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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le cinéaste américain Cole Webley signe ce premier long métrage sur un thème méconnu que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas "spoiler" le film...

Il nous invite dans la voiture brinquebalante d'un père veuf qui réveille un matin ses deux enfants : Charlie 6 ans, Ella 10 ans et leur chien Rex - pour traverser le Midwest, direction le Nebraska...

Alors que les deux enfants découvrent des paysages inconnus et vivent quelques moments magiques avec leur père,  Ella s'inquiète très vite et à raison de la finalité de ce voyage...

Le film repose entièrement sur le jeu des trois acteurs : le père interprété par John Magaro (malheureux, mutique mais profondément humain), le visage en coeur de la petite fille à la maturité précoce et la bouille ronde du petit garçon qui ne pense qu'à jouer...

A voir pour toucher du doigt la pauvreté d'une certaine Amérique où une famille aimante peut rapidement perdre ses repères ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
La réalisatrice allemande Eva Trobisch au eu l'idée du film en regardant une émission de télé-crochet où elle a été bouleversée par la réaction d’une famille en coulisses. 
Pour situer son récit, la cinéaste a choisi la ville de Greiz, en Thuringe, une cité de l’ex-Allemagne de l’Est aux élégants boulevards Art nouveau désertés, pour montrer un visage méconnu de son pays. 
Eva Trobisch a voulu donner à chaque membre de la famille de Léa (délicieuse Frida Hornemann dont c'est le premier rôle au cinéma), une place à part entière - exigence qui confère au film un format de puzzle en construction...
Elle nous raconte l'histoire de Léa,16 ans, qui a un talent pour le chant et se prépare à participer à une émission de téléréalité - elle a un petit frère, une grande amie, des parents récemment divorcés, une tante qu’elle admire et des grands-parents qui gèrent un hôtel au passé glorieux aujourd’hui menacé par la faillite. 
A l'instar de Good bye Lenin (2003) que le film n'égale pas, Home stories nous offre une réflexion complexe sur la difficulté qu'ont les habitants de l'ex RDA à trouver leur juste place entre l'Allemagne réunifiée et l'ostalgie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie (toujours aussi délicieuse India Hair) prend la route vers le Sud-Est au volant de sa Clio pour accomplir le vœu de la vieille dame : remettre une caisse de vieux vinyles disco à Titou dont elle ne connait que la ville de résidence : Cavalière !

Elle prend la route et atterrit dans un café où la serveuse Marina (rayonnante Raya Martigny) lui réserve immédiatement un accueil chaleureux : bien sûr qu'elle connait Titou !

La caméra de la réalisatrice Avril Besson accompagne Charlie qui va peu à peu découvrir le passé de sa mère (décédée d'un cancer du sein) et s'intégrer à la petite communauté de la station balnéaire qui vit au ralenti en hiver...

Sa rencontre avec Titou, caviste rêveur, excellemment interprété par Eric Cantona, va lui ouvrir l'univers de sa mère : le disco où elle excellait, ce qu'ignorait sa fille...

Hébergée par Marina, elle va peu à peu découvrir une femme blessée maisaidante et passionnée qui, autrefois, rêvait de quitter la côte méditerranéenne pour la capitale...

Charlie va prendre le temps de les écouter et des relations amicales et amoureuses vont se tisser entre ces trois personnes qui vont constituer peu à peu une vraie famille pour la jeune femme qui n'en a plus...

Un très joli film, des acteurs très justes et une vraie tendresse pour les êtres les plus humbles ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz s'est inspirée d'un épisode qu'elle a vécu pour imaginer le thème de son film. 

En effet, elle a travaillé durant un été comme femme de ménage pour une riche Saoudienne dont elle a progressivement compris qu’elle était la maîtresse d’un membre de la famille royale. Fascinée par les rapports de domination et le secret qui entouraient cette situation, elle a imaginé des années plus tard un huis clos dont la puissance grandit au fil des scènes. 

Si le point de départ est autobiographique, la cinéaste a rapidement souhaité dépasser le simple récit personnel en menant un important travail d’enquête auprès de femmes saoudiennes, de personnels d’hôtels de luxe et de conciergeries haut de gamme. 

Pour gagner sa vie, Laura (impressionnante Malou Khebizi) accepte un emploi 24h sur 24 au service de Souria (captivante Soundos Mosbah). Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, la jeune femme vit dans l’attente de ses visites qui se font de plus en plus rares. Tandis que Laura tente de s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, elle se rapproche peu à peu de Souria, comprenant que sous ses airs de femme fatale et capricieuse, la jeune beauté orientale est en réalité une victime. 

Trouvant un allié en la personne du garde corps du prince, Laura qui se destine à entrer dans l'armée, prend peu à peu conscience du piège dans lequel tous les trois sont enfermés : de bonne à tout faire corvéable, elle devient la confidente puis le recours des deux exilés...

Un film poisseux qui s'attaque avec finesse à un sujet rarement abordé, à voir pour le jeu subtil de ses trois acteurs  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur français Safy Nebbou nous fait partager la détresse de Thomas (formidable Romain Duris) qui a décidé avec son épouse d'adopter Mapring, un enfant thaï âgé de 4 ans...

En effet si l'enfant établit rapidement une connivence avec sa nouvelle maman incarnée par la ravissante Cristiana Capotondi, il refuse tout contact avec Thomas et détruit les jouets que ce dernier lui offre pour tenter de l'amadouer...

Lorsque Cristiana meurt dans un accident de voiture, le père et l'enfant se retrouvent dans un face à face muet et hostile...

Désemparé, Thomas décide d'emmener l'enfant en Thaïlande pour retrouver sa mère biologique...

Au cours de ce voyage qui nous plonge dans la beauté sauvage de la Thaïlande non touristique, Thomas va devoir composer avec l'hostilité de son fils et la détresse économique de ce pays dont beaucoup d'habitants survivent dans des conditions économiques très précaires...

Accompagné par un guide bilingue , il va, au fil des rencontres et des péripéties, construire une vraie relation avec cet enfant qui n'est déjà plus thaï mais pas encore européanisé...

Un film émouvant où les émotions se lisent sur les visages jusqu'à la scène finale, poignante ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans cette seconde partie, le Général de Gaulle poursuit son pari fou : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.

Peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés...

Des batailles sont livrées (et filmées de façon spectaculaire), le général défend pied à pied la place de la France face à l'Angleterre où Churchill est partagé entre son partenariat historique avec les Etats-Unis et sa conception distanciée de l'Europe...

De Gaulle va prendre tous les risques en s'appuyant sur le général Leclerc (formidable Niels Schneider), en tentant d'unifier la Résistance avec l'aide précieuse de Jean Moulin (Félix Kysyl charismatique), en s'opposant à la France vichyste en Algérie représentée par le général Giraud (Thierry Lhermitte),  en convaincant Eisenhower et Anthony Eden d'aider les forces françaises sur le terrain, en tenant tête à Roosevelt pour que la France ne devienne pas un vassal de l'Amérique...

Inlassablement il va se battre, ne rien lâcher avec une poignée de fidèles autour de lui comme René Pleven...

Le film se termine à la libération de Paris qui ne signe pas la fin de la guerre... mais en représente une étape emblématique...

Il faut vraiment aller voir ce deuxième volet pour admirer le talent de Simon Abkarian (plus vrai que nature dans l'incarnation du général) et la maestria du réalisateur Antonin Baudry qui nous plonge dans ces années inouïes qui ont décidé du destin de la France ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gaya Jiji, syrienne émigrée en France, diplômée d'un master de cinéma s'est fait connaître par ses courts métrages : "L'étrangère" est son second long métrage...

Le film nous parle avec sensibilité de la difficulté à reconstruire sa vie en France quand on a fuit un pays en guerre...

Selma (magnétique Zar Amir, actrice iranienne, qui a remporté le prix d'interprétation à Cannes pour "Les nuits de Mashhad" aujourd'hui réfugiée en France et qui a appris ses répliques en arabe pour les besoins du film), est arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime.

Contrairement au magnifique "Souleymane" qui nous racontait le terrible quotidien d'un émigré sans papiers, l’œuvre de Gaya Jiji s'attache à la personnalité de Selma qui parle couramment français puisqu'elle enseignait notre langue dans son pays et à ses tourments intérieurs face au triangle amoureux dans lequel elle se trouve prise...

En effet, tombée sous le charme de Jérôme, un avocat (excellent Alexis Manenti) qui l'aide gratuitement à régulariser ses papiers, elle ne pense plus qu'à retrouver une vie normale et à faire venir son fils en France... quand son mari, censé être mort, réapparait soudainement dans sa vie...

Le dernier tiers du film qui nous montre cette femme, écartelée entre son nouvel amour, son fils et le père de son fils, est formidable d'émotions contenues : tout se lit sur le visage des deux hommes qui tour à tour espèrent, pleurent secrètement, doutent... mais c'est Selma qui a la clé de son avenir...

Un film à voir absolument ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après son remarquable film autobiographique "The Fabelmans" (2022), Steven Spielberg revient à 79 ans à ses obsessions de toujours : l'enfance et la science fiction...

À seulement 17 ans, en 1964, le futur cinéaste réalisait un long métrage amateur de 2h20 en Super 8 intitulé "Firelight", consacré à des scientifiques enquêtant sur des objets volants non identifiés. Plus tard, le réalisateur continuera d’explorer sa fascination pour ce qu’il appelle « les grandes énigmes du cosmos » avec "Rencontre du troisième type", "E.T. l'extraterrestre" et "La guerre des mondes"... 

Il nous plonge dans l'aventure de Daniel et Margaret (formidables Josh O'Connor et Emily Blunt), déterminés à révéler au monde entier un secret d'une dimension cosmique : nous ne sommes pas seuls dans l'univers...

Daniel est un génie de l'informatique qui a volé toutes les preuves alors qu'il travaillait dans un consortium privé, chargé par le gouvernement de protéger cette brûlante information...

Quant à Margaret, présentatrice météo, elle est l'héroïne spielbergienne par excellence : un personnage ordinaire propulsée malgré elle dans un maelström extraordinaire où elle se découvre des dons exceptionnels (elle parle toutes les langues dont celle des extraterrestres, elle décrypte l'intimité des personnes inconnues qu'elle rencontre...),  qui vont lui permettre d'aller jusqu'au bout de ce rêve complètement fou...

Durant 2h25, le spectateur fasciné suit les deux protagonistes qui doivent échapper à tous ceux qui ne veulent pas que le secret soit ébruité (dont le patron du consortium incarné par Colin Firth) : le scénario éblouissant joue sur tous les registres en nous livrant une scène de poursuite époustouflante entre deux trains et des séquences plus douces où il nous replonge dans l'enfance de Daniel et Margaret... car pour Spielberg, tout vient de l'enfance !

A voir sans modération, d'autant plus que les salles de cinéma nous offrent le bonheur d'un long moment de climatisation entre deux agressions caniculaires ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026 est le premier volet d'un diptyque consacré à l'inclassable général de Gaulle...
 
Pour l'incarner, le réalisateur Antonin Baudry a choisi la haute silhouette de Simon Abkarian et son casting se révèle excellent car s'il ne lui ressemble pas, il incarne à la perfection sa stature, sa personnalité hors du commun, sa ténacité qui s'apparente à une forme de rigidité dans son intransigeance, en un mot la folie d'un homme, seul contre tous, qui tient tête à tous les puissants de l'époque pour imposer sa vision de la grandeur de la France ! 
 
Le film de 2h20 démarre en 1940 : le colonel tout juste nommé général après son exploit face aux allemands à Montcornet, s'envole pour Londres : il quitte un pays qui a capitulé pour reconstruire la France libre dont il se revendique le représentant dans une indifférence quasi générale...
Soutenu par Churchill qui menace sans arrêt de lui retirer son appui, tant son allié français se révèle incontrôlable, le général compose peu à peu une équipe de fidèles qui le suivent tout à la fois fascinés et indécis mais littéralement transportés par ses coups de poker qui se révèlent gagnants... 
 
Le cinéaste, polytechnicien devenu diplomate, scénariste de BD et du film Quai d'Orsay puis passé à la réalisation avec Le chant du loup, nous livre un portrait peu conventionnel du grand homme, pas vraiment flatteur mais secrètement admiratif jusque dans ses défauts...
 
Le scénario passionnant nous plonge dans les coulisses de la seconde guerre mondiale en alternant des dialogues savoureux entre de Gaulle et Churchill, des scènes de combat formidablement filmées comme la bataille de Bir Hakeim et le portrait attendrissant d'un tout jeune résistant méconnu Fernand Bonnier de La Chapelle (formidable Florian Lesieur), dont le destin traverse tout le film jusqu'à la fatale scène finale qui clôt le premier épisode...
 
Impossible de s'ennuyer une seconde face à cette tranche de la grande Histoire qui a décidé de l'avenir de la France... et à suivre dans la seconde partie J'écris ton nom !
 
 
 
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Vue en avant première, cette comédie servie par 20 actrices et acteurs de la Comédie Française est étincelante d'humour et de fantaisie...

Ecrit et coréalisé par Martin Darandeau et Bertrand Usclat, le film a été tourné en 15 jours en janvier 2026, juste avant le début des travaux de la salle Richelieu...

Les réalisateurs et Pauline Clément (sociétaire de la Comédie Française) qui ont créé et jouent dans Brout, la shortcom (créée en 2018) qui parodie le media d'actualité Brut en proposant une vision humoristique et décalée de l'actualité nationale et internationale, ont eu l'idée de parler de la maison de Molière sur le même ton... et c'est jubilatoire...

Le film démarre sur une scène absurde où Guillaume Gallienne refuse l'entrée de la Comédie Française à Nina (géniale Pauline Clément), metteuse en scène de Macbeth dont la première doit commencer dans 3 heures, sous prétexte qu'elle a oublié son badge chez elle... badge qu'elle finit par retrouver...

Le scénario se poursuit sur une série de contretemps, plus ou moins graves et/ou drôles que doit affronter Nina pour réaliser à mobiliser la troupe et régler les retards, coups de stress, soucis techniques,  problèmes d’egos et gestion de son bébé que son compagnon vient lui déposer sans l'avoir prévenue... d'autant plus que la ministre de la Culture a annoncé sa venue...

Les comédiens sont tous excellents, le tempo endiablé et l'on ne s'ennuie pas une seconde durant les 75 minutes qui constituent un véritable moment de bonheur cinématographique... avec en bonus la "présence" de Molière et la "voix" de Shakespeare...

Pauline Clément, qui était présente à l'avant-première, nous a confié qu'ils s'étaient inspirés de vrais incidents intervenus lors de répétitions à la Comédie Française !

A voir absolument à sa sortie le 22 juillet ! 

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