres cabossés par des accidents de vie qui les empêchent de reprendre une existence normale et donc autonome, avec un travail qui leur permettrait de retrouver une place dans la société... et de payer des impôts, comme dit l'un d'entre eux, qui les associent à une forme de rédemption de la culpabilité qu'il ressent de son état...

Le cinéaste, en plein accord avec l'équipe médicale et les patients, les filme en entretiens individuels ou lors de réunions « soignants-soignés », pour tenter de nous faire entrer dans l'univers de chacun, revenant sur le moment où ils ont "basculé", les questionnant sur leurs peurs, leurs progrès, leurs projets... et c'est tout à la fois terrifiant et passionnant...

Durant 2h23 mn, nous découvrons des femmes et des hommes, jeunes ou déjà âgés, internés depuis quelques semaines ou de longues années, plus ou moins conscients de leur pathologie, qui confient leur mal-être ou racontent leurs hallucinations tel celui qui sourit parce qu'il est persuadé d'avoir retrouvé parmi le personnel et les autres patients son grand-père et son père décédés - qui décrivent leurs terreurs ou développent des raisonnements dont la logique absurde possède sa propre logique...

Un film coup de poing qui nous oblige à regarder les malades "mentaux" comme nos semblables !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane Brizé, dont j'avais personnellement beaucoup apprécié sa trilogie sur le monde du travail avec La loi du marché, En guerre et Un autre Monde, s'essaie pour son dixième long métrage à un autre registre : la comédie mélancolique...

Avec la désillusion pour fil rouge, il nous raconte les retrouvailles improbables, de Mathieu (Guillaume Canet), un acteur en pleine crise de la cinquantaine et Alice (Alba Rohrwacher), une pianiste d'une quarantaine d'années qui vit dans une petite cité balnéaire dans l'ouest de la France avec son mari médecin et sa fille...

Ces deux-là se sont aimés il y a quinze ans et le temps a passé... surtout pour Mathieu qui s'est concentré sur sa carrière cinématographique...

Lorsque déprimé par son choix de renoncer à jouer au théâtre à quelques semaines du début des représentations, Mathieu décide de faire une cure de thalassothérapie, il ne se doute pas qu'il va se trouver confronté à son passé...

Après une première partie un peu longue durant laquelle Mathieu découvre les "joies" solitaires d'une cure dans un établissement de luxe aux 3/4 vide, avec heureusement quelques gags plus ou moins amusants pour nous distraire, le film démarre réellement lorsque Mathieu et Alice se revoient...

En pointillé, le réalisateur pose des questions très actuelles : les dessous du succès médiatique, le sentiment d'imposture,  la difficulté à exprimer ses sentiments, la persistance du sentiment amoureux, la peur de l'échec... mais malgré l'excellent jeu de Alba Rohrwacher et du fait d'une longueur excessive (1h46) et de scènes répétitives, le film nous laisse sur une impression mitigée...

A voir pour la petite musique, signée Vincent Delerm, les paysages et surtout le magnifique personnage d'Alice qui réunit tous les questionnements d'une femme d'aujourd'hui !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Thea Sharrock s'est inspirée d'un fait divers réel : les habitants de Littlehampton, une ville côtière du sud de l'Angleterre, ont reçu en 1920 un torrent de lettres anonymes ordurières, ciblant plus particulièrement Edith Swan (toujours aussi formidable Olivia Colman), une vieille fille bigote, ainée d'une famille 10 enfants, vivant toujours sous le toit de ses parents !

Les soupçons de la famille et de la police se portent tout de suite sur la voisine irlandaise Rose Gooding (amusante Jessie Buckley), une jeune femme libre, au langage cru, qui vit avec sa fille et son compagnon noir...

Sur un rythme enlevé, la scénariste livre une charge un peu caricaturale contre les ravages du patriarcat : coincée entre une mère confite en dévotion et un père autocrate qui a éloigné son prétendant, Edith tente de survivre en organisant des parties de whist avec les grenouilles de bénitier de la paroisse...

Heureusement l'agent de police Gladys Moss (excellente Anjana Vasan), confinée, de par son sexe, dans des tâches subalternes, défie sa hiérarchie pour mener sa propre enquête : féministe avant l'heure, elle n'hésite pas, en véritable professionnelle, à utiliser l'analyse graphologique méprisée à l'époque...

Un bon moment de cinéma distrayant, malgré quelques longueurs et quelques lourdeurs de trait !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Paola Cortellesi (dont c'est le premier long métrage), a créé la surprise à sa sortie en Italie en octobre 2023, en totalisant 5 millions de spectateurs (dépassant au box-office national Oppenheimer et Barbie).

Au-delà du succès populaire, le film a suscité de vifs débats en Italie autour du patriarcat et ses racines, entrant en résonance avec le féminicide de Giulia Cecchettin : le meurtre de cette étudiante de 22 ans, perpétré par son petit ami le 11 novembre 2023, a indigné le pays.

La notoriété de sa réalisatrice et actrice principale, Paola Cortellesi, qui a commencé sa carrière comme humoriste à la télévision, a permis de renouer avec une tradition perdue du cinéma italien : celle de constituer une œuvre à la fois politique et populaire !

L'idée de départ de la réalisatrice était de dépeindre le quotidien de femmes ordinaires de l'immédiat après-guerre, en se basant sur les histoires racontées par ses grands-mères, ses tantes et ses parents... pour mieux dénoncer le patriarcat subi par ces générations de femmes jusqu'à ce qu'une d'entre elles en prenne conscience et se rebelle...

Tourné en noir et blanc, le film nous replonge immédiatement dans cette époque encore ancrée dans les cerveaux des baby boomers, lorsque les femmes étaient réduites à leur fonction reproductrice, n'avaient pas le droit de travailler sans l'accord de leur mari, n'avaient pas le droit de vote, n'avaient pas de compte bancaire...

Les années 40/50 si proches et si lointaines !

Je ne sais pas si le film aura un succès comparable en France à celui qu'il a connu en Italie, mais c'est un film nécessaire en ces temps "me-too"... même si j'ai regretté quelques scènes un peu caricaturales qui, de mon point de vue,  risquent d'affaiblir la force de la dénonciation !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tenant davantage de la comédie, le film marque une certaine rupture dans le travail de Thierry Klifa : le réalisateur a voulu nous offrir un film un peu foutraque avec une brochette d'acteurs talentueux... et une bande son guillerette signée Alex Beaupain !

Fanny Ardant, toujours aussi belle, interprète Rachel, une Ma Dalton qui "travaille" en famille : secondée par ses deux fils Max (Mathieu Kassovitz étonnamment drôle et touchant) et Jérémie (Nicolas Duvauchelle, incroyable dans un rôle un peu casse-gueule) et de son petit fils Nathan (Ben Attal), la petite bande réalise des casses un peu minables dans des appartements dont les propriétaires s'absentent pour une soirée...

Mais rien ne va plus quand Jérémie, sur un coup de tête, décide de voler un tableau de Tamara de Lempicka dont l'arrachage déclenche l'alarme : les Pieds Nickelés s'enfuient à l'exception de Nathan que la police va arrêter puis faire emprisonner durant trois ans...

Quand Nathan sort de prison, tout s'accélère...

La famille, reconstituée tant bien que mal autour de Rachel, décide de retrouver Jérémie qu'ils soupçonnent d'avoir gardé le tableau...

L'action se déplace en Normandie dans le joli village de Saint Vaast où nos héros se retrouvent, espionnés sans qu'ils le sachent, par un policier (toujours aussi excellent Michel Vuillermoz) et par Nellie, une détective privée camouflée (délicieuse Laetitia Dosch)...

Les péripéties s'enchaînent pour notre grand plus amusement, enrichissant un scénario qui nous réserve quelques jolies surprises, un twist final et des scènes familiales cocasses et attendrissantes...

Dommage que le film soit un peu trop long (1 h 56), sinon il aurait été parfait !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est sur le conseil de Ben Roberts (qui dirigeait alors le fonds de financement du British Film Institute), que le réalisateur Terence Davies (décédé en octobre 2023), a accepté d'écrire et de tourner la biographie de Siegfried Sassoon, sous le titre de "Les "Carnets de Siegfried"...

Pour aborder la personnalité complexe de son héros, Terence Davies s'est plongé dans trois énormes biographies de Siegfried Sassoon (1886-1967), dans lesquelles il a découvert ses multiples facettes...

Le film commence en 1914, lorsque le jeune Siegfried Sassoon, est enrôlé dans l’armée britannique. Révolté par les atrocités de la première guerre mondiale et profondément attristé par la mort de son frère, le poète en herbe va prendre la plume pour dénoncer les errements et l'inhumanité du commandement militaire. Mis au ban par sa hiérarchie, il va échapper à la peine de mort et être enfermé dans un hôpital militaire en Ecosse, officiellement soigné pour "neurasthénie".

En 1918, il devient la coqueluche du "Tout Londres" pour ses pamphlets pacifistes et ses carnets de guerre !

Pendant plus de deux heures, le film nous immerge savamment dans cette période d'après-guerre en Angleterre, en nous faisant partager le cheminement intérieur de ce personnage hors du commun qui, attiré par les hommes, s'est marié et a eu un fils - qui, en quête d'"immuable", s'est converti tardivement au catholicisme...

Dans une mise en scène virtuose, les différents thèmes sont abordés par petites touches puis repris dans de longues séquences, elles-mêmes entrecoupées de bouleversantes images d'archives de la "grande guerre", avec en fond sonore la lecture de ses poèmes dénonçant le massacre de la jeunesse européenne...

Des personnages passionnants (avec une mention spéciale pour le psychiatre militaire), des acteurs excellents, dont Jack Lowden remarquable dans le rôle de Siegfried, un humour anglais dont on se lasse pas tant il est subtil et résonne merveilleusement dans une langue anglaise très oxfordienne...

Un grand moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tout le monde connait les grandes lignes de la méthode Montessori qui s'appuie essentiellement sur la liberté des élèves, mais qui connait Maria Montessori ?

La jeune réalisatrice Léa Todorov (fille de Nancy Huston), diplômée de Sciences Po et passionnée par les méthodes d'éducation alternatives, a réalisé un documentaire en 2017 sur "L'éducation nouvelle entre les deux guerres" et sort un premier long métrage pour célébrer les découvertes de Maria Montessori...

Une des premières femmes diplômées de Médecine en Italie, Maria Montessori obtient également une licence en biologie, en philosophie et en psychologie.

Entre 1894 et 1896,  elle travaille comme assistante dans la clinique psychiatrique de l'Université de Rome, où elle rencontre plusieurs enfants déficients mentalement. Constatant avec effarement qu’ils sont mélangés aux adultes et qu’ils n'ont aucun jeu à leur disposition,  elle obtient  la création d'un service séparé, qui sera considéré comme l'un des premiers services pédo-psychiatriques en Italie.

Pour proposer et opposer deux modèles de "femmes puissantes" au début du XXe siècle, la réalisatrice a inventé le personnage de Lili d'Alengy, cocotte admirée du tout Paris, incarnée avec talent par Leila Bekhti

Quand Lili d’Alengy, cocotte au faîte de sa gloire, doit fuir Paris en 1900 pour cacher sa fille Tina "déficiente mentale", elle s'installe à Rome où elle l'inscrit  dans le service de Maria Montessori (magnifique Jasmine Trinca) et découvre avec stupeur les réels bénéfices de son approche pédagogique.

Passionnant et très pédagogique dans un premier temps, le film s'enrichit de la rencontre de ces deux femmes qui vont peu à peu s'apprécier puis s'épauler voire se compléter... car Lili, grâce à Maria Montessori redécouvre sa fille... car Maria, qui a eu un fils hors mariage avec le professeur de psychiatrie Montesano, va apprendre à s'affirmer dans le monde patriarcal de la médecine et dans sa vie personnelle...

Maria Montessori est certes une "nouvelle femme", une femme moderne mais elle doit composer avec tous les préjugés de son époque et de son milieu social...

Tourné avec des enfants handicapés, le film est un magnifique plaidoyer en faveur de l'approche attentionnée et respectueuse des enfants...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de Julien Carpentier réunit deux grands acteurs : Agnès Jaoui et William Lebghil...

Dans cette fiction, le réalisateur a voulu nous parler de sa douloureuse relation avec sa mère bipolaire...

Dans le film Pierre 33 ans est fleuriste... Il n'a pas revu sa mère Judith (Agnès Jaoui impériale) depuis 2 ans,  pour s'en protéger et tenter de construire sa vie d'homme...

Aussi quand sa grand-mère lui apprend que sa mère s'est échappée de l'établissement de santé auquel il l'avait confiée, il est consterné car il n'a plus la force de "gérer" les débordements permanents de cette dernière...

Le road-trip retour vers la clinique va les amener par le biais de détours inattendus, à évoquer des souvenirs, exprimer leurs sentiments, se parler et trouver peut-être une façon de réconcilier leurs vies si durement affectées par la maladie...

Le film tout à la fois drôle et poignant nous offre une belle figure d'homme dans le personnage de Pierre : William Lebghil qui nous avait séduit dans "Première année" puis dans "Un métier sérieux" trouve ici un rôle qui lui permet d'exprimer tout son talent !

A voir absolument !

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