Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Lucas Bernard est une illustration de la célèbre chanson de Juliette Gréco : "Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau - Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre mais comment s'y prendre quand on est là-haut"

Elle, Marianne, (formidable Eye Haïdara) est officier de sous-marin tactique. Lui, Marco, (Pio Marmaï touchant) est steward.

Ils se rencontrent lors d’une escale, mais comment faire pour aller plus loin alors que tout les sépare : elle est professionnelle jusqu'au bout des ongles, seule femme parmi un équipage masculin, lui est désinvolte et butine d'hôtesse en hôtesse de l'air...

Une rencontre entre deux mondes, entre deux personnalités, des situations comiquement impossibles, un cocktail réussi pour ce duo d'acteurs parfaits dans leurs rôles respectifs !

Le spectateur ressort le sourire aux lèvres et en ces temps troublés, cela fait un bien fou...

A voir pour colorer ce sinistre mois de novembre !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller ce film avant l'élection américaine qui a désigné Donald Trump 47ème président des USA... aussi ai-je attendu les résultats pour m'intéresser à ce biopic fictionnel...

Deux figures crèvent l'écran : Sebastian Stan (très crédible et plus particulièrement dans la seconde partie du film dans le rôle de Trump) et Jeremy Strong (découvert dans la série Succession), qui incarne Roy Cohn (réputé être le cerveau de Joseph McCarthy), avocat libéral et ultra-conservateur de la famille Trump qui a épaulé le jeune Donald dans son ascension vers le pouvoir...

Âme damnée de l'héritier de l'empire immobilier créé par son père, Roy Cohn transmet avec succès à son "protégé" la devise qui, selon ses dires, permet d'arriver au pouvoir : « Premièrement, ne transigez jamais, n'abandonnez jamais ; deuxièmement, contre-attaquez immédiatement ; troisièmement, peu importe ce qui arrive, peu importe à quel point vous êtes dans la mouise, revendiquez toujours la victoire"

Le spectateur français, encore sous le choc de la réélection de cet homme apparemment dénué de tout scrupule, ressort glacé de ce récit qui nous montre la puissance mais surtout toutes les failles d'un individu centré sur lui-même, sourd au désarroi des autres dont son frère aîné auquel il a refusé de l'aide pour sortir de son addiction à l'alcool, mari brutal et père absent, écrasant de son mépris les plus faibles jusqu'à renier son mentor dès qu'il a compris que ce dernier qui fustigeait l'homosexualité était malade du sida...

Le titre du film The Apprentice renvoie à une célèbre émission de télé-réalité Outre-Atlantique sur la chaîne NBC, dans laquelle Donald Trump faisait passer des entretiens d’embauche à plusieurs candidats pour intégrer son entreprise. Une émission iconique pour son désormais célèbre "You’re Fired ! — ‘Tu es viré !'" lancé par l'ex-futur Président des États-Unis aux postulants éliminés.

On ne peut que s'interroger sur les 4 années à venir du mandat à venir de Donald Trump et son impact sur l'avenir déjà très anxiogène de notre planète !?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Michel Marc Bouchard, l'auteur de cette pièce qui se joue au théâtre Tristan Bernard est couvert de prix au Canada...

Récemment adapté en série par Xavier Dolan, le texte n'est pas sans nous rappeler la parole sans filtre du cinéaste québécois...

La fratrie torturée par un mensonge de famille se retrouve au chevet de leur mère récemment décédée, que Murielle (glaçante Gaëlle Billaut-Danno), thanatopractrice réputée, revient embaumer trente ans après son départ tumultueux de sa ville natale...

Autour d'elle, ses trois frères en échec dans leur vie personnelle (le dernier est même en institution psychiatrique), et Chantal la femme de l'aîné interprété par David Macquart, tentent de comprendre ce qui s'est passé la nuit où Laurent Gaudreault s'est réveillé...

Car cette nuit là, comme toutes les autres depuis qu'elle a 7 ans, Murielle qui est insomniaque pénètre dans les maisons de ses voisins pour les regarder dormir...

Elle a 12 ans quand Laurent Gaudreault, champion de base ball local, dont elle est secrètement amoureuse comme toutes les filles de son âge, s'est éveillé...

Le spectateur assiste avec stupeur à l'engrenage qui s'est mis en place cette fameuse nuit, détruisant à jamais la psyché de Murielle et de toute sa famille...

On peut reprocher au texte d'être trop cru, on peut regretter que les acteurs (tous français) crient au point d'être parfois inaudibles, on peut perdre le fil tant la pièce est longue : 1h45 d'échanges vindicatifs, on peut déplorer qu'il n'y ait pas de moments de tendresse (à l'exception du rôle de Chantal qui se raccroche à l'existence de son fils pour ne pas perdre pied voire plus)... mais cette violence venue d'outre Atlantique ne peut pas nous laisser indifférent...

Je ne conseille pas la découverte de cet auteur prolifique à tout le monde mais ce texte est le reflet de tous les grands thèmes qui bouleversent aujourd'hui notre société : puissance destructrice de la virilité, fragilité psychique des jeunes générations, difficulté à trouver sa place dans un monde où les valeurs traditionnelles ont explosé, rejet viscéral de l'homosexualité...

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Mouret dit avoir ajouté dans son dernier opus une tonalité "tragique" à celles qu'il nous offrait jusqu'à présent...

Tout le film tourne autour de Joan (formidable India Hair) qui souffre de ne plus être amoureuse de son compagnon Victor (Vincent Macaigne) : elle ne sait comment lui dire car elle se doit d'être honnête avec lui !

Les trois amies Joan, Alice (Camille Cottin toujours craquante) et Rebecca (Sara Forestier touchante), sont professeurs dans le même établissement à Lyon...

Très proches les unes des autres, elles se racontent tout ou presque car Rebecca est amoureuse d'un mystérieux homme marié qu'elle ne leur présente pas...

Elles parlent d'amour, de désamour, de passion, d'affection, d'amitié en échangeant leurs points de vue à l'occasion de leurs différentes rencontres...

J'ai eu un petit peur au début car le film commence par la voix off de Vincent Macaigne qui présente les différents personnages... mais très vite les dialogues et les situations s'enchainent de façon harmonieuse et originale...

Les personnages de femmes sont très bien campés mais ceux des hommes mis à part Vincent Macaigne qui intervient tout au long du scénario (vivant et sous forme de fantôme bienveillant) - et Damien Bonnard qui sert de go between dans la seconde partie du film...  sont souvent réduits à des apparitions un peu stéréotypées...

Même si le film dure presque 2 heures, on ne s'ennuie pas une minute et la fin est particulièrement réussie !

Des émotions, de la gentillesse, de la complicité... cela fait du bien et on sort de la salle avec le sourire !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Variation autour du thème de Pretty woman, le dernier opus de Sean Baker, réalisateur britannique et américain, a remporté la Palme d'Or à Cannes en 2024... et c'est bien mérité d'autant que le film se distingue par sa fibre comique de tous les précédents longs métrages récompensés...

Le pitch tient en quelques lignes : Anora, jeune strip-teaseuse de Brooklyn, se transforme en Cendrillon des temps modernes lorsqu’elle rencontre Ivan, le fils d’un oligarque russe, qui très vite lui propose le mariage ; mais lorsque la nouvelle parvient en Russie, le conte de fées est vite menacé : les parents du jeune homme partent pour New York avec la ferme intention de faire annuler le mariage...

Mais à la différence de Pretty woman, le spectateur voit Anora (surnommée Ani), séduire les hommes et exercer son métier "d'escort girl" : toute la première partie du film y est consacrée et personnellement j'ai trouvé cette introduction trop longue...

Le scénario prend toute sa dimension quand Anora se trouve confrontée aux sbires de l'oligarque envoyés à ses trousses : dans une scène hilarante, on découvre cette apparemment frêle jeune femme combattre les gorilles tout en détruisant allègrement le magnifique loft de son "mari" qui a peureusement pris la tangente...

C'est à partir de ce moment-là que l'on admire le talent de cette jeune actrice, capable de passer d'un registre à l'autre dans une même scène, désarmant ses adversaires qui ne peuvent s'empêcher de l'admirer... et plus particulièrement le taiseux Boris (toujours aussi formidable Yuriy Borisov découvert dans Compartiment n°6)...

Pour décrocher le rôle, Mikey Madison a du travailler avec un coach vocal pour s'exprimer comme une prolo de Coney Island (alors qu'elle est native de Los Angeles et fille de deux psys), apprendre la langue de Tolstoï puisqu'elle s'exprime en russe dans le film et écumer les clubs de strip-tease et rencontrer des travailleuses du sexe pour peaufiner son personnage...

C'est grâce à elle que le film (malgré quelques longueurs), réussit tout à la fois à nous faire rire et à nous émouvoir, jusqu'à la dernière scène qui est poignante !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A 94 ans, Clint Eastwood signe son 42e et dernier film  !

Film de procès, le réalisateur nous plonge dans le système judiciaire américain avec une acuité rarement atteinte... et réussit à se débarrasser de ses tentations narcissiques qui encombraient certains de ses films dont l'avant-dernier Cry Macho...

Justin (Nicholas Hoult intense), le juré n°2 pourrait être Monsieur Tout le monde : jeune marié, il est très attentif à la seconde grossesse de sa femme (Zoey Deutch) car la précédente s'est soldée par la mort de jumeaux...

Le film commence sur la sélection des jurés : Justin parle de son désir d'accompagner son épouse mais il est quand même retenu...

Une jeune femme a été retrouvée morte et tous les indices désignent son meurtrier...

Pourtant, le juré n°2 découvre très vite qu'il pourrait être impliqué dans cet assassinat...

La caméra ne quitte plus le visage de cet homme torturé par un dilemme moral et rongé de culpabilité : quelle attitude doit-il adopter alors que son couple est sur le point de mettre au monde un enfant ?

Toni Colette (excellente et très sobre), qui représente le ministère publique, est la seconde figure passionnante de ce film : briguant le poste de procureur, elle a hâte que le procès se termine le plus vite possible mais ne peut complètement passer à côté d'un certain nombre de signaux faibles qui questionnent sa droiture foncière...

Passionnant du début à la fin, les dernières images du film sont criantes de vérité humaine !

 

Il nous parle du système judiciaire américain avec objectivité et surtout il nous fait réfléchir à la notion de culpabilité !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Découvert au Festival d'Avignon 2022, après plus de cent représentations à travers toute la France, l’incroyable histoire vraie d’Eddie Edwards arrive enfin à Paris sur les planches du théâtre du Petit Montparnasse !

Dans sa petite ville anglaise, Michael-Eddie Edwards, est promis au métier de plâtrier, comme son père et son grand-père. Mais voilà qu’un soir, quelques minutes de télévision vont faire basculer le destin du jeune garçon…

Il sera présent aux jeux olympiques d'hiver dans la catégorie ski alpin !

Second enfant d'une famille pauvre et méritante, il est la risée de ses copains de collège et de lycée car il est malingre, myope et n'a pas les moyens de pratiquer un quelconque sport...

Mais habité par son rêve que ses parents trouvent chimérique, Eddie va se lancer des défis qui vont l'amener à multiples reprises à l'hôpital...

Benjamin Lhommas, ingénieur de métier qui s'est reconverti dans le métier d'acteur, interprète de façon touchante et humoristique, le personnage d'Eddie qui ne cesse de nous époustoufler dans l'énergie et l'inventivité qu'il dépense pour arriver au but qu'il s'est fixé...

Entouré de Sophie Accard et de Léonard Prain qui jouent avec brio une vingtaine de rôles, l'acteur incarne ce "héros ordinaire" devenu légende, puisque le texte de l'auteur Léonard Prain a reçu le Prix Littéraire Armand Gatti 2024 et est entré au répertoire de l'Education nationale...

Un spectacle à voir (même si le sport ne vous intéresse pas plus que cela) !

 

Voir les commentaires

<< < 1 2

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog