
Jacques Audiard a choisi d'adapter le roman du canadien Patrick deWitt et de faire appel à 4 grands acteurs américains pour mieux habiter son premier western...
Nous sommes en 1851...
Joaquin Phoenix et John C. Reilly interprètent Charlie et Eli, les deux frères Sisters qui sont des tueurs à gage sans états d'âme, au service du Commodore...
Riz Ahmed est Warm, un chercheur d'or traqué par Morris, un détective privé lettré et soigné interprété par Jake Gyllenhaal, qui travaille également pour le Commodore...
Morris doit soutirer à Warm son procédé chimique pour trouver les pépites d'or et attendre les frères Sisters chargés de l'assassiner...
Mais rien ne se passe comme prévu et le quatuor chemine de concert de l'Oregon à la Californie dans une macabre ruée vers l'or...
Jacques Audiard, comme à son habitude, tourne un film d'hommes où les femmes sont réduites aux rôles de transgenre, de putain au coeur sensible ou de Ma Dalton...
Le film est dédié à son frère aîné, disparu lorsque Jacques Audiard avait 25 ans et nous parle de fratrie où l'aîné refuse sa place pour mieux protéger son fou de frère cadet qui a hérité des gènes violents du père...
Tous les critiques ont crié au génie devant Les frères Sisters
Pour ma part, j'hésite encore à me prononcer car si j'ai trouvé que le scénario était effectivement très original, que les portraits d'hommes étaient bien brossés et tutoyaient l'universalité des relations masculines, j'ai été très gênée par l'apologie du parricide et de la violence et les dialogues souvent laborieux m'ont semblé agir comme des pavés rohmériens dans la progression du récit...
Les acteurs sont tous très bons mais je me suis bizarrement ennuyée...
En réalité, je pense avoir été déçue car j'en attendais trop !