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Elégance de la langue française, élégance des personnages Madame de La Fayette (née Pioche) et Monsieur de La Rochefoucauld, élégance des acteurs Sabine Haudepin et François-Eric Gendron !
Jean-Marie Besset imagine la relation historique entre "Pioche" et "Duc" qui écrivirent à quatre mains, au cours des années 1670, le premier roman moderne : La princesse de Clèves !
Face au jardin du Luxembourg nouvellement planté, un homme séduisant rend visite tous les jours à une femme de lettres dans son appartement de la rue de Vaugirard...
Entre ces deux-là le dialogue, brillant, ciselé, sincère, nous fait assister à la genèse de la création d'un chef d’œuvre littéraire : "la profonde amitié qui les lie a la force d'un amour dont l'enfant fut un livre" !
L'auteur de la pièce précise que si la longue et fertile amitié de ces deux écrivains est historiquement avérée, il est difficile de mesurer la participation de l'auteur des Maximes à l'écriture du roman (et vice-versa pour la rédaction par Madame de La Fayette de certaines maximes).
On prêta à l'époque plusieurs collaborateurs à Madame de La Fayette (dont le poète et homme de lettres Jean Regnault de Segrais, le grammairien, historien et écrivain Gilles Ménage, ou le philosophe Jean de Corbinelli) ; elle n'avait elle-même aucune intention d'endosser la qualité d'auteur (le roman fut publié anonymement), et alla jusqu'à nier avoir écrit l'ouvrage.
Quoiqu'il en soit, le spectacle pétille d'intelligence et nous donne envie de relire La princesse de Clèves !
A voir jusqu'au 31 décembre !