Jia Zhang-Ke revient après "A touch of sin" pour nous raconter l'histoire de son pays entre 1999 et un futur possible 2025 !
Le film démarre sur l'ouverture de la Chine post-maoïste à la liberté occidentale...
A Fenyang, ville natale du réalisateur, les jeunes dansent sur un air pop endiablé... les visages sont souriants... l'avenir leur appartient...
Le scénario s'enrhume quand Tao, l'héroïne à la jolie frimousse, incarnée par la délicieuse Zhao Tao, doit choisir entre ses deux amis d'enfance et prétendants...
L'un Liangzi (excellent Liang Jing-Dong) est un mineur humble comme elle en a toujours connu, l'autre Zhang Jinsheng (tout aussi excellent Zhang Yi) est un affairiste frimeur en pleine ascension capitaliste... Propriétaire d'une station service et d'une voiture, il va bientôt racheter la mine dans laquelle travaille Liangzi qu'il écarte sans états d'âme...
Quand Tao épouse Zhang, elle scelle son destin et celui de son fils prénommé Dollar !
Tao s'enrichit à l'image de son pays, mais Tao est déboussolée par les ravages sociétaux et environnementaux que connaît la Chine...
Le film nous entraîne en Mongolie extérieure où Liangzi s'est exilé pour trouver un emploi de mineur, opprimé par le système qui le broie et jusqu'en Australie où Zhang s'expatrie avec son fils pour trouver un paradis fiscal...
On ressort des deux heures de projection enthousiasmés par le talent de Jia Zhang-Ke mais désolés par le spectacle qu'offre ce grand pays de traditions dévasté par la sauvagerie de l'argent-roi !