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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est le premier long métrage solo de Peter Farelly qui s'est inspiré d'une histoire vraie d'une amitié de 50 ans entre un jazzman noir et son chauffeur blanc... 

Il a fait appel à Nick Vallelonga, fils aîné de Tony Lip héros du film, pour écrire le scénario et a confié des rôles de mafieux à des amis de la famille Vallelonga pour accentuer la véracité du récit...

Le film démarre à Manhattan en 1962 dans la célèbre boîte de nuit Copacabana fréquentée par la mafia et des célébrités telles que Franck Sinatra...

Viggo Mortensen qui a pris 20 kg pour le rôle de Tony Vallelonga (surnommé Lip pour sa gouaille), interprète un videur italo-américain natif du Bronx qui se retrouve au chômage suite à l'incendie du Copa...

Grâce à ses relations, il est embauché par Don Shirley (Mahershala Ali impressionnant de justesse), un pianiste noir virtuose qui, malgré la ségrégation féroce qui sévit à l'époque, a décidé de faire une tournée de deux mois sur les routes du sud...

Tony, au volant de la Chevy tchatche comme à son habitude, la bouche pleine d'hamburger ou de poulet frit qu'il engloutit à pleines mains... quand il n'enchaîne pas les cigarettes qu'il n'abandonne qu'à regret pour complaire à son patron à l'élocution parfaite et à la tenue irréprochable...

Au début du film tout oppose les deux hommes dans ce rapport inversé entre le blanc "brut de fonderie" et le noir éduqué et mélomane mais la route va bien évidemment les rapprocher au hasard des difficultés qu'ils rencontrent, dues au nécessaire respect du Green Book (guide de voyage qui signalait les établissements réservés aux noirs !)  

Si le réalisateur appuie le trait et multiplie les anecdotes, le film prend pourtant au fil des étapes, toute sa dimension politique et fait écho aux violences policières dont les noirs sont encore aujourd'hui les victimes !

Les personnages "secondaires" comme Dolorès la femme de Tony (délicieuse Linda Cardellini) et les musiciens du trio de Don Shirley sont excellents, la musique est fabuleuse et la fin réellement très savoureuse !

Un film à voir pour toutes les raisons développées plus haut mais également pour son humour et son ode à la tolérance !

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A
J'ajouterai, à ne rater sous aucun prétexte. Je vais aller le voir une deuxième fois pour savourer chaque instant, chaque moment de dialogue entre ces deux hommes diamètralement opposés qui se découvrent et s'enrichissent progressivement au contact l'un de l'autre. Tout deux avaient tellement besoin de se croiser . J'ai adoré
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