
Anne Bouvier met en scène un texte de Jeffrey Hatcher, auteur et scénariste de Columbo, Coco Chanel, The mentalist...
L'histoire se situe en 1941, dans un Paris occupé où les juifs sont spoliés par les dirigeants de l'état nazi des œuvres d'art qu'ils possèdent...
Pablo Picasso est convoqué par Mademoiselle Fischer, attachée culturelle allemande, dans un dépôt où sont entreposées les toiles volées...
Il doit authentifier parmi elles trois de ses tableaux afin d'organiser une exposition d'"Art dégénéré" dont le point d'orgue sera un autodafé...
Jean Pierre Bouvier est un Picasso plus vrai que nature : corps puissant, esprit de répartie brillant, séduction et orgueil, face à une Sylvia Roux excellente dans un rôle ingrat où elle dévoile peu à peu son dessein personnel face au génie qui lui tient tête...
Pleine de rebondissements plus astucieux les uns que les autres, la pièce nous tient en haleine en nous faisant nous interroger sur la propriété intellectuelle, la beauté et la puissance d'une oeuvre d'art, le rayonnement culturel et universel d'un peintre qui savait peindre comme un artiste à 14 ans et qui toute sa vie a cherché à peindre comme un enfant...
Passionnant !