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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pas très fan de science fiction, je n'étais pas allée voir le film de Yann Gozlan sorti en 2025... et j'avoue avoir été séduite par le thème : la dangereuse avancée de l'IA et par ses interprètes dont la toujours aussi formidable Cécile de France...

Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie, dirigée par la géniale Anna Mouglalis .

Très à l'aise au début du film, elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle qui a la voix de Mylène Farmer, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire.

Mais peu à peu, Clarissa fragilisée par le récent suicide de son fils qui a fait éclater son couple avec Frédéric Pierrot, éprouve un malaise grandissant face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident en la personne de Lars Mikkelsen.

En panne d'écriture, se sentant surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes tout en essayant de garder son propre équilibre mental...

Le réalisateur a pris des libertés par rapport au livre éponyme de Tatiana de Rosnay, en accord avec cette dernière. Ainsi, il a ajouté le contexte de la pandémie, il a supprimé certains personnages et modifié un peu l’intrigue, notamment la fin, qui est beaucoup plus ouverte dans le roman.

Le bâtiment ultra-moderne où ont été tournées plusieurs scènes du film devait forcément se trouver en Belgique — contraintes de production oblige — et l’équipe a jeté son dévolu sur un centre culturel de la ville de Deinz. Le lieu a été agrandi numériquement et des volets végétaux ont également été ajoutés. Les scènes dans les couloirs et dans l’escalier circulaire ont été tournées dans d’autres lieux en Belgique.

Tous les éléments du film concourent à nous faire sérieusement nous poser la question : qu'adviendra-t-il de l'Homme lorsque l'IA sera douée d'émotion ?! 

Avoir en replay sur Canal

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage de Damiano Michieletto, grand metteur en scène d'Opéra, le film nous plonge au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, les musiciennes de haut niveau se produisent pour les riches mécènes de l'institution.

L'arrivée d'Antonio Vivaldi, malade et financièrement aux abois comme nouveau maître de musique va bouleverser l'établissement et infléchir le destin de Cécilia, une violoniste virtuose de 20 ans dont la forte personnalité est magnifiquement incarnée par l'actrice Tecla Insolia qui crève l'écran...

Immergé dans la musique du génial Vivaldi (Michele Riondino) qui composa ses œuvres les plus connues dans cet orphelinat, le film nous séduit par la reconstitution de cette époque où, sous couvert de prendre en charge les fillettes abandonnées, l'Ospedale (fondé en 1346) tire l'essentiel de ses revenus des mariages arrangés des pensionnaires à de vieux veufs à la recherche de chair fraiche...

A voir pour son actualité sur la dénonciation du patriarcat, pour son magnifique écrin : Venise... et surtout pour son héroïne !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Très déçue par son avant-dernier roman "Légitime défense" qui se déroulait sous le règne de Louis XIV, je me suis précipitée pour acheter son dernier opus qui se déroule en 2027 en France...

Écrit à la première personne, l'auteur nous met dans la peau du Président de la République française, un outsider fraichement élu sur la base d'un programme promettant de revenir aux fondamentaux de la Constitution abandonnés, d'après lui, par les successeurs de Mitterrand et Chirac.

La France se remet avec difficulté de la catastrophe naturelle qui a frappé la ville de Cannes de plein fouet.

La femme du Président l'a quitté et vit désormais avec l'ancien associé "autiste génial" de son mari, avec lequel il avait créé une start up pour faire avancer la recherche sur le vieillissement des cellules, entreprise innovante rachetée par l'un des géants du numérique...

Lui s'est rapproché d'Ida, la mère porteuse de son enfant dont son ex-femme ne veut plus entendre parler et que le Président tente de cacher, tout en allant régulièrement lui rendre visite dans le sud de la France. 

Confronté à un grand nombre de crises successives, le chef de l'Etat doit faire face au président "ingérable" d'un pays ex-ami, co-construire une Europe militaire malgré les dettes qui plombent l'avenir de la France, contrer en permanence les fake news visant à le discréditer, gérer les caprices de l'un des trois hommes les plus riches du pays... et pour ce faire, choisir soigneusement ses conseillers et surtout ses pays alliés...

Un roman qui se lit comme un polar, un peu court à mon goût, car l'auteur y expose beaucoup de ses points de vue, certes brillants mais qui souvent, ne sont  que survolés...

A lire pour son actualité brûlante dans la perspective de la future élection présidentielle !


 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

La galerie Catherine et Frédéric Portal expose un peintre madrilène autodidacte d'origine basque, qui  a travaillé comme scientifique / géologue pendant 10 ans. Depuis 1994, il se consacre uniquement à la peinture et connait  un grand succès commercial

Fasciné par la ville et ses mystères, il la peint comme nul autre ; des bâtiments aux murs blancs ou de couleur vive, neufs ou délabrés, des angles, des perspectives inhabituelles... sous le bleu du ciel implacable...

Le peintre se rend fréquemment en Amérique pour étudier le paysage urbain sur les côtes est et ouest ; il cherche des friches urbaines, flashe sur des objets, incorporant parfois une figure humaine à la fois présente et absente de l'environnement qui lui sert de toile de fond...

Son excellent contrôle de la peinture acrylique sur lin offre un cadrage étroit, unique, que personne ne remarquerait en parcourant ces espaces où la banalité s'exprime à travers la simplicité d'une forme géométrique ! 

La ville existe par elle même, ni belle ni laide mais elle constitue une présence permanente où les personnages ne font que passer !

A voir jusqu'au 25 mai à Saint Jean de Luz !

 

 

 

"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal
"Juan Escauriaza" : une exposition "urbaine" à la Galerie Portal

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller voir la suite mais je n'ai pas pu résister à l'envie de retrouver Meryl Streep, Anne Hathaway, Stanley Tucci et Emily Blunt... 20 ans après...

Miranda (Meryl Streep) est toujours à la tête de Runway mais le magazine papier n'a presque plus d'abonnés et est menacé de coupes budgétaires pour assurer sa survie...

Andrea Sachs (Anne Hathaway) est devenue une journaliste de talent mais elle apprend son licenciement par SMS le soir où elle et un de ses collègues reçoivent un prix...

Quant à Emily (Emily Blunt), elle est responsable de Dior New York, grâce à la fortune et à l'entregent de son compagnon à l'humour consternant...

Enfin le formidable Nigel (Stanley Tucci) est toujours présent, fidèle au poste dans l'ombre de Miranda...

Quand Andrea, grâce à ses relations, est nommée directrice en chef chez Runway, le trio se remet dans les marques du premier opus mais le scénario se répète sans le charme et surtout sans le ton caustique et incisif du film de 2006...

Miranda a mal vieilli même si Meryl Streep est toujours incroyablement belle, Andrea veut toujours bien faire et Nigel fait du Nigel mais sans humour...

L'actualité marquée par le développement d'internet et des réseaux sociaux, l'arrivée en force des influenceurs, la fast fashion et la domination financière des investisseurs est abordée mais de façon superficielle, ce qui rend le scénario paresseux voire même brouillon dans le tourbillon des défilés et des réceptions...

Le spectateur nostalgique passe un bon moment mais regrette que la suite ne soit pas à la hauteur du 1er film... il faut reconnaître que le défi était quasiment inatteignable...

Je pense que je vais très vite revoir en DVD pour la nième fois et toujours avec autant de plaisir, Le Diable s'habille en Prada dans sa version originelle !

 

 

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