
Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan nous parle de son pays à travers les différents personnages de son film...
Sinan (minéral Aydin Dogu Demirkol) est le fils d'Idris, un instituteur bavard que plus personne n'écoute et qui n'est pas respecté dans sa ville de la région des Dardanelles car il joue aux courses de façon compulsive et se tire de toutes les situations difficiles par un petit rire grinçant...
Sinan qui vient de finir ses études pour devenir à son tour instituteur, revient dans sa ville natale où il doit retrouver sa place dans sa famille, affronter les voisins qui ont prêté de l'argent à son père endetté jusqu'au cou et renoncer à son amour de jeunesse qui a décidé de se ranger en épousant un riche commerçant...
Sinan a écrit un livre Le poirier sauvage... mais le livre ne trouve pas d'éditeur...
Sinan se sent différent... Il se cherche, hésite à devenir instituteur, écrivain, ou policier comme un de ses amis, rejoint son père dans la ferme de son grand-père...
Durant un peu plus de 3 heures, le réalisateur nous fait participer à la quête de Sinan dont le destin s'affine au fur et à mesure de ses rencontres et de ses marches dans la campagne...
Le film est long, très long, bavard... mais la fin est magnifique et nous parle de filiation !