
Pourquoi tourner un tel film ?
Pourquoi aller voir un tel film ?
Le long métrage de Jonathan Glazer a obtenu le Grand Prix du Jury à Cannes mais a divisé les critiques et continue à diviser les cinéphiles...
L’expression "zone d’intérêt", a été utilisée par les nazis pour décrire le périmètre de 40 kilomètres carrés entourant le camp de concentration d’Auschwitz...
S'interdisant d'entrer dans le camp, le réalisateur filme la vie "ordinaire" du commandant du camp Rudolf Höss qui vit dans une maison entourée d'un jardin "paradisiaque" qui jouxte le camp, avec sa femme Hedwig (Sandra Hüller) et leur cinq enfants blonds...
La caméra filme les murs, les baraquements et les miradors du camp, la bande son nous immerge dans les soit-disant bruits émanant du camp... mais tout sonne faux !
Les écrans noirs, le scénario appuyé, distillant les allusions à l'holocauste, l'antisémitisme des protagonistes... donnent la nausée !
Qu'a voulu réellement nous dire le réalisateur dont "l’idée était d’observer des gens dans leur vie quotidienne. Je voulais capturer le contraste entre quelqu’un qui se verse une tasse de café dans sa cuisine et quelqu’un en train d’être assassiné de l’autre côté du mur, la coexistence de ces deux extrêmes" ?
Je voulais me rendre compte par moi-même et témoigner : j'ai détesté le film car il n'apporte rien qu'on ne sache déjà...
En choisissant le parti pris de la "banalité du mal", le réalisateur invisibilise les victimes et la réalité de leur extermination qui n'apparait que dans les dernières images lorsqu'il filme les femmes de ménage du musée d'Auschwitz !