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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Yann Reuzeau, observateur percutant de notre époque, signe avec Criminel sa 9ème pièce et nous interroge ici sur la légitime défense, le pardon, la justice, la vengeance...

Il nous plonge au coeur d'une sombre histoire de parricide...

A l'annonce de la sortie de prison de Boris (formidable Morgan Perez), qui a purgé 15 ans de détention pour le meurtre de son père, sa soeur Camille (Sophie Vonlanthen à fleur de peau) et son beau-frère Xavier (excellent Frédéric Andrau) connaissent leur première crise de couple...

Camille semble avoir fait son "deuil" de cette funeste nuit où elle même a été retrouvée inconsciente alors que Xavier lui, n'a pas cessé d'y penser...

Que s'est-il passé entre le père violent et ses enfants, entre le frère et la soeur, entre Boris et Xavier, entre Boris et son ex petite amie Manon (Noémie Daliès fiévreuse) ?

Une succession de courts et savants flash backs nous permet d'appréhender peu à peu la complexité de chacun des personnages, nous les rendant tour à tour sympathiques et détestables...

Dans un décor composé de deux chaises et de cloisons modulables, le dialogue vif et percutant ajoute une tension scénique à la décortication de ce fait divers aux multiples dimensions...

A voir de toute urgence jusqu'au 17 avril (spectacle uniquement les dimanche, lundi et mardi) !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En avant première, sortie le mercredi 11 avril

Hirokazu Kore-eda a décidé de filmer un drame judiciaire façon polar sans oublier son thème fétiche : la paternité !

Le scénario s'attache à la destinée particulière de 3 hommes : Shigemori, le brillant avocat (toujours aussi formidable Masaharu Fukuyama),  Misumi, le présumé assassin (Koji Yakusho magnifique) et la victime, ex patron de Misumi qui l'a licencié (que l'on ne voit qu'au début et de dos)

Ces 3 hommes que le hasard réunit ont chacun une fille qu'ils ont "maltraitée" dans l'enfance : le premier et le second du fait de leur absence (l'un parce qu'il s'est investi dans le travail, l'autre parce qu'il a passé de nombreuses années en prison), le troisième pour des raisons beaucoup plus dramatiques (que le film nous dévoile peu à peu)...

Nous suivons les premières rencontres entre l'avocat et son client, séparés par une vitre dans le parloir...

L'avocat cherche un angle de défense pour son client qui a reconnu le meurtre et risque la peine de mort car il a déjà été emprisonné il y a 30 ans pour le meurtre de deux usuriers...

L'avocat cherche à comprendre la motivation de Misumi : s'agit-il de vengeance personnelle, de vol avec homicide, de meurtre commandité... les pistes se succèdent et se brouillent au fur à mesure des échanges de plus en plus profonds entre les deux personnages... 

Quand le procès démarre, la famille de la victime est au centre de cette quête de vérité...

Et quand Misumi fait soudain volte face et clame son innocence, le grand avocat "quitte sa robe" pour n'être plus qu'un père compatissant à la douleur des filles...

Un film magnifique qui nous emmène au coeur du processus judiciaire japonais tout en nous faisant partager les problématiques que connait aujourd'hui la société du pays du soleil levant : absence des pères sur-investis dans le travail, incapacité innée des japonais à communiquer clairement (l'autre doit deviner ce que l'on pense par le biais du langage non verbal), chômage et précarité, argent sale...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Armando Iannucci a adapté le roman graphique éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin pour mettre en images la lutte de pouvoir qui a opposé les principaux dignitaires russes après la mort de Staline...

Le film apparaît  comme une grosse farce auprès des occidentaux contemporains que nous sommes mais il est largement inspiré de faits réels qui se sont déroulés autour du 2 mars 1953 lorsque Staline est victime d'une attaque cérébrale...

Le faussement débonnaire ministre de l'Agriculture Nikita Khrouchtchev s'empare du pouvoir en s'appuyant sur le falot Malenkov pour éliminer le "boucher" Lavrenti Beria...

Le réalisateur s'en donne à coeur joie pour nous conter cette époque où chaque russe connaissait quelqu'un qui avait été envoyé au goulag ou avait été exécuté... 

La critique est drôle et féroce mais la répétition de la charge finit par user l'effet comique !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ritesh Batra, le réalisateur de Lunchbox, a adapté le livre de Julian Barnes La fille qui danse pour nous raconter l'histoire de Tony Webster (Jim Broadbent), un sexagénaire londonien replongé bien malgré lui dans ses souvenirs de jeunesse...

Le film démarre sur un flashback : Tony Webster collégien rencontre Adrian qui deviendra son meilleur ami et son rival et Veronica qui sera son premier amour...

Retour au présent quand Tony reçoit une lettre qui l'informe que la mère de Veronica lui a légué le journal intime d'Adrian... que Veronica refuse de lui remettre...

Le réalisateur alterne scènes contemporaines et souvenirs d'hier pour nous démontrer un peu laborieusement que la mémoire joue à cache cache avec la réalité...

Le personnage de Tony n'étant pas particulièrement sympathique ni très intéressant, j'avoue m'être un peu ennuyée en essayant de me plonger dans le récit des amours passées de ce jeune homme falot ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Star de one man show, le réalisateur autrichien Josef Hader interprète ici Georg, un critique musical brutalement remercié par le journal dont il pensait être une plume incontournable... 

Totalement déstabilisé, Georg cache son licenciement à sa femme Johanna et se consacre totalement à son projet de vengeance contre son ancien patron...

A travers ce portrait caricatural, Josef Hader nous décrit une classe moyenne enfermée dans son statut social, incapable de trouver un ressort autre qu'absurde pour dépasser une mise à l'écart injustifiée si ce n'est pour raison économique...

Un film "réjouissant" qui offre une réflexion décalée du drame "ordinaire" des quinquas !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Jacopo Robusti naît à Venise en 1518 ou 1519 dans une famille d'artisans, d'un père teinturier. Ses origines sociales et sa petite taille lui valent le surnom de Tintoretto, littéralement "le petit teinturier", francisé sous le nom de "Tintoret". 

il se forme au métier de peintre auprès de Bonifacio de' Pitati et en janvier 1538, c'est déjà un maître indépendant disposant de son propre atelier !

L'exposition du musée du Luxembourg met à l'honneur les 15 premières années du Tintoret marquées par la volonté de se faire connaître dans une ville où affluent artistes et intellectuels de l'Europe entière et d'égaler voire de surpasser le Titien, son aîné et premier peintre de Venise...

Les oeuvres réparties en 7 sections : "Prendre son envol", "Orner les salons", "Capter le regard", "Partager l'atelier", "Mettre en scène", "Observer la sculpture", "Peindre la femme" permettent au public de mieux comprendre la place qu'occupe Tintoret dans l'histoire de la peinture : contemporain de Raphaël et de Michel Ange,  il fait la jonction entre la Renaissance du XVIe siècle avec les prémices de la perspective et l'ère baroque du XVIIe siècle...

J'ai pour ma part particulièrement apprécié les portraits d'hommes dont cet autoportrait qui nous interpelle par son audace esthétique et la fierté du regard !

L'exposition s'achève en 1555 au seuil de la gloire de Tintoret lorsque les commandes affluent pour la Madonna dell'Orto, la Scuola Grande di San Rocco et le palais des Doges !

Jésus parmi les docteurs, Portraits d'hommes, La Sainte famille, Autoportrait
Jésus parmi les docteurs, Portraits d'hommes, La Sainte famille, Autoportrait
Jésus parmi les docteurs, Portraits d'hommes, La Sainte famille, Autoportrait
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