
J'attendais un regard neuf sur la Cosa nostra de la part du grand réalisateur Marco Bellocchio (79 ans)...
Certes il nous raconte l'incroyable destin de Tomaso Bruscetta, l'un des premiers "repentis" de la mafia - mais parallèlement il ne nous épargne aucun incontournable du thème cinématographique autour de la mafia : les scènes de famille, les mariages, les trahisons, les meurtres...
Le personnage est fascinant, l'acteur qui l'incarne est fabuleux (Pierfrancesco Favino), les échanges entre Bruscetta et le juge Falcone fascinants d'intelligence mais le film est plombé par sa longueur, les nombreux flash backs et scènes rêvées... et surtout les grandiloquentes scènes du procès fleuve qui ressemble à un cirque ou à un zoo plus qu'à un véritable jugement de la "Pieuvre"...
Dommage, dommage...
Le film aurait mérité d'être resserré autour de son héros dont l'étude de caractère aurait amplement suffi à nourrir le scénario !