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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Je ne suis pas un salaud " : de très bons acteurs au service d'une réalité démoralisante !

Nous sommes à Roubaix dans un paysage sinistre de tours de banlieue et de grandes surfaces faussement gaies !

Emmanuel Finkiel nous raconte le destin "ordinaire" de deux paumés de la vie Eddie et Karine, excellemment interprétés par Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry !

Eddie, entre deux boulots, noie son mal être dans l'alcool...

Agressé à la sortie d'une boîte de nuit, il dénonce à tort un maghrébin qu'il a rencontré lors d'un stage Pole Emploi...

Karine décide de redonner une chance à son homme et lui trouve un boulot de magasinier...

Humilié par cette situation, Eddie s'enferre dans son mensonge, oublie ses bonnes résolutions...et poursuit sa descente aux enfers...

Si l'objet de ce film est de nous parler du chômage et de ses effets dévastateurs, alors il est réussi !

Mais que notre société est "laide" malgré les femmes "courage" qui tentent de recoudre ceux qui sont déchirés...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Brooklyn" : un beau film, un peu trop joli ?

John Crowley nous raconte l'histoire d'une jeune irlandaise Eilis Lacey (pudique et sensible Saoirse Ronan) partagée entre deux pays et deux hommes !

Nous sommes dans les années 50, Eilis débarque à Brooklyn avec sa petite valise !

Brooklyn, la seconde patrie des irlandais outre Atlantique, où l'attend, grâce au prêtre qui la chaperonne, une vie de jeune fille sage entre pension de famille, boulot de vendeuse et cours du soir...

Eilis a le cœur gros en pensant à sa mère et à sa sœur restées en Irlande... mais elle reprend goût à la vie quand elle rencontre Tony Fiorello, un très gentil garçon, plombier de son état (excellent Emory Cohen), qui la présente à sa famille italienne...

De retour en Irlande, suite au décès de sa sœur, elle fait la connaissance de Jim Farrell (tout aussi excellent Domhnall Gleeson), beau parti dont elle tombe amoureuse !

La reconstitution est parfaite, le contraste entre New York, ville libre et moderne et la petite station balnéaire d'Irlande ouverte sur la mer mais confite dans ses ragots bien pensants est très bien décrit, l'émotion est à fleur de peau mais l'ensemble reste un peu sage, un peu trop joli pour être totalement convaincant...

Les personnages auraient mérités d'être un peu plus complexes à l'image de l'héroïne du film qui sous ses airs de "communiante bien élevée" n'hésite pas à mentir pour se laisser le choix !

Film à voir et notamment pour l'actrice principale qui, comme son nom l'indique, est également biculturelle !

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Publié le par Pierre-André
Publié dans : #cinéma
Le Bureau des Légendes : au coeur de l'espionnage français

Au sein de la DGSE, un département appelé le Bureau des légendes (BDL) forme et dirige à distance les « clandestins », les agents les plus importants des services du renseignement extérieur français. En immersion dans des pays étrangers, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme sources de renseignements. Opérant dans l'ombre, « sous légende », c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente. Guillaume Debailly revient d'une mission clandestine de six années en Syrie, mais contrairement aux règles de sécurité, il ne semble pas avoir abandonné sa légende et l'identité sous laquelle il vivait à Damas...

Un série palpitante et prenante qui nous plonge au cœur de l'actualité géopolitique contemporaine. Pas de place pour les sentiments, la raison d’État a toujours le dernier mot !

A consommer sans modération !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Saint Amour" : que dire, que dire ????

Le film de Benoit Delépine et Gustave Kervern est plébiscité par France Inter et Télérama !

Je n'avais personnellement pas très envie de le voir mais à force d'entendre des critiques positives, j'ai décidé d'aller vérifier par moi-même...

Hélas, trois fois hélas... Heureusement que Gérard Depardieu est là pour remonter le niveau général de ce road movie œnologique mais surtout éthylique...

Je ne vous raconterai pas l'histoire, tout le monde en parle...

Le seul élément intéressant de mon point de vue est l'illustration du mal être des agriculteurs et des éleveurs, sujet très tendance en ce moment !

Misère sexuelle, absence de liberté, solitude.. le décor est planté !

A noter également une interprétation plutôt réussie de Vincent Lacoste en chauffeur de taxi puceau et de Céline Sallette en Vénus Centaure en mal d'enfant !

Benoit Poelvoorde est certes parfait en beauf mais son personnage n'est pas assez subtil pour nous inspirer de la tendresse...

Un film franchouillard, balourd avec toutefois quelques moments de tendresse filiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Les Cavaliers" : une plongée réussie dans l'univers de Kessel

Après deux années de succès au off du festival d'Avignon, Eric Bouvron s'installe au théâtre de La Bruyère et nous offre un spectacle poétique et envoûtant librement adapté du livre de Joseph Kessel ...

Le spectateur qui pénètre dans la salle est tout de suite dans le bain : fumée d'encens, percussion vocale et décor évocateur et minimaliste...

Nous voici immédiatement plongés dans les steppes de l'Afghanistan aux côtés du jeune et orgueilleux Ouroz et de son fougueux étalon Jehol qui participent au tournoi le plus important et le plus violent du pays : le Bouzkachi du roi, où l'on doit récupérer une tête d'animal et la jeter dans un cercle !

Mais Ouroz échoue et se blesse gravement à la jambe !

Nous le suivons à l'hôpital où il refuse de se laisser soigner par une femme européenne puis dans son long périple de retour dans le froid des montagnes vers les terres de son père, le terrible Toursène dont il craint le jugement !

Accompagné par son fidèle serviteur Mokkhi auquel il a promis de donner son précieux cheval s'il venait à mourir...

Extraordinaire de présence, Eric Bouvron incarne alternativement l'humble Mokkhi et le redoutable Toursène...

Benjamin Penamaria qui remplaçait ce soir là Grégori Baquet (récompensé aux Molières 2014 après 27 ans de carrière pour un précédent spectacle) n'est pas tout à fait convaincant...

A noter surtout le formidable talent du chanteur et musicien Khalid K, qui micro et petite console noire à la main, tour à tour bruiteur et beatboxer, troubadour et soufi donne son âme arabisante au spectacle !

A voir pour le dépaysement assuré !

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Publié le par Avarap
Publié dans : #expos
"Questions of forgiveness" : très jolie expo de Gideon Rubin

La galerie Karsten Greve logée dans un très bel hôtel particulier au 5 de la rue Debelleyme dans le 3e arrondissement offre un bel écrin aux œuvres récentes de Gideon Rubin, peintre né en 1973 à Tel Aviv qui vit et travaille à Londres...

Les toiles tirent leur inspiration de clichés d'inconnus figurant dans d'anciens albums photos, journaux ou magazines tel que l'emblématique "Life". Les images originelles sont retravaillées afin d'évincer les signaux et marqueurs temporels. Suivant ce procédé, le spectateur est laissé libre de repenser les histoires de ces personnages sans visage.

De ses débuts hyperréalistes, Gideon Rubin a conservé les teintes sable, les bleus gris et les blancs cassés qu'il applique avec de larges coups de pinceau. Il aime utiliser la toile ou le lin nus et laisse souvent des pans entièrement vacants de manière à ce qu'ils deviennent partie intégrante de l'oeuvre...

Appelé à s'attarder sur ces visages "miroirs", le spectateur est comme happé par le mouvement qui se dégage des corps et plus particulièrement des nuques !

"En ce moment, je trouve que mon œuvre se situe convenablement dans cet environnement fait de questions en suspens, lorsqu’une image se retrouve à mi-chemin entre la représentation et l’abstraction. Les nouvelles œuvres réalisées pour cette exposition doivent se lire comme un journal, sans ordre chronologique spécifique. Le temps et la mémoire se mêlent de façon fluide tandis que mon obsession habituelle pour l’imagerie du début du XXème siècle tend légèrement vers un passé plus récent, celui des années cinquante, soixante et soixante-dix."

Exposition à voir avant le 5 mars !

Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve

Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Daido Moriyama et Fernell Franco à la Fondation Cartier !

La photographie est à l'honneur à la Fondation Cartier pour l'Art contemporain !

Au rez-de chaussée, l'exposition Daido Tokyo nous fait découvrir les dernières œuvres d'une figure centrale de la photographie japonaise : Daido Moriyama !

L'artiste qui photographie la ville de Tokyo et plus particulièrement son quartier de Shinjuku, capture au hasard de ses déambulations et sans se servir du viseur de son appareil photo, des visages noyés dans la ville, des murs recouverts de vieilles publicités, des caniveaux et des tuyaux...

Le numérique lui permet dès le début des années 2000 de réaliser une multitude de clichés qu'il convertit ensuite en noir et blanc..

Il nous propose ici des assemblages de photos laissées en couleurs, sans véritable parti pris esthétique ?!

Au sous sol, l'exposition Cali clair-obscur, une très belle rétrospective du photographe colombien Fernell Franco !

Rassemblant des photographies issues de 10 séries réalisées par l'artiste entre 1970 et 1996, elle ouvre sur le Groupe de Cali, une communauté artistique qui s'imposa en Colombie au début des années 1970 en s'emparant d'un espace culturel alternatif baptisé Ciudad Solar !

C'est dans le Barrio Obrero, quartier populaire de Cali et berceau de la salsa calena que Fernell Franco s'installe et crée des œuvres "vivantes" choisissant d'accentuer les contrastes dans la chambre noire, expérimentant le collage ou rehaussant ses photographies aux crayons de couleur, à la peinture ou à l'aérographe...

Un court métrage passionnant sur la vie de l'artiste nous permet de mieux comprendre son oeuvre et de remettre les séries présentées en perspective avec l'évolution urbaine de la Colombie en proie aux violences liées au trafic de drogue : Demoliciones (bâtiments en ruines), Pacifico (paysages portuaires), Amarrados (ballots ligotés), Billares (salles de billards), Prostitutas...

Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama

Daido Moriyama

Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco

Fernell Franco

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt" : un spectacle enchanteur au théâtre du Ranelagh !

Après le succès de son précédent spectacle du Pianiste aux 50 doigts, Pascal Amoyel nous raconte l'extraordinaire destinée de Franz Liszt...

Né en 1811 en Hongrie dans un milieu mélomane, Franz Liszt est repéré à l'âge de 7 ans !

Son père Adam Liszt, qui a servi comme second violoncelle dans l'orchestre Esterházy, décide de prendre la carrière du jeune prodige en mains !

Grâce au soutien financier de quelques nobles hongrois, la famille Liszt s'installe à Vienne où Franz suit les cours de piano de Carl Czerny et les cours de composition d'Antonio Salieri... Il donne son premier concert public à la Landständisch Saal le 1er décembre 1822 !

Pascal Amoyel qui, pour sa part, a débuté ses études de piano à l'Ecole Normale de Musique de Paris à l'âge de 10 ans et fut l'élève de Georges Cziffra, nous fait partager sa passion du pianiste virtuose qui fut adulé à travers toute l'Europe mais se retira à 35 ans en pleine gloire pour pouvoir se consacrer à la composition !.

Pascal Amoyel se fait l'interprète de Liszt mais également de ses illustres maîtres : Mozart, Bach, Beethoven et de ses contemporains : Czerny, Chopin, Wagner...

Mêlant musique, récit et quelques tours de magie, le spectacle captive durant 1 heure et 20 minutes les mélomanes et les amateurs de qualité théâtrale !

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