/image%2F0168101%2F20221121%2Fob_e5bd38_1527673-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyx.jpg)
L'acteur et réalisateur, qui s'est toujours interrogé sur l'identité au sens large dans son travail, se questionne sans se cacher derrière des artifices sur sa place, en tant qu’homme de 50 ans, dans la société et dans sa famille.
Avec Reste un peu, il a voulu signer une sorte de journal intime, à l'instar de Nanni Moretti qu'il apprécie beaucoup... et c'est très réussi !
Pour illustrer le côté intimiste de son film, le réalisateur s'est entouré d'acteurs non professionnels : ses parents Régine et David et sa sœur Judith mais également le Père Barthélémy curé de Sainte Cécile à Boulogne, Sœur Catherine, l'écrivaine et femme rabbin Delphine Horvilleur et Pierre-Henri Salfaty, professeur de talmud, réalisateur et scénariste.
Après 3 ans passés aux Etats-Unis, Gad Elmaleh rentre en France pour retrouver sa famille et ses amis mais pas que...
Fasciné par la Vierge Marie depuis son enfance à Casablanca où ses parents juifs séfarades lui avaient interdit de rentrer dans l'église du Sacré Coeur, il souhaite se convertir au catholicisme et se prépare au baptême avec trois autres catéchumènes...
La caméra suit l'acteur Gad Elmaleh dans ses échanges avec ses proches et ses référents religieux : le futur baptisé doute et l'exprime en toute honnêteté, partagé entre son désir d'aller jusqu'au bout du chemin et son regret de peiner ses parents...
Le film est un petit miracle (sans jeu de mots) d'équilibre, traversé par de délicieuses notes d'humour et habité par des acteurs au parler vrai...
Les parents de Gad Elmaleh sont formidables de tendresse et d'inquiétude, quant à Gad lui-même il révèle toute la profondeur de son jeu en nous faisant partager sa crise spirituelle de la cinquantaine...
La salle de cinéma était archi-comble et les kippas attestaient de l’œcuménisme du thème abordé !
A voir absolument !