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Christophe Honoré qui a 52 ans, nous fait revivre l'année de ses 17 ans lorsque sa vie a été bouleversée par le décès subit de son père...
S'ensuit une longue dissertation sur le deuil vécu par son alter ego (Paul Kircher), son frère ainé (Vincent Lacoste) et sa mère (Juliette Binoche)...
Le pathos est au rendez-vous mais pas l'émotion tant le propos du cinéaste se fait insistant, complaisant et même dérangeant : est-ce vraiment nécessaire de nous montrer tant de scènes de sexe y compris tarifé avec un adulte, alors que les media et la société s'attaquent enfin au fléau de la pédophilie ?
Les critiques encensent le film et le jeune interprète qui a 20 ans dans la vraie vie, mais qui peine à nous convaincre de son chagrin en alternant les moues de tristesse et les sourires éblouissants...
Quant à Vincent Lacoste, il ne trouve à aucun moment la bonne distance de grand frère : trop proche dans ses rapports potaches ou trop distant dans sa morgue de jeune actif...
J'ai décidément beaucoup de mal avec ce réalisateur qui, pour moi, ne se renouvelle guère, creusant de film en film (14 en 20 ans) son sillon d'homosexuel mal dans sa peau...
A éviter !