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Sorti en salles le 2 novembre dernier, Le serment de Pamfir du réalisateur ukrainien Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk a été encensé par la critique...
Ne l'ayant pas vu à l'époque, j'ai profité du festival Télérama pour rattraper mon retard (j'avais vu tous les autres !)
Je suis sortie perplexe... ne sachant pas si je devais me joindre au concert de louanges ou exprimer mon embarras face à ce film à nul autre semblable, tourné avant la guerre dans la région natale du réalisateur : le Tchernivsti, au carrefour des cultures roumaine, moldave et arménienne...
Leonid dit Pamfir (formidable Oleksandr Yatsentyuk), véritable force de la nature, retrouve avec bonheur sa femme Olena et son fils Nazar après de longs mois d’absence en Pologne pour tenter d'échapper au climat de corruption qui gangrène l'ouest de l'Ukraine.
Dès les premières images, nous sommes projetés dans l'étrangeté de La Malanka, une fête traditionnelle ukrainienne qui a lieu dans la nuit du 13 au 14 janvier mais qui demande une longue préparation, carnaval où les hommes se masquent et se costument en bêtes (boucs, ours, loups...)
Lorsque Nazar incendie l'église pour que son père ne reparte pas travailler au loin, Pamfir se retrouve piégé dans un conflit de loyauté : ayant fait le serment d'être un bon mari et un bon père, il se voit contraint de replonger une dernière fois dans la contrebande pour dédommager le parrain du village...
Le scénario nous raconte une histoire de transmission aux accents tragiques en nous immergeant de force dans un bain de violence bestiale et de masculinité exacerbées par l'usage de drogues, dans un milieu rural où Dieu et ses prêtres cohabitent avec les rites païens et où les vaches doivent vêler dans l'obscurité...
Comment ne pas admirer ce premier long métrage pour sa maîtrise, son authenticité et son originalité ?
J'ai vu le film mais je suis restée en dehors : trop éloigné de la culture occidentale, pas aimable ?
Je ne sais toujours pas ?