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Après Eva en août que je n'ai pas vu, le réalisateur madrilène Jonas Trueba continue à nous parler des questionnements des trentenaires...
Le film démarre sur une longue scène le temps d'un concert de jazz : la caméra suit les émotions sur les visages de deux couples qui écoutent religieusement la dernière création d'un pianiste de jazz, composée durant le confinement...
Elena (Itsaso Arana) et Guillermo (Vito Sanz) renouent avec Susana (irene Escolar) et Dani (Francesco Carril) qui leur parlent avec enthousiasme de leur récente installation à la campagne... et surtout de la naissance attendue de leur enfant...
Le couple citadin rentre dans son appartement, visiblement chamboulé par les décisions de leurs amis... et lorsqu'ils décident 6 mois après de leur rendre visite dans leur jolie maison, ils confrontent leurs expériences respectives à la lumière d'un livre philosophique dont Elena et Guillermo se partagent la lecture...
Fait de petits riens, le film minimaliste (1h04) interroge, sans s'appesantir, les choix de vie de cette génération qui doit composer avec la distanciation sociale de la pandémie et les craintes liées aux risques climatiques...
Un étrange objet traversé par la luminosité estivale !