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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sébastien Marnier s'est inspiré de son vécu familial pour réaliser son troisième long métrage...

Les critiques qui encensent le film parlent volontiers d'un univers à la Chabrol, ou font référence à "8 femmes" de Ozon ?

Personnellement je ne suis pas du tout entrée dans l'intrigue et ce, dès les premières images où le réalisateur nous plonge dans un vestiaire d'ouvrières au sein d'une usine de salaison de poissons...

On y découvre Laure Calamy qui se rend ensuite dans une prison pour femmes où sa jalouse compagne purge une peine de 5 ans d'emprisonnement...

Le film démarre enfin quand Laure Calamy téléphone à son père enfin retrouvé, qui l'invite à venir le voir dans sa somptueuse villa à Porquerolles...

Changement de décor complet : nous sommes chez les utltra-riches, pris au piège, comme l'odieux patriarche Jacques Weber affaibli par un AVC, dans un gynécée peuplé de créatures toutes plus caricaturales les unes que les autres : Dominique Blanc incarne avec délectation l'épouse aux tenues extravagantes qui dilapide la fortune de son mari en achats inutiles, Doria Tillier incarne avec férocité la fille ainée qui ne pense qu'à hériter de l'empire familial, Agnès (Véronique Ruggia Saura), la bonne revêche est kleptomane et écoute aux portes, quant à Jeanne (Céleste Brunnquell), la petite fille, elle ne quitte pas son appareil photos...

Quand Stéphane (Laure Calamy dans un rôle inhabituel mais qu'elle interprète à la perfection), la transfuge de classe, se retrouve dans ce nœud de vipères, les cartes sont rebattues et les façades de respectabilité s'effondrent...

De rebondissement en rebondissement, nous assistons au dynamitage de cette famille dysfonctionnelle où les plus pourris ne sont pas ceux que l'on croit...

Sur une idée intéressante au départ, le scénario aurait pu être une réussite s'il n'était pas alourdi par des scènes inutiles et desservi par des moments de violence gratuits, et surtout si les personnages avaient quelque fond de vérité...

Mais trop c'est trop, d'autant que le film dure 2 heures qui m'ont semblé interminables...

Dommage !

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