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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Bertrand Bonello adapte le court roman d'Henry James, La Bête dans la jungle, paru en 1903, mais a inversé les rôles par rapport à la nouvelle en faisant du personnage féminin celui qui est dans l'attente et le pressentiment...

Le récit se déroule à trois périodes distinctes : 1910 (pour la crue historique de la Seine), 2014 et 2044 - et met en scène deux acteurs prodigieux : Léa Seydoux, femme à la fois moderne et intemporelle et George MacKay, un comédien anglais dont le physique magnétique tente de remplacer le génial Gaspard Ulliel, prévu à l'origine pour le rôle...

Le film démarre en 2044 : l'intelligence artificielle a pris le pouvoir et les êtres de chair et de sang, devenus inutiles sont sommés de subir un traitement de "purification" psychique, qui les amène à revivre des moments de leur passé pour tenter d'effacer les affects et les émotions qui les empêchent d'être compétitifs...

Gabrielle va donc replonger en 1910 où lors d'un bal, elle rencontre Louis : le coup de foudre est immédiat mais elle est mariée... puis en 2014 où jeune et jolie starlette qui tente de percer à Hollywood, elle retrouve Louis sous les traits d'un psychopathe (inspiré d'un tueur en série qui a réellement existé)...

Le pitch est long mais passionnant sur le papier...

Le film séduit les critiques qui crient au génie...

Pour ma part, même si j'ai été séduite par le scénario et le jeu des acteurs, je suis malheureusement restée à l'extérieur du film et j'avoue m'être parfois ennuyée tant la durée est longue (2h26)...

Mélodrame, thriller, dystopie, romance, documentaire historique... le film embrasse tous les genres et maintient le suspense jusqu'aux dernières images... mais comme dit Télérama, pour apprécier "La bête", "il faut se faire attraper et accepter la morsure", ce qui n'a pas été mon cas !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Quentin Dupieux, nouvelle coqueluche des media, a de bonnes idées de scénario (voir ma critique de Yannick en août 2023), mais a du mal à les mettre en images sur la durée d'un long métrage (même si le film ne dure qu'1 heure 18)...

"Quand j’ai rêvé de ce film, j’ai très vite senti qu’il ne fallait pas faire un film sur Dalí mais avec Dalí."

Le réalisateur explique qu'en confiant le rôle à plusieurs acteurs (6 acteurs d'où les 6 a du titre), il souhaitait briser l'idée du biopic ?

Une jeune journaliste débutante (ex pharmacienne !?), interprétée par Anaïs Demoustier, souhaite interviewer le maître et trouve un producteur en la personne de Romain Duris pour la soutenir dans son projet, car Dali exige une vraie caméra de cinéma pour être filmé... mais le peintre de génie se dérobe à l'exercice pour des raisons toutes plus loufoques les unes que les autres...

Le procédé amusant au départ, finit par vite lasser d'autant que l'actrice ne convainc pas autant qu'à son habitude, tant son jeu est prévisible et répétitif...

Quant aux 6 Dali, seul Edouard Baer tire son épingle du jeu, les 5 autres étant au mieux pathétiques...

Si l'on oublie la première image qui reproduit le tableau intitulé Fontaine nécrophilique, la peinture de Dali est curieusement et malheureusement absente à part quelques allusions...

Dommage de réduire le génial peintre catalan à sa caricature qu'il a incarné notamment dans sa publicité pour le chocolat Lanvin...

Dommage que le riche imaginaire du peintre ne soit pas plus présent et que toute la seconde partie explore les rêves surréalistes d'un évêque avec lequel il est invité à dîner chez un ami commun ???

Je sauverais le décor reconstitué de Port LLigat et de la magnifique maison où Salvador habitait avec Gala !

Et je résumerais ma critique par un mot : boffffff !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pourquoi tourner un tel film ?

Pourquoi aller voir un tel film ?

Le long métrage de Jonathan Glazer a obtenu le Grand Prix du Jury à Cannes mais a divisé les critiques et continue à diviser les cinéphiles...

L’expression "zone d’intérêt", a été utilisée par les nazis pour décrire le périmètre de 40 kilomètres carrés entourant le camp de concentration d’Auschwitz...

S'interdisant d'entrer dans le camp, le réalisateur filme la vie "ordinaire"  du commandant du camp Rudolf Höss qui vit dans une maison entourée d'un jardin "paradisiaque" qui jouxte le camp, avec sa femme Hedwig (Sandra Hüller) et leur cinq enfants blonds...

La caméra filme les murs, les baraquements et les miradors du camp, la bande son nous immerge dans les soit-disant bruits émanant du camp... mais tout sonne faux !

Les écrans noirs, le scénario appuyé, distillant les allusions à l'holocauste, l'antisémitisme des protagonistes... donnent la nausée !

Qu'a voulu réellement nous dire le réalisateur dont "l’idée était d’observer des gens dans leur vie quotidienne. Je voulais capturer le contraste entre quelqu’un qui se verse une tasse de café dans sa cuisine et quelqu’un en train d’être assassiné de l’autre côté du mur, la coexistence de ces deux extrêmes" ?

Je voulais me rendre compte par moi-même et témoigner : j'ai détesté le film car il n'apporte rien qu'on ne sache déjà...

En choisissant le parti pris de la "banalité du mal", le réalisateur invisibilise les victimes et la réalité de leur extermination qui n'apparait que dans les dernières images lorsqu'il filme les femmes de ménage du musée d'Auschwitz !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film raconte l’histoire d’un ami du réalisateur yéménite Amr Gamal, et de sa femme, confrontés à une grossesse non désirée...

Isra’a (Abeer Mohammed) vit avec son mari Ahmed (Khaled Hamdan) et ses trois enfants dans le vieux port de la ville d’Aden, au sud du Yémen. Leur vie quotidienne est rythmée par les effets de la guerre civile : contrôles militaires dans les rues, pannes de courant fréquentes, et rationnement de l’eau. Ahmed, qui travaillait pour la télévision, a dû quitter son poste à la suite de nombreux salaires impayés, pour devenir chauffeur de taxi collectif.

Quand Isra’a apprend qu’elle est à nouveau enceinte, le couple sait qu’il ne peut pas se permettre un quatrième enfant, d’autant qu’ils doivent déménager dans un logement moins cher et qu’il faut payer les frais d’inscription d’école du petit dernier. Ensemble, ils décident d’avorter.

C'est un vrai parcours du combattant qui les attend dans ce pays profondément musulman... où les religieux et le corps médical sont étonnamment partagés sur le sujet de l'avortement...

Nous suivons le couple dans la ville d'Aden qui est le véritable 3ème personnage de l'histoire et nous "souffrons" aux côtés d'Isra'a qui doit affronter les colères de son mari, l'intransigeance de sa sœur et la corruption qui s'invite à tous les guichets...

Heureusement elle va trouver sur sa route des personnes "éclairées" comme Mona (Samah Alamrani), une amie médecin et sa belle mère qui comprend la situation à mi-mots et la soutient autant que cela lui est possible dans une société patriarcale.

Un film à voir pour son sujet (en France, les femmes se battent pour inscrire le droit à l'avortement dans la constitution) - et ses excellents acteurs tous non professionnels mais touchants dans leur authenticité ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur japonais Kei Ishikawa a choisi d'adapter le roman éponyme de Keiichiro Hirano (qui a remporté en 2018 le prix Yomiuri - le Goncourt japonais), pour nous parler du phénomène des "évaporés" au Japon, communément dénommés "jōhatsu".

Chaque année, on estime qu'environ cent mille personnes disparaissent volontairement au pays du Soleil-Levant, abandonnant leur famille et leurs proches derrière elles. Les raisons derrière ce désir de disparition sont nombreuses et diverses, il s'agit souvent d'un besoin de fuir un quotidien anxiogène, une situation familiale compliquée ou des dettes impossibles à éponger.

La première image du film donne le ton : dans un tableau de Magritte, un homme aux cheveux bruns découvre le reflet de sa nuque dans la glace...

A la mort de son mari, Rie (Sakura Ando excellente) découvre que l'homme qu'elle aimait, qui lui a donné une fille et a adopté son fils né de sa première union, n'était pas celui qu'il prétendait être...

Elle fait appel à Maître Kido (Satoshi Tsumabuki formidable), l'avocat qui l'avait accompagnée dans son divorce, pour découvrir la véritable identité de son défunt mari...

Comme un rubik's cube dont on doit recomposer les 6 faces, le scénario nous amène à nous interroger sur la psyché de tous les hommes qui s'inscrivent dans cette quête vertigineuse, où chacun tente d'effacer de sa mémoire un passé qui menace leur équilibre... mais également sur la difficulté à se construire quand on rejette ou quand on recherche sa filiation, et encore sur la lourdeur des traditions et le racisme de la société japonaise...

Malgré quelques longueurs, le film nous envoûte à la manière d'un polar existentiel !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le titre original du premier long métrage d'Ilya Povolotsky est Blazh, qui, selon le réalisateur russe, est un mot complexe qui n'a pas d'équivalent en français.

Difficile en tout cas de qualifier de gracieux ce road movie de 5000 km désenchanté, entre les steppes arides du Caucase et la froideur métallique de la mer de Barents...

Un père et sa fille à bord d'un van déglingué qui contient toute leur vie... et l'urne enfermant les cendres de la mère... sillonnent des routes défoncées et des pistes poussiéreuses dans des paysages désertiques et des friches industrielles, n'échangeant que quelques rares mots...

Après de longs plans panoramiques, nous découvrons la raison de leur itinérance : père et fille tiennent un cinéma ambulant et projettent des films en plein air aux habitants des villages traversés...  

Le père est taciturne, la fille boude (elle a quinze ans) et les rares personnes qu'ils rencontrent sont au mieux bourrus quand ils ne sont pas agressifs...

La grâce est dans le visage de la jeune fille, magnifiquement interprétée par Maria Lukyanova : orpheline de figure féminine, l'adolescente dessine peu à peu la femme qu'elle veut être et sa lente métamorphose est passionnante !

A voir pour les amoureux du cinéma russe !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film d'Yvan Attal est tiré d’un texte d'Eric Assous : Ball trap, une comédie sur deux copains dont l’un tue accidentellement sa maîtresse. Ayant trouvé l’idée intéressante, il a obtenu de l'auteur de le laisser traiter ce sujet à la manière d'un thriller, genre que le réalisateur n'avait jamais abordé jusqu'alors...

Et malheureusement, cela se sent...

Effectivement, malgré un casting de stars pour interpréter les deux couples d'amis : Guillaume Canet dans le rôle de Vincent et Maïwenn dans celui de sa femme Delphine, Yvan Attal dans le rôle de Mathieu et Marie-Josée Croze dans celui de sa femme Juliette, le scénario manque étonnamment de tension !

En réalité, le spectateur se fiche un peu de ce qui va arriver à ces nouveaux riches qui ont fait fortune à Nice dans la promotion immobilière : faussement "busy", les deux hommes trouvent le temps de boire du champagne à toutes les occasions et de jouer au golf...

Le "désinvolte" Vincent à qui tout sourit, les affaires comme les femmes, tombe raide amoureux de la belle Elsa (Alma Jodorowsky), mais la quitte sur la pression de sa femme, redoutable tigresse...

Le "sérieux" Mathieu qui doit sa réussite à Vincent, est un homme fidèle et lâche qui envie secrètement son ami... jusqu'à accepter de "consoler" Elsa...

Quand cette dernière est retrouvée morte, tous les indices laissent à penser que c'est Juliette la coupable...

Aucun suspens pour le spectateur qui sait comment Elsa est morte... et au cas où on ne comprendrait pas le raisonnement des policiers, une voix off commente ce qu'on a déjà compris...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Noé Debré a maintenu, malgré son sujet, la sortie de son film, tourné avant les événements du 7 octobre dernier...

Il nous raconte l'histoire de Giselle (Agnès Jaoui) et de son fils Bellischa (Michael Zindel) qui vivent dans un appartement surchargé de meubles et d'objets d'une cité du 93... dont ils sont désormais les deux derniers juifs...

Giselle est malade et ne sort plus que rarement de chez elle... quant à Bellisha (27 ans), il s'occupe de sa mère et lui fait croire qu'il est parfaitement intégré dans la vie active...

Giselle, qui n'en a guère envie, tente de convaincre son fils qu'il faut partir... puisque le boucher casher a fermé sa boutique... mais pour aller où ?

Construit autour de saynètes savoureuses et amusantes, le scénario est aussi "cool" que Bellisha...

Agnès Jaoui est comme d'habitude excellente dans ce rôle de mère juive même si le film la "vieillit"...

Michael Zindel, dont c'est le premier rôle, est une véritable révélation, mi Charlot, mi Droopy...

Un film touchant, attachant qui se déguste comme un « soufganiyot » (beignet dodu gonflé à la crème de lait, à la compote de pomme, à la confiture ou au chocolat) !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le pitch promettait un film dans le film : pour préparer son nouveau rôle, Elizabeth (Natalie Portman), une actrice célèbre vient rencontrer celle qu’elle va incarner à l’écran, Gracie (Julianne Moore), dont la vie sentimentale a enflammé la presse à scandale et passionné le pays 20 ans plus tôt... mais le scénario construit autour d'interviews des protagonistes de l'époque, induit une impression de flottement...

Le film est inspiré d'une histoire vraie : l'affaire Mary Kay Letourneau, survenue en 1997 aux Etats-Unis. Professeure de 34 ans, elle est tombée enceinte d'un de ses élèves Vili Fualaau (12 ans) et a été condamnée à six mois de prison et trois ans de traitement pour délinquance sexuelle. Elle a ensuite violé sa probation et est retombée enceinte de Fualaau, ce qui lui a valu sept ans et demi de prison en 1998. Elle a épousé Fualaau en 2005 et a élevé avec lui leurs deux enfants... mais le choix du couple d'acteurs n'est pas convaincant (Julianne Moore et Charles Melton dans le rôle du mari, Joe dans le film)

Les deux actrices sont excellentes mais jouent chacune leur partition : le duo ne fonctionne pas... sauf dans de trop rares scènes de "révélation"...

Seul Joe est intéressant : dolent (un peu trop dans plus de la moitié du film), il finit par révéler toutes les facettes de son personnage, facettes imaginées puisque le réalisateur n'a pas pris la peine de rencontrer Vili Fualaau, aujourd'hui âgé de 40 ans...

Sous-tendu par un arrangement de la musique de Michel Legrand dans Le Messager, le film peine à trouver son rythme...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Séance de rattrapage car je n'avais pas "trouvé le temps" d'aller voir le dernier opus de Nuri Bilge Ceylan : le film dure 3h17 ! 

Le réalisateur dit avoir voulu construire un récit basé sur les expériences d’un professeur en poste dans un village de l’Anatolie orientale pour pouvoir mettre en scène des situations invitant à une réflexion sur certains concepts fondamentaux. Parmi eux : le bien et le mal, ainsi que l’individualisme et le collectivisme qui, en Turquie, ont toujours constitué des dichotomies selon le réalisateur.

Dès les premières images, nous sommes submergés par la neige qui ne cesse de tomber sur ce village loin d'Istanbul (capitale où les professeurs rêvent tous d'enseigner)

Samet (Deniz Celiloglu, excellent), jeune professeur d'arts plastiques, rentre chez lui après quelques jours de vacances...

Accueilli par les élèves à coups de boules de neige, il tente d'imposer le silence à sa classe et trouve du "réconfort" auprès de Sevim, une élève brillante avec laquelle il a noué une relation privilégiée (prêt de livres et petits cadeaux)...

Quand il se fait convoquer, avec son colocataire et collègue Kenan, par le rectorat, il tombe des nues : Sevim et une de ses amies les accusent de gestes déplacés (bras autour des épaules, pincements de joues...)

Rien de grave pense-t-il... et pourtant...

A partir de cet instant, à l'ennui qui le détruisait à petit feu, vient s'installer le sentiment d'injustice...

Le scénario nous invite à partager le quotidien de Samet, les relations complexes avec les pairs et surtout avec le principal, le difficile dialogue avec les enfants et plus particulièrement les deux dénonciatrices...

Tantôt maladroit voire brutal, tantôt magnanime, Samet tente de retrouver un semblant d'équilibre... qu'il imagine possible avec Nuray (formidable Merve Dizdar, prix d'interprétation féminine à Cannes en 2023), une collègue d'une école voisine, professeur d'anglais, handicapée lors d'un attentat suicide...

Las, c'est un triangle amoureux qui s'installe avec Kenan, Samet n'ayant pas toujours le beau rôle tant son attitude est ambigüe...

Ce n'est que dans la toute dernière partie du film que l'on voit enfin les herbes sèches de l'été (car il n'y a que deux saisons en Anatolie orientale : l'hiver et l'été) et l'on se prend à respirer un peu mieux...

Car l'atmosphère du film comme la neige qui croule sur les toits, est lourde... lourde de mots (le film est très bavard) et lourde de sens (voir plus haut)...

Pour ma part, j'ai préféré les précédents films de Ceylan : Winter sleep (Palme d'Or 2014) et Le poirier sauvage, dont les messages me paraissaient plus lisibles et mieux construits !

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