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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en première mondiale au festival d'Angoulême fin août, le second long métrage d'Abd al Malik a réuni un public très nombreux au festival international du film de Saint Jean de Luz en octobre dernier où il a longtemps été applaudi pour la force de son message......

Passionné d'écriture et de littérature, le réalisateur français,  fils d’un haut fonctionnaire congolais, a étudié la philosophie et les lettres classiques. Sur les bancs de l’université, il a formé le collectif N.A.P (New African Poets), avec lequel il signe trois albums puis se sépare du groupe en 2004, pour lancer sa carrière solo. Son second disque Gibraltar (2007) lui a permis de décrocher avec mérite une Victoire de la musique.

Musicien mais également écrivain engagé, Abd al Malik a publié plusieurs ouvrages. Le premier, Qu'Allah bénisse la France, manifeste d’une France cosmopolite et tolérante, mêlant autobiographie et fiction, est adapté au cinéma en 2014 par le rappeur lui-même...

Âgé aujourd'hui de 50 ans, Abd al Malik est un amoureux de la France en ce qu'elle est pour lui un pays de "Droit" : il reconnait que la situation est loin d'être parfaite mais il suggère d'oublier les ratés de l'intégration à la française et de se concentrer sur l'esprit des Lumières qui a fait de la France un modèle de référence...

Maniant avec dextérité la langue française, il nous offre un film fort dans lequel on parle pour la première fois des heures sombres de l'esclavagisme pratiqué par la France dans ses colonies et plus particulièrement dans l'île Bourbon (rebaptisée aujourd'hui île de La Réunion)...

Il dénonce la souffrance abominable que ce système d'exploitation d'êtres humains a produit (certaines images sont à la limite du supportable, d'autant qu'il a demandé au héros du film et à ses malheureux compagnons d'infortune de porter de vrais fers)... mais surtout il nous rappelle avec talent que des hommes courageux, blancs et noirs, ont lutté ensemble dans les prétoires pour abolir l'esclavage rétabli par Napoléon ! 

Durant 1h40, nous suivons la destinée, inspirée d'une histoire vraie, de Furcy, qui à la mort de sa mère en 1817, découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Rare esclave à savoir lire et écrire, il se lance, avec l’aide d’un procureur abolitionniste dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.

Le scénario est incarné par de talentueux acteurs : Makita Samba dans le rôle de Furcy, Romain Duris dans le rôle du procureur/avocat de Forcy, Vincent Macaigne dans le rôle de Lory, "gentil" colon "propriétaire" de Forcy, André Marcon dans le rôle de l'avocat de Lory...

Un film à voir absolument ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski a été récompensé par le Prix du Jury au festival de Cannes 2025 (ex aequo avec Sirat d’Oliver Laxe)
Il s’agit du deuxième long-métrage de la cinéaste après Dark Blue Girl, sorti en 2017 mais inédit en France. 
L'objectif très ambitieux du scénario est de nous faire partager en 2h30,  100 ans de la vie d'une ferme et de ses habitants successifs dans l'Allemagne du nord (côté RDA).
Le parti pris original est de nous présenter l'histoire du point de vue de 4 fillettes ou adolescentes.
Les vies d'Alma, Erika, Angelika et Lenka qui ont vécu dans cette maison au fil du siècle semblent étrangement se répondre à travers les expériences qu'elles ont vécues...
Peu de dialogues, des bruits inquiétants, des récits crus, des portraits cruels... 
Tous, adultes, enfants et servantes sont cernés par la violence physique et psychique, la mutilation, la mort par accident ou suicide, réelle ou fantasmée...
Malgré quelques scènes plus légères de promenade dans les champs ou de baignades dans la rivière, qui généralement se terminent mal, le spectateur perdu entre les différentes périodes qui s'entremêlent, cherche à retenir qui est qui et ressort de la projection avec un sentiment de mal être poisseux...
Je ne recommande pas ce film malgré le prix qu'il a remporté et la critique dithyrambique de Télérama, même s'il est certainement représentatif de l'époque qu'il décrit, tant il est traumatique !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sous-estimé par la critique, le film du réalisateur allemand Fatih Akin, émeut par son sujet : les soubresauts de la fin de la guerre en Allemagne et la justesse de jeu de son héros de 12 ans qui se débat dans un douloureux conflit de loyauté...

Nous sommes au printemps 1945, sur l’île d’Amrum, au large de l'Allemagne où s'est réfugiée la famille de Nanning, qui pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir ses frères et sœurs. 

Les paysages sauvages de l’île apportent une authenticité brute et poétique qui sert de toile de fond parfaite pour mieux nous faire comprendre les tourments de Nanning qui a suivi les pas de son père théoricien du nazisme et engagé sur le front, en adhérant aux Jeunesses hitlériennes...

Depuis la maison où règne sa mère qui repeuple l'Allemagne d'enfants d'aryens, le préadolescent découvre au fil des jours que les habitants de l'île se réjouissent de la capitulation de l'Allemagne, que les enfants réfugiés qui ont fui les villes bombardées ne sont pas méprisables et que l'histoire du conflit que l'Europe vient de traverser est beaucoup plus complexe que celle qu'on lui a enseignée...

Malgré une image un peu trop sage et une description du village et de ses habitants un peu trop sommaire, le film vaut vraiment la peine d'être vu pour se mettre à la hauteur d'un jeune garçon allemand dont l'intelligence s'est développée grâce à la justesse de son regard ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de Kleber Mendonça Filho, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, a remporté deux prix : celui de la mise en scène ainsi que le prix d’interprétation masculine pour Wagner Moura (prix amplement mérité pour cet acteur au regard magnétique) 
Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils élevé par son grand-père et espère y construire une nouvelle vie. 
Avec ce film policier qui se déroule sous la dictature militaire, le réalisateur brésilien revient dans sa ville d'enfance Recife aux côtés de son héros Marcelo qui se réfugie dans la grande maison d'une vieille dame au caractère bien trempé !
Après une première scène angoissante dans une station service au milieu de rien, où des chiens sauvages s'attaquent à un cadavre que la police refuse de venir chercher, le scénario mélange le passé et le présent de Marcelo (prénom d'emprunt pour Armando), qui se sent menacé par tous ceux qu'il croise, englué dans la chaleur de la ville où les hommes arborent des torses poilus luisants de sueur...
Le film dure 2h40 et au bout d'une heure, le spectateur renonce à suivre le fil de l'histoire et ses différentes digressions pour se focaliser sur l'acteur qui interprète un universitaire déchu, dans le viseur du régime pour avoir déplu à l'industriel mafieux prenant le contrôle du secteur de la Recherche (merci Télérama, je n'avais pas tout compris !) 
Les critiques crient au génie : pour ma part, je ne sais pas trop quoi penser de ce film si ce n'est qu'il annonce l'ère Jeir Bolsonaro, l'Argentine de Javier Milei et les Etats-Unis de Donald Trump...
J'étais contente en sortant de retrouver les rues de Paris mises à mal par les travaux permanents de la municipalité actuelle :  les Champs Elysées et l'avenue Montaigne sont très beaux sous la lumière de leurs décorations festives ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film s’inspire du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020. La réalisatrice Anna Cazenave Cambet raconte avoir eu un "électrochoc" à sa lecture, qui s’est produite alors qu'elle venait elle-même de devenir maman. 

Le choix de Vicky Krieps pour incarner Clémence a été motivé par sa capacité à faire passer toutes les émotions sur son visage mais également par son charisme physique.

Une fin d’été, Clémence fait une annonce à son ex-mari Laurent (Antoine Reinartz très ambigü), avec lequel elle a réussi à établir une relation apaisée dans l'intérêt de leur fils Paul (adorable Viggo Ferreira Redier) : elle a des histoires d’amour avec des femmes.

D'abord étonné puis désorienté puis vaguement goguenard, Laurent semble a priori bien réagir mais ce n'est qu'une façade : profondément vexé, il change complètement d'attitude et décide de lui retirer brutalement la garde de son fils de 8 ans.

Nous suivons avec effarement et empathie le parcours de cette femme désireuse de rester mère tout en vivant sa vie de femme comme elle l'entend et le scénario nous ramène une fois de plus à la force du patriarcat et aux injonctions qui sont toujours faites aux femmes...

L'enfant otage de ce couple désuni est confronté à un conflit de loyauté qui le déséquilibre, d'autant que les services sociaux, censés aider le cercle familial  à retrouver un mode de fonctionnement favorable pour le petit garçon sont envahissants à force de s'interposer entre la mère "forcément coupable" puisqu'elle a dévié de sa trajectoire normative (elle était avocat et gagnait bien sa vie) pour devenir écrivain - et son enfant qui souffre physiquement d'être séparé de sa mère...

La fin du film est à la fois cruelle, étonnante et très belle mais je ne vous en dirai pas plus !  

A voir pour son actrice principale mais pas que !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un soir d'été, Suzanne (Juliette Armanet), accompagnée de ses deux jeunes enfants, rend une visite impromptue à sa sœur Jeanne (Camille Cottin). Au réveil, Jeanne découvre sidérée le mot laissé par sa sœur. La sidération laisse place à la colère lorsqu'à la gendarmerie Jeanne comprend qu'aucune procédure de recherche ne pourra être engagée : Suzanne a fait le choix insensé de disparaître...

Le film de Nathan Ambrosioni nous fait partager le vécu de Jeanne et des deux enfants (10 et 6 ans) à fleur de visages...

Nous suivons avec émotion les réactions de cette jeune femme qui vient de se séparer de sa compagne Nicole (Monia Chokri) car elle ne voulait pas d'enfant avec elle et se retrouve du jour au lendemain en charge de sa nièce et de son neveu, complètement déboussolés par la disparition de leur mère, d'autant qu'ils sont orphelins de père...

Le scénario très subtil nous fait partager les émotions des personnages qui vont tenter de s'apprivoiser : les actrices sont toutes les trois excellentes et les enfants Gaspard et Margaux sont à croquer ! 

Un film à voir avant qu'il ne disparaisse des écrans ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en 1ère mondiale au festival international du film de Saint Jean de Luz en octobre dernier, le premier long métrage de Amine Adjina, diplômé de l'atelier scénario de la Femis, est un vrai bijou de tendresse, d'humour et de réflexion sensible sur les rapports entre parents et grands enfants, sur fond d'exil...

Il nous raconte l'histoire de Mehdi (Younès Boucif à la bouille craquante), né en France de parents algériens émigrés, qui, sous la houlette de Bernard (Gustave Kervern), est devenu un cuisinier de talent dans une brasserie lyonnaise...

Mais Mehdi, seul homme de la fratrie depuis le décès de son père, ne veut pas faire de peine à sa mère Fatima (incroyable Malika Zerrouki dont c'est le premier rôle au cinéma), en lui annonçant qu'il a renoncé à la cuisine de ses origines et surtout qu'il est fou amoureux de Léa (adorable Clara Bretheau), avec laquelle il projette d'acheter le restaurant...

Pour tenter de réconcilier l'irréconciliable, Mehdi va inventer un stratagème qui va encore compliquer ses relations avec sa mère, ses sœurs (dont il se sent responsable) et surtout Léa...

Des acteurs formidables de naturel bien que pour la plupart débutants dans le métier (Malika exerce la profession de médiatrice entre parents et grands enfants mais n'avait pas pu jusqu'ici réaliser son rêve de jeune algérienne de devenir actrice, car empêchée par son grand-frère),  des scènes très drôles (dont un happening dans un train InterCités), un authentique questionnement identitaire et la célébration de la cuisine comme sujet de transmission !

Que demander de plus ?

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland (77 ans), qui est une grande admiratrice de l’œuvre de Franz Kafka depuis l’adolescence, nous en propose un portrait en forme de puzzle...
De son enfance à Prague jusqu’à sa disparition à Vienne, le scénario retrace la vie de l'écrivain, un homme déchiré entre son aspiration à une existence banale et son besoin irrépressible d’écrire, marqué par un environnement familial compliqué (même s'il est soutenu par une de ses jeunes sœurs), et des relations amoureuses tourmentées.
 
Alternant les épisodes constitutifs de sa vie et la visite commentée du musée qui lui est consacré à Prague, le film nous fait entrer peu à peu dans la psyché complexe de cet homme hors du commun qui ne répondait pas aux attentes virilistes de son père et indifférait sa mère...
 
Franz Kafka est interprété de façon troublante par le comédien Idan Weiss dont c’est le premier long-métrage mais dont le physique est étrangement ressemblant à l'image que l'on se fait de cet homme talentueux, torturé et malade de la tuberculose...
 
Le film qui a été choisi pour représenter la Pologne dans la catégorie du meilleur film international pour l’édition 2026 des Oscars, est très intéressant si on accepte le procédé original de la mise en scène qui rend sa personnalité très actuelle ! 
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jérôme Bonnel nous raconte l’histoire de deux femmes : Céleste, jeune bonne employée chez un couple bourgeois de province (Victoire et André) en 1908 et de Victoire, épouse qui ne rentre pas dans le modèle que la société et son mari attendent d'elle...

Deux femmes donc que tout sépare mais qui vivent sous le même toit et vont s'unir pour lutter contre le patriarcat et trouver leur équilibre en défiant les conventions.

Le réalisateur a eu le coup de foudre pour le roman "Amours" de Léonor de Récondo dès sa sortie. Cependant, c'est seulement après plusieurs années, entre autres projets, qu'il a pris la décision de l'adapter au cinéma. Ce long processus a permis au réalisateur de développer une vision personnelle de la résonance entre le roman du début du XXème siècle et les débats contemporains, en y ajoutant un personnage, la mère d'André, sorte de "Folcoche" incarnée par Emmanuelle Devos, qui n'existait pas dans le livre (et dont le rôle est ingrat).

Le film se déroule principalement en huis clos : cette configuration narrative renforce la tension entre les classes sociales de l'époque, symbolisée par l'architecture même des demeures bourgeoises : le personnel en bas, les bourgeois au milieu, et les chambres de bonnes tout en haut.

Swann Arlaud qui incarne André, a pris son rôle à bras-le-corps en explorant la violence intérieure de son personnage, reflétant fidèlement une société façonnée par des siècles de rapports de domination et par le poids des non-dits...

A priori à contre emploi, le comédien nous dérange et nous séduit une fois de plus par le large spectre de son jeu d'acteur !

Les deux femmes sont également merveilleusement incarnées par Louise Chevillotte (Victoire, femme puissante comme nous dirions aujourd'hui, toute en retenue) et Galatea Bellugi (Céleste, jeune fille naïve qui révèle également toute sa personnalité dans un registre peu commun pour l'époque)

Le film sort le 10 décembre, courez le voir ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de la réalisatrice Kaouther Ben Hania a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 de la Mostra de Venise où il a décroché le Lion d’Argent. Il a été également choisi pour représenter la Tunisie aux Oscars 2026 !

29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d'urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu'on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s'appelait Hind Rajab.

À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, le film comprend des scènes avec des comédiens qui sont tous tunisiens et interprètent différentes personnes.  

La petite fille Hind Rajab n’est pas présente à l’écran : le spectateur ne voit que des photos d'elle souriante et l'entend à travers l’enregistrement de son long appel téléphonique à la Société du Croissant-Rouge palestinien (service d’urgence de la Palestine) 

Le film est poignant et nous inclut dans l'urgence politique : stopper le massacre de la population de Gaza et plus particulièrement des enfants !

Certains critiques ont déploré le mélange de la réalité (la diffusion de l'appel de la fillette) et de la fiction : personnellement je n'ai pas été gênée car la cinéaste mêle habilement les deux registres pour mieux nous faire vivre le double drame qui se joue : dans la voiture où est réfugiée Hind Rajab face à un tank israélien et dans les locaux du Croissant Rouge où les personnes à l'écoute ne comprennent pas les lenteurs administratives qui entravent la possibilité de réaliser leur mission de sauvetage...

Les comédiens sont tous excellents et l'actrice palestino-américaine Clara Khoury qui incarne le rôle de Nisreen Jeries Qawas, la véritable directrice du soutien psychosocial et de la santé mentale au Croissant-Rouge palestinien est époustouflante !    

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