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Difficile de critiquer Jafar Panahi, ce grand réalisateur iranien arrêté en 2010 pour "propagande contre le régime" et détenu durant deux mois, condamné à vingt ans d'interdiction de réaliser ou d'écrire des films et de voyager, emprisonné depuis juillet 2022 pour purger la peine de 6 ans à laquelle il avait été condamné en 2010...
Pour Aucun ours, il a effectué un long travail de repérage pendant trois mois et a trouvé le décor de son film dans un village près de Tabriz, à proximité des frontières de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Mais la présence de l'équipe a été dénoncée auprès des autorités, la forçant à fuir pour poursuivre le tournage dans d’autres villages alentour...
J'ai trouvé le scénario confus : dans un village iranien proche de la frontière, un metteur en scène est témoin d’une histoire d’amour tandis qu’il en filme une autre...
La mise en scène mollassonne ne m'a pas non plus convaincue : beaucoup de palabres dans le village autour du non respect d'obscures traditions patriarcales...
En bref, j'aurais aimé saluer le courage du cinéaste mais je me suis ennuyée !