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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film d'Asghar Farhadi est présenté en Compétition au Festival de Cannes où le cinéaste iranien avait obtenu le Grand Prix ex æquo en 2021 pour Un héros... 

Pour son deuxième long métrage tourné en France, à Paris, dans le quartier du canal Saint Martin, le réalisateur s'est inspiré de Brève histoire d'amour, la version longue du sixième épisode du Décalogue (1988), mais le scénario nous fait également irrésistiblement penser dans son intention à Fenêtres sur cour et à Monsieur Hire...

Il nous offre pourtant une histoire totalement originale en nous faisant entrer dans le monde parallèle d'une écrivaine Sylvie, en mal d'inspiration, qui espionne ses voisins d'en face pour réinventer leur vie et en tirer un roman qui plaise à son exigeante éditrice Catherine Deneuve...

Terrée dans un appartement surchargé, Isabelle Huppert, atteinte du syndrome de Diogène,  incarne avec un talent renouvelé, une artiste vieillissante et misanthrope qui vole littéralement et à leur insu le destin de trois personnes qui travaillent ensemble dans un studio de doublage...

Pierre (Vincent Cassel fiévreux), l'ingénieur du son en chef, sa compagne Nita (toujours aussi formidable Virginie Efira) et Christophe (Pierre Niney vaguement inquiétant) le frère de Pierre mènent la vie trépidante d'un studio en constante "charrette"...

Sylvie qui pense reconnaître sa propre mère dans le visage de Nita qu'elle baptise Anna, lui invente une double vie et prête aux deux hommes des attitudes dont le spectateur ne sait plus si elles sont véritables ou inventées...

A ce quatuor, se rajoute Adam (Adam Bessa impressionnant de sobriété), un SDF "sauvé" par la nièce de Sylvie, Céline (India Hair) qui lui propose de devenir l'assistant de sa tante et surtout de l'aider à vider l'appartement qu'elle compte pouvoir vendre...

Quand Adam se pique à son tour d'écriture et s'invite dans le trio du studio, les histoires parallèles se chevauchent et s'interpénètrent au risque de nous perdre... et la fiction devient plus forte que la réalité !

Un tout petit peu trop long (2h20), le dernier opus d'Asghar Farhadi nous séduit par son casting cinq étoiles et son inventivité ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice coréenne Ga Eun Yoon aborde le sujet délicat du traumatisme causé par le viol, avec une approche très originale et empathique de la figure de la victime...

Le film est raconté du point de vue de Jooin, l'héroïne qui ne veut pas que l'on dise d'elle qu'elle ne se relèvera jamais de ce crime perpétré par un proche...

La lycéenne de 16 ans, est une jeune fille libre, joyeuse, malicieuse, très appréciée de ses camarades et du corps professoral...

Personne n'est au courant de ce qu'elle a vécu mais quand un de ses camarades lui demande de signer une pétition pour empêcher la remise en liberté d'un prédateur sexuel, elle refuse de signer prétextant que le texte décrivant la victime ne correspond pas à la réalité qu'elle-même vit...

Dès cet aveu, les regards des autres changent à son égard et Jooin perd l'équilibre qu'elle s'était construit : tantôt égale à elle-même, tantôt brutale, tantôt perdue, elle nous émeut par sa jeunesse et son désir de vivre tout très vite, très fort, au risque de faire du mal aux autres...

Autour d'elle, tous les personnages sont merveilleusement campés : sa mère, professeur de maternelle, qui s'est réfugiée dans la boisson, son petit frère qui cache les lettres que le violeur envoie à Jooin pour lui demander qu'elle le pardonne, son père qui s'est réfugié loin des siens car il n'a pas la force de gérer ce drame familial, le coach d'arts martiaux qui offre à tous les jeunes un lieu où ils peuvent être eux-mêmes...

Parcouru de l'énergie de l'adolescence, le scénario avance avec Jooin qui ose affronter les autres pour ne pas se perdre et reprendre la place qu'elle s'était construite...

Un film à voir pour Su-bin Seo, sa délicieuse héroïne dont c'est le premier rôle, pour le questionnement universel qu'il pose avec élégance mais également pour comprendre comment la problématique est gérée dans un environnement asiatique marqué par le confucianisme et le patriarcat !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ce film est présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026 et en fait l'ouverture.

Le réalisateur Pierre Salvadori en a eu l'idée en 2016, lorsqu'il tenait le rôle dans Planétarium de Rebecca Zlotowski, d'un cinéaste qui, à la fin des années trente, se lançait dans le tournage d’un drame sentimental teinté d’occultisme.

Il s'est entouré d'un casting de haut vol pour nous raconter l'histoire d'Antoine Balestro (Pio Marmaï génial), jeune peintre en vogue, qui n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse Irène (radieuse et fascinante Vimala Pons) dont il se sent responsable. Un soir d'ivresse, Antoine se rend en 1928 à la fête foraine de Saint-Ouen pour consulter une voyante. 

Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne (mutine et formidable Anaïs Demoustier), une jeune foraine condamnée à répéter soir après soir l'attraction Venus electrificata, venue se glisser dans la roulotte de la voyante en titre pour y voler de la nourriture. Repérée par Armand (Gilles Lellouche dans un jeu très subtil), à la fois ami et galeriste d'Antoine - et attirée par l'appât du gain, Suzanne accepte de continuer son imposture en se rendant à Paris, au domicile d'Antoine.

Se révélant très douée et surtout très rouée, Suzanne réussit à sortir Antoine de sa dépression et surtout à lui faire retrouver son inspiration...

Le scénario fluide et complexe multiplie les épisodes où le vrai et le faux se superposent, où Pio Marmaï dans des scènes d'anthologie nous fait éclater de rire, où le passé resurgit plus fort que le présent car Suzanne qui est tombée amoureuse d'Antoine, ne rêve que d'une chose : un vrai baiser, pas un baiser électrique, pas un baiser destiné à Irène mais un baiser pour elle !

Le spectateur est fasciné pendant 2 heures par cette comédie aux relents dramatiques qui fait réfléchir sur la place de la femme, l'amour, l'amitié et sur les liens que l'on entretient avec les morts !

A voir absolument pour ses excellents interprètes mais pas que ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le troisième long-métrage réalisé par Fabien Gorgeart est plus subtil que sa bande annonce !

Le pitch parait un peu faible et pourtant l'histoire qu'il développe durant 1 heure 50 parle de toutes les formes d'amour : entre femmes et femmes, entre parents et  enfants, entre membres d'une famille recomposée...

Lorsque Fred (Vincent Macaigne) demande à son ex-femme, Marguerite (Laure Calamy), de faire annuler leur mariage à l'Eglise pour pouvoir s’y remarier, elle se réjouit de le voir refaire sa vie. Mais ce qui devait être une simple formalité s’avère plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints (Sofiane interprété par Lyes Salem et Chloé incarnée par Mélanie Thierry)...

Cette comédie nous émeut grâce à ses excellent(e)s actrices et acteurs, à l'exception de Mélanie Thierry, l'hyper catho, qui reste un peu extérieure au film et surtout grâce à Laure Calamy partagée entre son compagnon actuel et son premier amour qu'elle semble redécouvrir lors des différents épisodes qu'ils vont partager avec leur fille Léa (délicieuse Céleste Brunnquell) ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film d'Olivier Nakache et d'Eric Toledano fait un carton avec 1,3 millions d'entrées à ce jour...

Les critiques parlent d'un film phénomène qui traduit la nostalgie de la génération Z pour les années 80...

Etant personnellement un(e) boomer, je n'ai pas particulièrement été touchée par ce côté madeleine de Proust et je ne suis allée voir "Juste une illusion" que parce que tout le monde en parle...

Après un début assez laborieux qui accumule les références à la période des cassettes, de l'émancipation des femmes et de la montée du chômage, le film soutenu par la présence de Camille Cotttin (la mère), Simon Boublil (le cadet sur le point de fêter sa bar mitzvah) et Pierre Lottin (gardien de l'immeuble), prend son envol mais ne s'inscrit pas dans la magie de leurs films précédents tels Intouchables et Le Sens de la fête...

Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère révolté et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est plus un enfant et pas encore un adulte, nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, la famille, la religion et les premiers élans amoureux.

Dommage que Louis Garrel (le père) soit caricatural et que le scénario soit laborieux, démonstratif, mièvre et longuet (2 heures)

J'attends leur prochain film !!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son troisième long-métrage,  le réalisateur japonais Akio Fujimoto a décidé d'aborder le douloureux sujet du sort réservé aux rohingyas... malgré le risque professionnel que cela peut représenter pour la poursuite de sa carrière, tant la problématique est sensible... 

Le spectateur est invité à suivre la traversée dangereuse et interminable de deux enfants orphelins de 9 et 4 ans, Somira et Shafi, sœur et frère à l'écran et dans la vie, qui quittent le camp où ils étaient internés au Bangladesh pour tenter de rejoindre la Malaisie où réside un de leurs oncles...

Le cinéaste a confié les deux rôles à Shomira Rias Uddin et Muhammad Shofik Rias Uddin qui n'avaient jamais fait de cinéma et dont le casting se révèle époustouflant de réalisme...

Le scénario a été réalisé en langue rohingya (essentiellement parlée dans la région de Chittagong au Bangladesh), avec plus de 200 personnes rohingyas. Une grande majorité d’entre eux avaient vécu des expériences similaires à celles montrées dans le film.

A voir pour s'informer et surtout pour s'émerveiller de la relation entre la sœur et son petit frère avec lequel elle partage les rares occasions de jeu qu'ils se créent pour oublier l'enfer qu'ils subissent - et pour lequel elle est prête à tous les sacrifices ! 

NB : Les Rohingyas désignent une minorité musulmane originaire de l’État de Rakhine, dans l’ouest du Myanmar (ex-Birmanie). Depuis 1982, le pays ne les reconnaît plus comme citoyens. Apatrides et privés de droits fondamentaux, ils ont été plus de 750 000 à fuir vers le Bangladesh en août 2017 à la suite d’une répression militaire majeure afin d’échapper à des viols et des massacres qualifiés par des enquêtes internationales de nettoyage ethnique. Depuis cette date, les Rohingyas se déplacent vers de nombreux pays voisins, comme la Malaisie ou l’Indonésie. Certaines familles, poussées par la misère et les conditions de vie, vont jusqu’à parcourir 2500km en mer sur des routes parmi les plus dangereuses et les plus meurtrières du monde.

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pas très fan de science fiction, je n'étais pas allée voir le film de Yann Gozlan sorti en 2025... et j'avoue avoir été séduite par le thème : la dangereuse avancée de l'IA et par ses interprètes dont la toujours aussi formidable Cécile de France...

Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie, dirigée par la géniale Anna Mouglalis .

Très à l'aise au début du film, elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle qui a la voix de Mylène Farmer, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire.

Mais peu à peu, Clarissa fragilisée par le récent suicide de son fils qui a fait éclater son couple avec Frédéric Pierrot, éprouve un malaise grandissant face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident en la personne de Lars Mikkelsen.

En panne d'écriture, se sentant surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes tout en essayant de garder son propre équilibre mental...

Le réalisateur a pris des libertés par rapport au livre éponyme de Tatiana de Rosnay, en accord avec cette dernière. Ainsi, il a ajouté le contexte de la pandémie, il a supprimé certains personnages et modifié un peu l’intrigue, notamment la fin, qui est beaucoup plus ouverte dans le roman.

Le bâtiment ultra-moderne où ont été tournées plusieurs scènes du film devait forcément se trouver en Belgique — contraintes de production oblige — et l’équipe a jeté son dévolu sur un centre culturel de la ville de Deinz. Le lieu a été agrandi numériquement et des volets végétaux ont également été ajoutés. Les scènes dans les couloirs et dans l’escalier circulaire ont été tournées dans d’autres lieux en Belgique.

Tous les éléments du film concourent à nous faire sérieusement nous poser la question : qu'adviendra-t-il de l'Homme lorsque l'IA sera douée d'émotion ?! 

Avoir en replay sur Canal

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage de Damiano Michieletto, grand metteur en scène d'Opéra, le film nous plonge au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, les musiciennes de haut niveau se produisent pour les riches mécènes de l'institution.

L'arrivée d'Antonio Vivaldi, malade et financièrement aux abois comme nouveau maître de musique va bouleverser l'établissement et infléchir le destin de Cécilia, une violoniste virtuose de 20 ans dont la forte personnalité est magnifiquement incarnée par l'actrice Tecla Insolia qui crève l'écran...

Immergé dans la musique du génial Vivaldi (Michele Riondino) qui composa ses œuvres les plus connues dans cet orphelinat, le film nous séduit par la reconstitution de cette époque où, sous couvert de prendre en charge les fillettes abandonnées, l'Ospedale (fondé en 1346) tire l'essentiel de ses revenus des mariages arrangés des pensionnaires à de vieux veufs à la recherche de chair fraiche...

A voir pour son actualité sur la dénonciation du patriarcat, pour son magnifique écrin : Venise... et surtout pour son héroïne !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller voir la suite mais je n'ai pas pu résister à l'envie de retrouver Meryl Streep, Anne Hathaway, Stanley Tucci et Emily Blunt... 20 ans après...

Miranda (Meryl Streep) est toujours à la tête de Runway mais le magazine papier n'a presque plus d'abonnés et est menacé de coupes budgétaires pour assurer sa survie...

Andrea Sachs (Anne Hathaway) est devenue une journaliste de talent mais elle apprend son licenciement par SMS le soir où elle et un de ses collègues reçoivent un prix...

Quant à Emily (Emily Blunt), elle est responsable de Dior New York, grâce à la fortune et à l'entregent de son compagnon à l'humour consternant...

Enfin le formidable Nigel (Stanley Tucci) est toujours présent, fidèle au poste dans l'ombre de Miranda...

Quand Andrea, grâce à ses relations, est nommée directrice en chef chez Runway, le trio se remet dans les marques du premier opus mais le scénario se répète sans le charme et surtout sans le ton caustique et incisif du film de 2006...

Miranda a mal vieilli même si Meryl Streep est toujours incroyablement belle, Andrea veut toujours bien faire et Nigel fait du Nigel mais sans humour...

L'actualité marquée par le développement d'internet et des réseaux sociaux, l'arrivée en force des influenceurs, la fast fashion et la domination financière des investisseurs est abordée mais de façon superficielle, ce qui rend le scénario paresseux voire même brouillon dans le tourbillon des défilés et des réceptions...

Le spectateur nostalgique passe un bon moment mais regrette que la suite ne soit pas à la hauteur du 1er film... il faut reconnaître que le défi était quasiment inatteignable...

Je pense que je vais très vite revoir en DVD pour la nième fois et toujours avec autant de plaisir, Le Diable s'habille en Prada dans sa version originelle !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film documentaire de Philippe Béziat a notamment été présenté lors de l’édition 2026 du FIPADOC (Festival International de Programmes Audiovisuel de Biarritz) :  il y a remporté le Grand Prix Documentaire Musical.

Le réalisateur nous fait entrer dans les coulisses de l'Orchestre de Paris et s'attache plus particulièrement à la virtuosité de son jeune chef, Klaus Mäkëla, un prodige finlandais âgé de trente ans qui est littéralement habité par la musique !

Pas besoin d'être mélomane ni de connaitre le répertoire pour être également envouté par les répétitions et les concerts dirigés par les divers chefs invités dont Elim Chan (native de Hong Kong) qui demande des cuivres "plus sanglants" ou Herbert Blomstedt, 97 ans, suédois naturalisé américain, qui dirige la 8e symphonie de Bruckner en bougeant à peine les doigts...

L'habile scénario donne la parole à quelques uns des 120 musiciens composant l'orchestre, qui analysent devant nous leurs coups d'archet, leur écoute des autres instruments pour mieux s'aligner avec le collectif, les raisons qui les ont amenés à rejoindre cette formation d'exception... Pour ne pas interrompre la musique, leurs commentaires s'inscrivent sur l'écran comme des cartons de films muets...

Le spectateur ressort, au bout d'une heure 1/2, enchanté, passionné, transporté, ému... en un mot heureux ! 

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