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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Paul Thomas Anderson s'est inspiré librement pour son dernier film du roman Vineland de Thomas Pynchon, en transposant l'histoire de la Californie des années 80 à celle d'aujourd'hui...

Durant 2h40, il nous entraîne dans un film poursuite complètement speedé, où un père Leonardo DiCaprio, ex révolutionnaire en robe de chambre et fumeur de joints, qui "élève" depuis 16 ans Willa, la fille qu'il a eu de son ex compagne, révolutionnaire afro-américaine emprisonnée, se voit obligé de sortir de sa retraite pour sauver sa fille traquée par l'ancien ennemi du couple : le colonel Lockjam (Sean Penn méconnaissable)...

Le film nous parle de violence, d'une société secrète de suprémacistes blancs,  de néonazis, de militaires bourreaux... campant le tableau d'une Amérique effrayante...

Il y a tellement de rebondissements dans ce scénario que je ne me souviens de rien alors que je l'ai vu hier...

Seul Leonardo DiCaprio, véritable colonne vertébrale du film, tire son épingle de ce jeu de massacre... contrairement à Sean Penn qui en fait des tonnes...

Sa fille Willa, emplie d'une fougueuse jeunesse, interprétée par Chase Infiniti crève également l'écran... mais franchement le film ne vaut pas le déplacement malgré les critiques dithyrambiques de Télérama !  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier opus de Jafar Panahi  a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, où il a obtenu la Palme d'Or.

Le film est directement né de la deuxième expérience carcérale du réalisateur iranien, entre juillet 2022 et février 2023. À la différence de sa première peine en 2010 au cours de laquelle il avait connu un quasi-isolement, il a cette fois-ci été amené à côtoyer de nombreux autres prisonniers. En sortant, après huit mois de détention, l’idée de faire un film pour ceux qu’il avait rencontrés en cellule est devenue une nécessité.

Comme dans "Taxi Téhéran", une grande partie de l'histoire se déroule en huis clos dans un véhicule : un grand van blanc où Yahid va enfermer Eghbal, un homme croisé par hasard dans lequel il croit reconnaître son ancien tortionnaire.

Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe et Yahid va rechercher le témoignage de ses anciens compagnons de cellule, qui comme lui, n'ont jamais vu leur bourreau puisqu'ils avaient constamment les yeux bandés...

Hantée par la voix d'Eghbal et surtout par le bruit de sa claudication, la petite troupe composée, outre Yahid, d'un couple sur le point de se marier et de leur photographe et d'un autre homme en colère, va hésiter entre le désir de vengeance et le doute qui les habite tour à tour...

Etonnant film qui nous fait toucher du doigt la violence de ce régime, le désarroi des victimes et l'embrigadement des tortionnaires...

Difficile de critiquer cette œuvre tournée dans la clandestinité par un cinéaste qui risque sa vie pour témoigner du climat de terreur qui règne dans son pays... mais j'avoue avoir eu du mal à entrer dans le scénario...

Avec le recul toutefois, le film prend toute sa force d'accusation politique ! 

NB Le film "Les fantômes" de Jonathan Millet sorti en juillet 2024 et traitant du même sujet, mais dans le cadre du régime syrien, était beaucoup plus poignant car il ne s'inscrivait pas dans le registre de la farce et de la cocasserie adopté par Jafar Panahi ! 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je n'avais pas aimé "Parasite" de Bong Joon-ho qui a été encensé par la critique - et "Classe moyenne" qui s'inscrit dans la même veine m'a encore plus déplu par son côté franchouillard et raciste...

Le réalisateur Antony Cordier a adapté le scénario original de Jean-Alain Laban et Steven Mitz, déjà empreint de cruauté sociale en le ramenant vers son univers personnel, avec des personnages tous animés par un désir de transformation sociale.

Dans cette famille de la classe moyenne supérieure, il y a Philippe le père, Laurence la mère, Garance leur fille et Mehdi son petit ami issu de l'immigration et en face le couple de domestiques Nadine, Tony et leur fille...

Nadine (Laure Calamy) et Tony (Ramzy Bedia) veulent changer de condition et devenir riches, Laurence (Elodie Bouchez) veut devenir une actrice enfin respectable, Garance (Noée Abita) veut changer de nom et apprendre à pleurer, Philippe (Laurent Lafitte) veut être reconnu comme « méritant ». Quant à Mehdi (Sami Outalbali), il veut évidemment changer de classe sociale."

Tout ce petit monde se retrouve dans un endroit idyllique, les "riches" dans la belle villa et les "pauvres" dans un cabanon dont ils ne paient pas le loyer en contrepartie de leur totale disponibilité durant les mois d'été...

Tout semble bien se passer jusqu'au jour où Philippe débarque chez Nadine et Tony qui s'apprêtent à fêter les 20 ans de leur fille et demande à Tony, qui s'est fait beau pour la circonstance, de venir déboucher l'évier...

Humilié Tony se venge et une mécanique infernale, souvent absurde et finalement extrémiste se met en place entre les deux familles...

Je ne vous recommande pas ce film dont les personnages sont tous odieux et détestables et dont le scénario n'est ni fin ni drôle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller voir le film d'Emmanuel Poulain Arnaud pour son sujet et pour la présence de Dany Boon mais, comme j'adore Audrey Fleurot, je me suis laissée tenter et j'ai été agréablement surprise !

Le pitch peut effectivement faire craindre le pire : Chris et Antoine qui se sont beaucoup éloignés depuis leur divorce, apprennent que Milo (Ewan Bourdelles), leur fils de 16 ans est atteint d’une maladie rare, qui va lui faire perdre très rapidement la vue...

S’efforçant de mettre leurs rancœurs de côté, les ex-conjoints décident après un moment de flottement, d'offrir à Milo de beaux souvenirs de vacances dans le lieu de son choix...

Féru de surf, le jeune homme décide de passer ces quelques jours de parenthèse avant d'intégrer l'Institut National des Jeunes Aveugles, dans la belle maison de son grand père maternel Papichou (excellent Nicolas Marié), qui baigne dans la lumière si particulière des plages des Landes...

Le scénario construit avec beaucoup de finesse s'intéresse aux quatre personnages en privilégiant une succession de duos qui permettent à Milo d'accepter sa maladie, à Papichou de retrouver une raison de vivre qu'il avait perdue au décès de son épouse et au couple de se retrouver entre souvenirs d'un passé heureux et construction d'un avenir le plus doux possible pour leur fils...

Le réalisateur s'est inspiré de son propre vécu (il a été atteint d'un cancer alors qu'il était jeune) et s'est beaucoup documenté sur cette pathologie, deux dimensions qui donnent à la fois de l'émotion et de la justesse à son récit...

Un film à voir pour le personnage de Milo qui est très attachant mais également pour le couple a priori improbable d'Audrey Fleurot et Dany Boon qui fonctionne très bien... et bien évidemment pour la majesté des rouleaux de l'océan...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Il s’agit du premier long métrage (filmé à l'IPhone) que la cinéaste thaïlandaise et taïwanaise Shih Ching Tsou réalise en solo. Par le passé, elle avait co-réalisé "Take Out" (2004) avec le réalisateur Sean Baker (également producteur du film)

À l’origine de "Left-Handed Girl", il y a un souvenir très précis de la réalisatrice. À savoir celui de son grand-père qui lui disait toujours de ne pas utiliser sa main gauche car c’était celle du diable. Une anecdote qui a en quelque sorte servi de point de départ au film 

Pour nous raconter l'histoire d'une mère célibataire et de ses deux filles qui arrivent à Taipei et doivent ouvrir une petite cantine au cœur d'un marché nocturne de la capitale pour subvenir à leurs besoins, Shih Ching Tsou a fait appel à des personnalités bien connues à Taïwan comme le mannequin Shi Yuan Ma (la fille aînée) ou l’actrice Janel Tsai (la mère), surtout connue pour ses rôles à la télévision. 

Le spectateur ne quitte pas des yeux le visage de la jolie petite fille qui est le personnage central du film : douce, rêveuse mais très déterminée, elle est celle autour de laquelle le scénario se construit...

Tantôt lent ou speedé, tantôt violent ou tendre, le film nous invite dans la ville grouillante de Taipei où la débrouillardise et la solidarité semblent essentielles pour survivre !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par Pauline Loquès, ancienne programmatrice sur France Inter.
Ce film a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2025. Le héros, l'acteur canadien Théodore Pellerin a remporté le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation pour son rôle dans Nino.
 
Nino qui fête ses 29 ans souffre un peu de la gorge...
Lorsqu'il vient chercher les résultats de ses analyses, il est complètement désarçonné par la brutalité de l'annonce d'un cancer qui nécessite un traitement de chimiothérapie qu'il devra démarrer dans 3 jours...
La caméra suit les pas de ce grand jeune homme un peu lunaire qui déambule dans les rues de Paris car il se retrouve sans abri, ayant malencontreusement oublié ses clés dans son appartement...
 
Ses pérégrinations vont le mener chez sa mère : délicieuse scène avec Jeanne Balibar, chez son ex, chez son ami William Lebghil (toujours aussi formidable) qui lui a organisé un anniversaire surprise...
Nino est perdu et s'invente des maladies pour expliquer son état et ne pas révéler l'indicible...
 
Le sujet est très actuel mais le scénario malheureusement un peu languissant n'arrive pas à complètement nous convaincre, dommage !
 
A voir tout de même pour Théodore Pellerin qui a déjà une longue carrière derrière lui et révèle ici un personnage d'homme moderne qui est très loin des codes habituels de la virilité !
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Écrit par Mohammad Rasoulof, l’auteur des Graines du figuier sauvage, exilé en Europe depuis le printemps 2024, le film réalisé par Ali Samadi Ahadi est en partie inspiré par la militante iranienne des droits de l’Homme Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix en 2023. Incarcérée, elle avait refusé de quitter sa cellule pour être hospitalisée car on voulait la contraindre à porter le voile afin d’être soignée.

Myriam (magnifique Vishka Asayesh qui a été bannie à l'issue du tournage de l'industrie cinématographique en Iran car elle a interprété son rôle sans voile), activiste et militante pour les droits de l’Homme, est emprisonnée depuis six ans en Iran loin de son mari et de ses enfants réfugiés en Allemagne. Lorsqu’elle obtient enfin une permission pour raisons médicales, elle a 7 jours pour décider de fuir le pays et retrouver sa famille ou rester en Iran pour continuer sa lutte.

La caméra ne quitte pas le visage de cette femme courage qui entreprend un voyage qu'elle découvre au fur et à mesure des étapes décidées par le réseau de résistance qui l'a prise en charge et lui fait traverser des zones montagneuses et glaciales pour rejoindre sa famille qui l'attend à la frontière turque...

Torturée du début à fin du film par son combat intérieur : doit-elle abandonner son engagement pour redevenir une épouse et une mère, la figure de Myriam s'inscrit dans le mouvement iranien Femme, Vie, Liberté et devient universelle dans le dilemme auxquels de plus en plus de peuples sont confrontés :  se taire ou prendre la parole contre la montée des populismes, des extrêmes et des régimes autoritaires !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice japonaise Chie Hayakawa se raconte à travers l'été 1987 de son héroïne Fuki (délicieuse Yui Suzuki), une petite fille de 11 ans, solitaire et perdue entre un père mourant et une mère rarement présente puisque qu'accaparée par son travail...

A travers ce second long métrage, la cinéaste, mère de deux enfants, avoue avoir essayé de se guérir de sa culpabilité de n'avoir pas su accompagner son père malade...

Elle  a choisi l’année 1987 parce qu’elle avait l’âge de la petite fille du film cette année-là. Mais aussi et surtout parce que le Japon était à son apogée économique et que la population avait un très fort pouvoir d’achat, avant le déclin de ce modèle économique.

L'idée est jolie et je regrette de n'avoir pas réussi à entrer dans le film tant il m'a paru décousu, irrationnel et incompréhensible (en tout cas pour un européen) !

Le titre du film, étrange pour un film japonais, vient de l'enchantement de Chie Hayakawa pour le tableau de Renoir "La petite Irène" dont son père lui avait offert une reproduction... tableau qui fascine également Fuki qui va l'accrocher dans la chambre d'hôpital de son père...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Simon Curtis reprend du service pour réaliser ce dernier volet, après avoir déjà signé le second (que j'avais trouvé excellent), qui se clôturait par la mort de la comtesse douairière, Violet (incarnée par Maggie Smith, décédée elle aussi deux ans plus tard).

Ultime adaptation ciné de la série culte qui en six saisons de 2010 à 2015 nous a rendus accros à la famille Crawley et à leur personnel de maison, le film boucle dans les années 30 une saga qui avait démarré en avril 1912, le jour du naufrage du Titanic...

A la mélancolie de cet adieu, s'ajoutent le passage de flambeau de Robert et Cora à leur fille Lady Mary, le divorce de Lady Mary et les départs en retraite du majordome Carson et de la cuisinière Madame Patmore...

Au plaisir de retrouver nos personnages favoris, se mêle donc la tristesse des au revoir et également le sentiment de perte de l'insouciance d'une époque bouleversée dès les premières scènes par les conséquences du krach de 1929... tournant de l'Histoire qui n'est pas sans annoncer la fin des années 30 et la perspective de la seconde guerre mondiale...

Difficile de clore cette longue page d'histoire sans collectionner les "vignettes" en invitant tour à tour les différents personnages que nous avons vu changer et s'épanouir au fil des épisodes - procédé qui prive le scénario de son habituel souffle captivant...

Mais il faut quand même aller voir le film et notamment pour se réjouir de la transformation de deux personnages : Edith Crawley devenue un appui pour sa si brillante soeur aînée, et Daisy Parker, la jeune aide cuisinière godiche qui s'est transformée en une charmante jeune femme respectée pour son talent professionnel en cuisine ! 

 

 

"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !
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"Downton Abbey III : Le grand final" : difficile de dire adieu à cette série culte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Il s’agit du premier long-métrage de fiction de Guillermo Galoe - qui avait déjà réalisé en 2023 un court métrage sur La Canada Real, l'un des plus grands bidonvilles d'Europe aux portes de Madrid (il s'étend sur plus de 14 kms de long)...

Pour raconter ce monde en voie de disparition qui réunit gitans, roms, immigrés marocains et latinos, le réalisateur a du convaincre les habitants de participer au film dont ils sont les héros (le projet suivi du tournage a duré 6 ans)...

Les premières images nous montrent une scène de chasse impliquant un pick up rempli d'enfants accompagnant un lévrier blanc qui court après un lapin... une première scène de "western" où le spectateur ressent viscéralement la liberté du groupe qui se déplace dans un paysage quasi désertique...

Le film nous montre la fierté et la solidarité de ces communautés qui résistent malgré des conditions de vie de plus en plus inhumaines du fait du réchauffement climatique à la volonté du gouvernement espagnol de démanteler ce ghetto (l'électricité  a été coupée en 2020, des maisons en dur sont régulièrement démolies...), pour récupérer des terrains qui ont pris de la valeur aux portes de la capitale espagnole...

Nous découvrons cet endroit improbable à travers le regard de deux adolescents : Antonio Fernandez, un jeune gitan qui aide son grand-père ferrailleur et Bilal Sedraoui d'origine marocaine, dont les visages crèvent l'écran...

Le film reparti du Festival de Cannes auréolé du Prix SACD de la Semaine de la Critique, nous fait toucher du doigt l'opposition entre deux mondes qui ne peuvent pas cohabiter sur le territoire européen : celui ancestral du voyage où la poésie côtoie la drogue et celui du capitalisme florissant qui n'en finit plus de grignoter les terres libres de béton...

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