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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Que Dios nos perdone (2016), Rodrigo Sorogoyen nous parle de la corruption généralisée en Espagne...

Manuel Lopez-Vidal (brillantissime Antonio de la Torre), homme politique influent dans sa région, doit entrer à la direction nationale de son parti... mais il est rattrapé par des histoires de corruption qui menacent un de ses plus proches amis...

Caméra à l'épaule, le réalisateur s'attache aux pas de son héros qui se débat dans le collimateur de la justice... éclaboussé à son tour par le système qui se retourne et le lâche !

Manuel Lopez-Vidal redouble de duplicité pour sauver sa peau et n'hésite pas à piéger à son tour ses amis...

C'est à travers son point de vue de politicien trouble que le scénario se déroule et non sous l'angle d'enquêteurs intègres de la police ou de la presse... et c'est ce qui fait toute l'originalité de ce film...

Dans un tourbillon de scènes qui s'enchaînent, les dialogues fusent ponctués par une bande son "métal" pour dénoncer l'absurdité d'une vie politique vidée de son sens, d'un système pervers où les programmes et les doctrines disparaissent au profit de l'intérêt particulier de ces requins hors sol mais surtout sans foi ni loi...

Cerise sur le gâteau, Rodrigo Sorogoyen réussit à rendre sympathique ce personnage qui n'hésite pas à recourir au mensonge mais aussi au chantage pour sauver sa peau !

Une vraie réussite qui laisse bien évidemment un goût amer dans la bouche : tous pourris vraiment ?

 

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