
Premier long métrage réalisé par un jeune réalisateur né en 1991 à Naltchick, capitale de la république autonome de Kabardino-Balkarie (Caucase Nord), Tesnota a été présenté dans la sélection Un certain regard à Cannes en 2017...
Téléréma crie au chef d'oeuvre !?!
Pour ma part, je dirais que ce film a des atouts par son côté "documentaire exotique" : il nous raconte en effet la vie d'une famille juive qui vit dans quelques mètres carrés, confrontée à une demande de rançon de la mafia russe pour l'enlèvement du fils de la famille et de sa fiancée ; la famille se tourne vers la communauté juive pour récolter la somme !
Les personnages sont bien campés : le père strict et taiseux, la mère "très mère juive", Ilana (intéressante Darya Zhovner), la fille "garçon manqué de 24 ans" qui va devoir épouser un riche voisin qu'elle n'aime pas pour sauver son frère, Nazim le chéri d'Ilana, un pompiste kabarde et musulman fasciné par les images de propagande islamiste où des soldats russes sont torturés et égorgés...
Mais les images sont sombres, presque sales, les scènes sont détaillées à l'excès, la projection des insupportables images de propagande dure plus de 5 minutes (le film est interdit aux moins de 12 ans ???), le scénario n'est pas toujours très clair, le parti pris de cadrer chaque image dans un carré pour illustrer la vie à l'étroit est lassant...
Bref je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans le film et je me suis beaucoup ennuyée !