Il s’agit du deuxième long-métrage de la cinéaste après Dark Blue Girl, sorti en 2017 mais inédit en France.
L'objectif très ambitieux du scénario est de nous faire partager en 2h30, 100 ans de la vie d'une ferme et de ses habitants successifs dans l'Allemagne du nord (côté RDA).
Le parti pris original est de nous présenter l'histoire du point de vue de 4 fillettes ou adolescentes.
Les vies d'Alma, Erika, Angelika et Lenka qui ont vécu dans cette maison au fil du siècle semblent étrangement se répondre à travers les expériences qu'elles ont vécues...
Peu de dialogues, des bruits inquiétants, des récits crus, des portraits cruels...
Tous, adultes, enfants et servantes sont cernés par la violence physique et psychique, la mutilation, la mort par accident ou suicide, réelle ou fantasmée...
Malgré quelques scènes plus légères de promenade dans les champs ou de baignades dans la rivière, qui généralement se terminent mal, le spectateur perdu entre les différentes périodes qui s'entremêlent, cherche à retenir qui est qui et ressort de la projection avec un sentiment de mal être poisseux...
Je ne recommande pas ce film malgré le prix qu'il a remporté et la critique dithyrambique de Télérama, même s'il est certainement représentatif de l'époque qu'il décrit, tant il est traumatique !