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Alice Winocour s'est appuyée sur le vécu de son frère présent le soir de l'attentat au Bataclan en novembre 2015, pour nous proposer cette fiction...
Les premières images nous plongent dans le quotidien de Mia (Virginie Efira) dont la journée commence aux côtés de son compagnon Vincent interprété par Grégoire Colin...
Mia ramasse un verre qu'elle a fait tomber puis se rend à la maison de la Radio où elle est traductrice, en traversant un Paris fiévreux et hostile...
Restée seule dans la soirée, elle se fait surprendre en moto par une averse qui l'oblige à se réfugier dans une brasserie animée et accueillante où elle s'assied pour boire un verre...
Son regard croise celui de Thomas, un homme séduisant (Benoit Magimel) qui fête son anniversaire entouré par une bande d'amis bruyante... quand retentissent soudain des bruits de mitraillette...
La caméra anxiogène filme l'attentat au niveau du sol où s'est réfugiée Mia au milieu des débris de verre et des corps inertes...
Quand elle reprend conscience dans le lit d'hôpital où elle a été conduite, elle se rend compte qu'elle n'est pas blessée mais a totalement perdu la mémoire des événements tragiques qu'elle vient de traverser...
Après trois mois de convalescence chez sa mère, Mia n'arrive pas à se reconstruire : elle se rend sur les lieux de l'attentat et décide de se rapprocher d'une association de victimes pour tenter de se remémorer ce qu'elle a vécu...
De rencontre en rencontre, Alice Winocour nous fait partager avec émotion la délicate quête de Mia qui, au contact de Thomas et des autres, retrouve peu à peu des lambeaux de mémoire...
La réalisatrice qui s'est longuement documentée pour son film nous montre l'importance cruciale du collectif dans la reconstruction...
Un beau film sensible qui nous fait entrevoir la psyché des victimes d'attentats !