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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rebecca Zlotowski a voulu dans ce film aborder un personnage dont le cinéma parle peu, si ce n'est en le caricaturant : la belle mère !

Virginie Efira incarne Rachel, une jeune femme de 40 ans, de confession juive, professeur de français dans un collège...

Rachel est bien dans son métier, bien dans sa peau, entourée d'amis mais tétanisée par le tournant de la quarantaine : Rachel qui a perdu sa mère jeune, veut désespérément un enfant...

Quand elle rencontre Ali (Roschdy Zem), elle se dit qu'il pourrait être le père de cet enfant... mais Ali a déjà une petite fille, Leïla 5 ans, dont il a la garde partagée avec son ex femme Alice, interprétée par Chiara Mastroianni...

Le scénario habile nous montre la profondeur des relations que noue Rachel avec Ali mais aussi avec Leïla, avec Alice, avec sa soeur qui attend un enfant, avec un élève particulièrement difficile dont elle va se faire le défenseur, avec son père,, ses collègues... et le personnage ne cesse de s'étoffer magnifiquement incarné par Virginie Efira...

Dommage que le personnage d'Ali soit moins fouillé, dommage également que le film perde de son intensité par l'accumulation de scènes inutiles ou un peu faciles : on a compris, merci !

Mais un beau sujet et une vraie question : quel nom et surtout quelle place donner à la relation entre un adulte et un enfant qui n'est pas le sien ?

 

 

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A
Peut-être parce que je n’ai pas été concernée par le sujet, j’ai été très touchée par le regard plein d’amour que Rachel porte sur la petite Leila qu’elle aime immédiatement comme sa propre fille, par l’absence de jalousie quand sa jeune sœur lui apprend qu’elle est enceinte, sa totale générosité et spontanéité.<br /> Le rôle discret que joue Chiara Mastroanni est finement abordé, quand l’intelligence du cœur est là, tout est possible. J’ai apprécié également les légères évocations de la petite Leila sur la «priorité  » légitime qu’elle accorde à sa mère qui petit à petit évolue vers un véritable attachement pour Rachel.<br /> Bref beaucoup de délicatesse autour de ce désir d’enfants dont les mois sont comptés et s’écoulent comme un sablier que l’on ne pourra pas retourner.
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