
Ecrits entre mai 1935 et décembre 1959, les carnets d'Albert Camus nous livrent le journal de vingt quatre années de la vie de l'écrivain...
Stéphane Olivié-Bisson qui a mis en scène il y a quelques années Caligula a décidé d'explorer ces carnets pour poursuivre son chemin aux côtés de Camus...
Si l'idée est séduisante, le choix des textes et l'interprétation de Stéphane Olivié-Bisson ne reflètent pas, de mon point de vue, l'oeuvre de ce témoin privilégié de la première moité du XXe siècle...
En effet, aucune place pour Louis Germain, ce formidable instituteur qui lui a permis d'obtenir une bourse pour poursuivre ses études et à qui il dédiera son discours lors de la remise de son prix Nobel...
Peu de place pour son engagement politique et ses prises de position durant la guerre d'Algérie...
Un survol rapide de son éternel combat avec Sartre mais aucune évocation de la genèse de son grand roman La Peste...
Le physique un peu rond de l'acteur et sa diction un peu gouailleuse rend certainement encore plus difficile l'effet miroir attendu de cette lecture...
Dommage !