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Catherine Shaub met en scène, au théâtre de Poche Montparnasse, le livre éponyme de Nicolas Bouvier qui fait le récit du voyage de six mois qu'il a effectué en 1953 à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan, avec son ami Thierry Vernet (qui documentera l'expédition en dessins et croquis).
Samuel Labarthe, seul en scène, reprend les paroles de Nicolas Bouvier, un jeune homme de vingt-quatre ans, fils de bonne famille calviniste, qui a suivi des cours de sanscrit, d'histoire médiévale et de droit... et nous fait partager ce classique de la littérature helvète...
L'acteur, visiblement inspiré par le livre, résume ainsi le voyage dans le dossier de presse : "C'est un voyage qui donne des clefs, qui fait apparaître les remèdes aux maladies de nos sociétés"...
Sans doute devrais-je lire L'usage du monde avant de faire la critique de la pièce mais je n'ai malheureusement pas ressenti cette dimension, malgré le grand talent de Samuel Labarthe...
Le récit est concret, pragmatique avec un morceau de bravoure très drôle sur les mouches asiatiques, mais n'a pas la dimension humaniste promise qui m'avait initialement séduite...
Pas facile sans doute d'adapter un récit de voyage à une scène de théâtre sans un minimum de décor : derrière l'acteur, quelques images en noir et blanc et quelques sons pour illustrer le texte ne suffisent pas à nous faire voyager...
Dommage !