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Conçu par la regrettée Solveig Anspach disparue en 2015, le film raconte l'histoire d'amour de la mère de cette dernière avec un médecin beaucoup plus jeune qu'elle...
Les réalisatrices Carine Tardieu et Agnès de Sacy ont fait appel à Fanny Ardant et Melvil Poupaud pour interpréter ce couple improbable : Shoona une femme de 70 ans, ancienne architecte flamboyante et Pierre un oncologue de 45 ans marié à Jeanne (Cécile de France) et père de famille...
Shoona vit une retraite heureuse entre l'Irlande où elle se ressource et Paris où elle est très proche de sa fille Cécilia, lumineuse Florence Loiret-Caille, et de sa petite fille...
Quand l'amour fait irruption dans sa vie, elle le repousse puis l'accueille avec émerveillement puis se retire pour ne pas "encombrer" cet homme qui la trouve belle, le lui dit et est prêt à renoncer à son bonheur familial pour vivre à ses côtés... jusqu'à partager les heures délicates du début de la maladie de Parkinson...
De rôle en rôle, Melvil Poupaud ne cesse de nous surprendre par l'étendue de son talent et la sensibilité de ses interprétations : il crève l'écran dans ce film aux côtés d'une Fanny Ardant dont le sourire mutin n'en finit plus de nous séduire...
L'émotion, très présente dans le scénario s'attache à toutes les relations interpersonnelles : entre les deux amants mais également entre Pierre et son ami médecin, entre Pierre et sa fille, entre Shoona et Cécilia...
Seul petit bémol : le rôle un peu ingrat réservé à Cécile de France qui interprète un médecin à la silhouette datée, un peu perdue dans ses éprouvettes...
Un film délicieux dans sa finesse d'interprétation, à voir assurément !