
Premier long métrage écrit et réalisé par le suisse Maxime Rappaz, le film est terriblement séduisant...
Un scénario original pour nous raconter l'histoire de Claudine, une femme d'une quarantaine d'années qui s'occupe seule de son fils gravement handicapé : couturière de son état, elle s'est forgée un équilibre précaire entre les discussions avec ses clientes et les escapades qu'elle s'offre tous les mardis dans un hôtel de haute montagne, dans un décor grandiose de cimes surplombant un immense barrage...
Une actrice merveilleuse en la personne de Jeanne Balibar qui, une fois n'est pas coutume, interprète avec maestria une femme "ordinaire", qui va peu à peu révéler toute sa singularité et surtout sa fragilité affective...
Des allers et retours, parenthèses symboliques, qui permettent à Claudine de quitter la vallée où elle habite avec son fils, pour se transformer en femme "fatale" à l'élégance raffinée à la recherche d'un homme pour une rencontre sans lendemain...
Un twist subtil qui dérègle la "routine" de Claudine lorsqu'elle rencontre Michael (excellent Thomas Sarbacher), un ingénieur spécialisé en génie hydraulique qui va décider de rester sur place pour la revoir...
Du cinéma classieux comme on en voit rarement !