Le réalisateur Shemi Zahrini nous parle de religion, de famille, de deuil et de quête identitaire à travers l'histoire de Dorona (belle et impétueuse Rotem Zissman-Cohen) et de ses deux frères : Natanel, juif traditionaliste (Roy Assaf) et Shaï, le petit frère sensible à la sexualité complexe (Assaf Ben-Shimon)..
Nous faisons leur connaissance à Jérusalem où ils entourent leur mère (délicieuse Levana Finkelstein) qui doit se faire opérer d'une tumeur...
Le père (Sasson Gabaï), remarié à une jeune chanteuse, est tenu à l'écart par ses trois enfants...
Dorona, qui n'arrive pas à avoir d'enfant, est en perpétuelle révolte : elle rejette son mari, son père, rabroue ses frères...
Le décès de la mère et l'exhumation d'un secret de famille va rebattre les cartes entre tous les personnages...
C'est Shaï le timide qui prend les choses en main et les emmène en France, à Paris puis à Marseille sur les traces du passé de leur mère...
Le film est tendre, lumineux à l'image de Dorona, parfois cocasse, parfois inspiré...
Le film ressemble à une famille avec ses moments de joie, ses disputes et ses réconciliations...