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En adaptant le roman éponyme de Karine Tuil récompensé du prix Interallié et du prix Goncourt des lycéens en 2019 , le cinéaste s'empare d'un sujet à la "mode" mais essentiel, à savoir la zone grise du consentement...
Yvan Attal a fait appel à ses proches : son fils Ben Attal incarne l'accusé et sa femme Charlotte Gainsbourg la mère de l'accusé - pour incarner cette histoire de viol qui se déroule dans le milieu de l'intelligentsia juive...
Campant l'intrigue dans une première partie en deux chapitres Lui puis Elle un peu démonstrative et longuette, il nous plonge ensuite dans une scène de procès brillante mais didactique...
Visiblement Yvan Attal s'est beaucoup documenté sur le sujet en assistant à un vrai procès pour viol quant à son fils Ben, au début peu enchanté par le rôle visiblement très éloigné de sa personnalité, il s'est appliqué un peu laborieusement à faire ressortir le côté violent de son personnage...
La victime Mila interprétée par une actrice prometteuse Suzanne Jouannet n'est pas, de mon point de vue, assez complexe : issue d'un milieu modeste ultraorthodoxe, elle est la victime désignée de ces jeunes mâles blancs intelligents et fortunés qui entourent l'accusé...
La question du consentement est bien posée mais le scénario gâté par des personnages outrés tels Pierre Arditi (animateur vedette, homme à femmes et accessoirement père de l'accusé), manque curieusement d'incarnation...
Très, trop long (2h18), le film nous laisse au bord de la route alors que le sujet est universel et le scénario très juste...