Après 20 ans de fermeture et 16 mois de travaux, la scène mythique de La Scala vient de rouvrir ses portes Boulevard de Strasbourg (voir article des Echos dans le lien joint)

Les représentations ont pris fin le 24 novembre mais je ne résiste pas au plaisir de vous parler de cette pièce "discontinue, intempestive, dispersée" comme le résume le metteur en scène Frédéric Bélier Garcia...
Sur le plateau Ariel Chipman, un spinoziste rattrapé par l'ordinaire du temps qui passe (André Marcon dépressif à souhait), entouré par son épouse tentée d'"aller voir ailleurs" (Yasmina toujours jeune et primesautière), son ami Serge Othon Weil (Jérôme Deschamps clownesque) et une psychiatre interprétée par la sculpturale Christèle Tual...
Chacun à leur tour, les quatre acteurs parlent face à un interlocuteur silencieux de solitude, de difficulté à communiquer, de lassitude du couple à travers des monologues en apparence farfelus sur : comment éplucher une orange, le port catastrophique de la robe de chambre, la renonciation au sexe... célébrant l'anecdotique pour tenter de retrouver une envie de vivre...
Un moment d'exception dans une salle magnifique après avoir profité d'un délicieux dîner dans le restaurant situé au 1er étage du théâtre : une cuisine de saison, 100% faite maison par le chef Stéphane Ewangelista, à prix raisonnable !
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La Scala : un ovni dans le paysage théâtral parisien
C'est bien connu, la réalité dépasse parfois la fiction. Et ce constat vaut pour La Scala Paris, un espace culturel atypique boulevard de Strasbourg, face au Théâtre Antoine de Laurent Ruquier...