
Le film s’inspire du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020. La réalisatrice Anna Cazenave Cambet raconte avoir eu un "électrochoc" à sa lecture, qui s’est produite alors qu'elle venait elle-même de devenir maman.
Le choix de Vicky Krieps pour incarner Clémence a été motivé par sa capacité à faire passer toutes les émotions sur son visage mais également par son charisme physique.
Une fin d’été, Clémence fait une annonce à son ex-mari Laurent (Antoine Reinartz très ambigü), avec lequel elle a réussi à établir une relation apaisée dans l'intérêt de leur fils Paul (adorable Viggo Ferreira Redier) : elle a des histoires d’amour avec des femmes.
D'abord étonné puis désorienté puis vaguement goguenard, Laurent semble a priori bien réagir mais ce n'est qu'une façade : profondément vexé, il change complètement d'attitude et décide de lui retirer brutalement la garde de son fils de 8 ans.
Nous suivons avec effarement et empathie le parcours de cette femme désireuse de rester mère tout en vivant sa vie de femme comme elle l'entend et le scénario nous ramène une fois de plus à la force du patriarcat et aux injonctions qui sont toujours faites aux femmes...
L'enfant otage de ce couple désuni est confronté à un conflit de loyauté qui le déséquilibre, d'autant que les services sociaux, censés aider le cercle familial à retrouver un mode de fonctionnement favorable pour le petit garçon sont envahissants à force de s'interposer entre la mère "forcément coupable" puisqu'elle a dévié de sa trajectoire normative (elle était avocat et gagnait bien sa vie) pour devenir écrivain - et son enfant qui souffre physiquement d'être séparé de sa mère...
La fin du film est à la fois cruelle, étonnante et très belle mais je ne vous en dirai pas plus !
A voir pour son actrice principale mais pas que !