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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Tarik Saleh a conçu son film comme une "lettre d'amour au cinéma égyptien" des années 50 à 70. Fasciné par cette période qu’il décrit comme l'âge d'or du cinéma en Égypte, le réalisateur a voulu explorer cette époque où le pays était le "troisième producteur mondial de films". 

Après le succès de ses films "Le Caire confidentiel" et "La conspiration du Caire", ce troisième opus avec son acteur fétiche Fares Fares est tout aussi glaçant sur la situation politique actuelle du régime égyptien mais est moins fort que les deux premiers du fait qu'il distille dans ce dernier un côté tragi-comédie intimement corrélé au scénario du film...

En effet le grand acteur Fares Fares incarne George Fahmy, une  star du cinéma égyptien, contraint à jouer le rôle du président al-Sissy qu'il déteste...

Supervisé par le Dr Manssour (Amr Waked inquiétant dans son interprétation de l'âme damnée du président), George Fahmy joue les vedettes, multiplie les conquêtes (jeunes) et les bons mots mais comprend vite qu'il va devoir obéir à la mise en scène qui lui est demandée à la virgule près s'il ne veut pas mettre en péril la vie de son fils, ouvertement menacé...

Malgré un casting impeccable avec Lyna Koudri dans le rôle de sa jeune maîtresse et la toujours aussi belle Zineb Triki qui interprète la dangereuse épouse du ministre de La Défense (et qui jouait un peu le même rôle dans "Le bureau des légendes"), le film est à la fois très convaincant mais un peu décalé en ce sens qu'il nous éloigne de l'Egypte et pourrait être le reflet de la situation d'un pays totalitaire, quel qu'il soit...

Un film tourné en Turquie, à voir pour Fares Fares (qui est libano suédois) et le courage du cinéaste (suédois et égyptien) qui est persona non grata en Egypte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rarement abordé si ce n'est à travers des documentaires ou des scènes contextuelles dans certains scénarios, le mouvement qui a embrasé et clivé la société française fin 2018 n'a jamais été le sujet principal d'un film...

Thomas Kruithof et son co-scénariste Jean-Baptiste Delafon ont voulu explorer l’engagement politique "ordinaire", celui de citoyens non-professionnels. Après Les "Promesses", centré sur des élus, ils ont choisi de raconter comment l’engagement militant des Gilets Jaunes a pu bouleverser l'équilibre des familles...

Virginie Efira et Arieh Worthalter (tous deux excellents), incarnent respectivement Karine et Jimmy, un couple heureux qui élève leurs deux adolescents en périphérie parisienne... 

Karine qui travaille comme opératrice dans une usine agro-alimentaire, se sent immédiatement concernée par ce mouvement, y participe d'abord en observatrice puis prise par cet élan de fraternisation, se découvre une conscience politique et devient rapidement une militante convaincue...  

Jimmy qui est patron d'une petite flotte de camions et se débat pour maintenir à flot sa TPE est moins réceptif...

Nous suivons la lente dégradation des relations entre ce couple amoureux et la répercussion de leur mésentente grandissante sur leurs enfants qui ne savent plus comment se situer...

Le biais du statut de "patron" de Jimmy vient renforcer les réactions divergentes du couple et quand Karine décide de monter à Paris, Jimmy tente de freiner l'engagement de son épouse... par crainte pour sa sécurité à elle mais également par la conscience de l'inutilité de ce combat perdu d'avance...

Une analyse très fine et très ancrée dans la réalité du mouvement puisqu'une trentaine de Gilets Jaunes et de sympathisants locaux ont participé régulièrement au tournage...

A voir pour mieux comprendre de l'intérieur l'émergence et la répression de ce mouvement sans précédent et surtout se poser la question de sa possible réapparition sous cette forme ou une autre, étant donné que les conditions de vie dénoncées n'ont pas du tout été prises en compte et encore moins améliorées depuis 7 ans...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Stéphane Demoustier qui a commencé sa carrière dans le domaine de l'architecture  en réalisant des films de commande (notamment pour la Cité de l'Architecture), a été séduit par le roman La Grande Arche écrit par Laurence Cossé (publié en 2016 chez Gallimard).

Contrairement aux différents protagonistes du récit (l'architecte concepteur Johan Otto von Spreckelsen, le président François Mitterrand commanditaire du projet et l'architecte réalisateur Paul Andreu,  le personnage de Liv, qui joue l'épouse de von Spreckelsen et est incarnée par Sidse Babett Knudsen a été totalement inventé pour les besoins du film.

Pour reconstituer le chantier impressionnant de la Grande Arche de La Défense, le cinéaste, en étroite collaboration avec son chef opérateur, a décidé d’animer les clichés d'archives, procédé rare qui donne un effet de réel assez bluffant.

Fasciné par les personnalités de cette incroyable aventure architecturale, le spectateur ne s'ennuie pas une seconde durant les 1h46 du film...

Servi par un formidable casting : Claes Bang dans le rôle de l'architecte danois génial et presque totalement inconnu dans la profession (il n'avait construit que sa propre maison et 4 églises avant que son projet de "Cube" ou d'"Arche" soit retenu par le comité de sélection),  Michel Fau très crédible dans la peau d'un Mitterrand "marmoréen" et le toujours aussi formidable Swann Arlaud dans le rôle de l'architecte français qui a dû ravaler son orgueil pour rendre le projet réalisable, le scénario très habilement bâti (sans jeu de mots) nous fait partager les affres des différents personnages...

Quant à  Sidse Babett Knudsen, elle incarne avec talent la figure féminine nécessaire à la dimension émotionnelle de cette histoire ! 

A voir absolument !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est né d’une nouvelle écrite en 1969 par Georgy Demidov, physicien arrêté en 1938 et envoyé au Goulag. Ses écrits furent saisis par le KGB en 1980 et ne purent être publiés qu’en 2009, après avoir dormi quarante ans dans l’ombre.

Fasciné par ce récit, le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa l'a adapté pour parler de la Grande Terreur Stalinienne où des dizaines de millions de personnes ont été déplacées ou sont passées par le Goulag  et où des millions sont mortes de faim ou dans des conditions de détention inhumaines...

Contre toute attente, parce qu'elles étaient toutes brûlées, la lettre d'un détenu, accusé à tort par le NKVD, arrive à destination, sur le bureau du procureur local Alexander Kornev (Aleksandr Kuznetsov impressionnant de sobriété, dont il faut lire le formidable portrait dans Télérama)

Nommé à ce poste depuis 3 mois, ce dernier, bolchévique intègre, va se démener pour rencontrer et recueillir le témoignage du prisonnier.

Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou...

Le film qui a été tourné dans une prison de Riga construite en 1905 nous fait toucher du doigt durant 2 heures le calvaire de ces hommes emprisonnés dans des cellules innommables où l'on ne pénètre, escorté par une multitude de gardes en uniforme, qu'après avoir franchi des dizaines de grilles fermées par des énormes cadenas...

Dans un décor où dominent les teintes sombres, nous parcourons avec Alexander Kornev les sombres couloirs qu'il emprunte en ne cessant de s'inquiéter pour son propre sort... et surtout en nous projetant dans la Russie actuelle en imaginant que la terreur Poutinienne ne doit pas être très différente de celle de Staline...

A voir pour garder les yeux ouverts sur les ravages du totalitarisme ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

François Ozon a "osé" adapté le roman culte de Camus, jugé difficile à adapter et très peu été porté à l’écran, contrairement à d’autres classiques littéraires.

Luchino Visconti en a proposé une version en 1967 avec Marcello Mastroianni et Anna Karina mais le film a été fraîchement reçu et a été considéré comme relativement mineur dans l’œuvre du cinéaste italien.

Au crédit du réalisateur, je soulignerais un casting 5 étoiles, un noir et blanc somptueux, une totale fidélité au livre à part sa fameuse phrase d'introduction : "aujourd'hui maman est morte", le ressenti de l'omniprésence du soleil éclatant de l'Algérie (même si le film a été tourné à Tanger), une plus grande place accordée aux femmes (à sa fiancée Marie et à la sœur de l'homme qu'il a tué), au contexte colonialiste de l'époque (l'action se passe en 1938 et le livre est sorti en 1942)...

Benjamin Voisin est extraordinaire de sobriété voire d'absence à lui même : la mort de sa mère, l'amour de Marie (délicieuse Rebecca Marder), le meurtre gratuit qu'il commet sur "l'arabe", le procès et sa condamnation à mort, tout semble l'indifférer...

A son débit, je porterais une allusion latente à l'homosexualité (avec son voisin de palier incarné par Pierre Lottin et face à l'arabe), une lenteur excessive qui nous éloigne du récit et de son héros (le film dure 2 heures) et un découpage trop chronologique : dans la première partie la vie de tous les jours de Meursault, dans la seconde le procès (Christophe Malavoy difficilement reconnaissable interprète le juge)...

La présence de l'exceptionnel Swann Arlaud (aumônier de prison) sauve la fin du film en lui conférant de l'émotion...

A voir pour la performance de Benjamin Voisin et la représentation de toute l'ambigüité de la présence française dans l'Algérie d'avant-guerre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Récompensée par le Prix d'interprétation féminine lors du festival de Cannes 2025, la dernière réalisation de Hafsia Herzi a beaucoup d'atouts pour nous séduire et en premier l'originalité de son sujet : comment Fatima, une jeune femme d'origine algérienne peut-elle concilier sa pratique musulmane et son attirance pour les femmes ?

Nadia Melliti, dont c'est le premier rôle s'impose par sa présence douce et déterminée au sein d'une famille de femmes où tout se passe dans la cuisine de sa mère : le père est certes présent mais son rôle n'est quasiment pas développé...

Petite dernière d'une fratrie de trois filles, Fatima travaille bien en classe et attire tous les regards masculins et féminins : éternellement coiffée de sa casquette bleue foncé, elle arpente les rues de la capitale avec aplomb et détermination...

Le film adapté du roman autobiographique de Fatima Daas, prend un peu de temps à se mettre en place et ne s'installe que lorsque Fatima décide d'écouter ses désirs à travers une série de rendez-vous plus ou moins réussis sur des plateformes de rencontre...

Il est intéressant de suivre son cheminement d'une "date" à l'autre, d'un questionnement à un autre... mais le film qui dure 1h47 insiste trop, de mon point de vue sur les scènes de "baisers" qui n'en finissent plus...

Un sujet courageux, une actrice magique mais le film aurait mérité d'être un peu moins long et plus elliptique ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur japonais Kei Ishikawa nous offre une adaptation toute en ellipses du premier roman éponyme paru en 1962 de Kazuo Ishiguro (né en 1954 à Nagasaki, l'écrivain a émigré en Angleterre en 1960 ; surtout connu pour son plus grand succès "Les vestiges du jour", l'ensemble de son œuvre a été récompensé du prix Nobel de littérature en 2017). 

Royaume-Uni, 1982, Niki (Camilla Aiko), une jeune anglo-japonaise entreprend d’écrire un livre sur la vie de sa mère, Etsuko (délicieuse Suzu Hirose), survivante du bombardement du 9 août 1945 à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée Keiko, qu'elle a eu au Japon avant d'émigrer en Angleterre.

Le film démarre en 1952 dans la lumière pâle et nacrée des collines de Nagasaki où nous découvrons le quotidien de la jeune Etsuko, jeune femme dévouée à un mari distant et enceinte de son premier enfant...

Solitaire, elle fait la connaissance de Sachiko (ravissante Fumi Nikaido), une de ses voisines qui vit seule dans une maison traditionnelle restée miraculeusement debout avec Marieko, sa petite fille sauvageonne : fascinée par la liberté affichée de Sachiko qui envisage de partir s'installer aux Etats-Unis en suivant un soldat américain qu'elle fréquente, les deux femmes que tout sépare deviennent amies...

Quand Etsuko (interprétée trente ans plus tard par la délicate Yoh Yoshida)  accepte de raconter ses souvenirs à sa fille, cette dernière note très vite des discordances dans le récit de sa mère...

Le spectateur s'associe à Niki pour tenter de démêler les souvenirs d'Etsuko dont le passé ressurgit par phases successives et contradictoires où l'on parle de maternité, de sororité, de noyade, de déracinement et de résilience...

Il nous faut très vite abandonner notre rationalité européenne pour se laisser fasciner par la beauté des paysages et le nacré des visages asiatiques qui nous font voyager entre 1952 et 1982, entre la nature japonaise qui a retrouvé toute sa beauté malgré la tragédie et le charme infini d'un jardin japonais reconstitué autour d'une maison anglaise...

Le film ne raconte pas le départ d'Etsuko en Angleterre où elle suit son deuxième mari anglais (que nous ne voyons pas), mais prend le temps de nous faire partager le défi des femmes japonaises pour tenter de se libérer du patriarcat, à travers les personnages du mari japonais (qui ne vit que pour son travail) et du père de ce dernier, militariste autrefois très engagé qui comprend en voyant sa belle fille que le monde doit changer...

A voir absolument par les admirateurs du cinéma japonais mais aussi et surtout par les cinéphiles, lassés de la pauvreté des sujets abordés dans le cinéma contemporain qui, faute d'inspiration, nous offre le plus souvent des biopics minimalistes ou des adaptations orientées de faits divers ! 

  

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film du réalisateur russe Kirill Serebrennikov est une adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, qui a reçu le Prix Renaudot pour cet ouvrage en 2017.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le "médecin" nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, celui qu’on a baptisé « L’Ange de la Mort » va organiser sa méthodique disparition pour échapper à toute forme de procès.

Les premières images du film démarrent sur un leçon d'anatomie autour d'un squelette : celui de Josef Mengele... 

Le ton est donné...

Au fil du scénario nous le suivons d'une planque à l'autre, de plus en plus miséreuse mais les images en noir et blanc nous soulèvent le cœur tant ce personnage est abject ; aucun remords ne semble l'habiter : seule compte sa misérable survie...

Le pire est atteint quand des images en couleurs surviennent pour nous décrire les jours de "gloire" du sinistre boucher, alors qu'il découpait les corps encore vivants pour mieux les ausculter...

Images d'autant plus malvenues que, malgré la légende, les nazis ne filmaient pas leurs exactions et que si par hasard, quelques photos ont été prises, elles dont du être détruites quand ils ont déserté les camps de la mort puisqu'ils déterraient les cadavres pour les brûler afin de tenter d'effacer les traces de l'abomination de l'Holocauste !

Je ne sais pas ce que cherchait exactement le cinéaste dans la présentation de ce personnage, à part nous le faire détester, mais c'est déjà le cas !

Je vous conseille de voir ou revoir le film de Lucia Puenzo : "Le médecin de famille" réalisé en novembre 2013 (voir ma critique), qui était infiniment plus complexe et plus réussi ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Thierry Klifa s'est inspiré librement de l'histoire de Liliane Bettencourt et du photographe François Marie Banier pour nous proposer ce film... qui m'a franchement déplu !

Je ne sais pas si c'est l'affaire tristement célèbre Banier Bettencourt qui m’écœure ou si c'est l'adaptation et surtout la direction d'acteurs de Thierry Klifa qui me dégoûtent...

Isabelle Huppert fait de l'Isabelle Huppert, Marina Foïs qui interprète sa fille Françoise Meyers est caricaturale dans ce rôle de pauvre petite fille riche à la triste figure, André Marcon campe un André Bettencourt sinistre...

A côté de Raphaël Personnaz qui joue avec talent et dignité le majordome, Laurent Lafitte est carrément ignoble et vulgaire dans le personnage de François Marie Banier...

Je ne sais pas comment se comportait François Marie Banier dans la vraie vie mais trop c'est trop : Laurent Lafitte s'amuse visiblement beaucoup en en faisant des tonnes mais le subir pendant 2 heures est à la limite du supportable !

Vous comprendrez que je n'ai pas du tout aimé ce film qui sort le 29 octobre mais vous serez peut-être d'un avis différent ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le festival du film international de Saint Jean de Luz, dont c'est la douzième édition cette année (avec 10 000 entrées), nous permet de découvrir de jeunes réalisateurs qui viennent présenter leur premier ou second film !

Nicolas Keitel, dont c'est c'est le premier long métrage, a réuni un formidable casting de femmes  pour nous raconter un thriller familial à la fois douloureux et beau !

Il a écrit son script en pensant à Emilie Dequenne dont le décès brutal nous a tous peinés... N'osant trop y croire, il a approché la grande Cécile de France pour lui proposer de jouer la mère et elle a accepté immédiatement !

A ses côtés Diane Rouxel qui interprète la fille ainée Marion et Salomé Dewaels qui interprète la sœur cadette... dans un duo tendre...

Le film démarre sur une scène très dure : les deux petites filles assistent au tabassage de leur mère qui s'est séparé de leur père incapable de sortir de son addiction, par son nouvel amant : Marion intervient, frappe la brute et enfourche son vélo pour aller se réfugier chez son père... et ne revient pas...

Marion part avec son père et sa compagne à Bruxelles où elle adopte le prénom de Louise pour mieux se cacher...

Cécile de France et la petite soeur atterrissent à leur tour à Bruxelles pour la rechercher mais sans succès...

Les deux soeurs grandissent loin l'une de l'autre dans des univers complètement différents et ne vont pas se revoir avant de nombreuses années...

Avec un infini talent, le réalisateur, qui visiblement aime les femmes, nous parle de résilience, d'amour maternel, de sororité et tout le scénario sonne vrai jusqu'aux toutes dernières images magiques...

La caméra suit les visages et les regards et nous ne les quittons pas des yeux pendant 1h48 !

Le film a remporté le prix du public des films en compétition et j'ai été ravie de voir que deux des films que j'avais le plus aimés : "La petite cuisine de Mehdi" et "Louise" avaient été récompensés... 

A voir absolument lors de sa sortie en salles le 10 décembre !

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