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Arnaud Desplechin revient dans son dernier film sur ses thèmes favoris : la famille, le deuil et Roubaix sa ville natale...
Fiévreux, défaits, en colère... les deux héros : Alice (Marion Cotillard toujours sur le fil) et Louis (Melvil Poupaud inquiétant de violence à fleur de peau), fâchés depuis 20 ans sont contraints de se revoir au chevet de leurs parents qui ont été victimes d'un terrible accident de voiture...
Le film démarre sur le décès du jeune fils de Louis puis se cristallise sur cette famille toxique : mère autoritaire, père absent... dans laquelle les trois enfants (le petit dernier est homosexuel) ont tenté de se faire une place et de se construire tant bien que visiblement mal...
On ne saura pas pourquoi ces deux-là : elle comédienne à succès, lui poète hanté par sa soeur... se haïssent... les dernières scènes laissant entrevoir toutefois une hypothèse...
De rares moments de tendresse durant tout le film qui est tendu, âpre comme ses protagonistes et curieusement assez linéaire tant il n'est question que de relations conflictuelles...
On ressort du film un peu essorés, séduits par le jeu des acteurs mais bizarrement mal à l'aise devant un tel mal de vivre qui touche toutes les générations...
Un film qui devrait ravir les tenants de la psychanalyse transgénérationnelle !