
Freddie 25 ans, se retrouve à Séoul sur un coup de tête (un vol pour Tokyo annulé), dans son pays d'origine...
Conseillée par une amie qu'elle vient de rencontrer, la jeune femme accepte de se rendre au centre Hammond pour demander à rencontrer ses parents biologiques...
Freddie avait toujours promis à sa mère adoptive qu'elles iraient ensemble en Corée mais elle a deux semaines devant elle et décide de faire la démarche, presque malgré elle...
Adoptée bébé comme 220 000 enfants coréens par un couple de français, Freddie n'a de coréen que ses parents et son physique ; elle est française et ne parle pas la langue...
En constant porte à faux, Freddie dont le visage est typiquement coréen, étonne ses nouveaux amis par sa liberté et son originalité...
La jeune femme, au sourire rare, agit comme un aimant auprès de tous ceux qu'elle rencontre : amis, amants et bientôt son père et sa famille paternelle...
Égocentrée, insensible au remords de son géniteur et à l'inquiétude de ses parents français, elle poursuit sa quête au gré de ses changements d'humeurs...
Pour réaliser son film, Davy Chou, s'est inspiré du parcours d'une amie Laure Badufle (née en Corée du Sud, adoptée en France à l’âge d’un an et retournée dans son pays de naissance pour la première fois à vingt-trois ans), tout en s'interrogeant sur sa légitimité à raconter cette histoire, en tant qu'homme, qui n'est pas coréen et qui n'a pas été adopté (il est né en France de parents cambodgiens).
Séduit toutefois par le sujet, il a fait appel à Park Ji-min, une plasticienne coréenne dont c'est le premier rôle au cinéma pour interpréter le personnage de Freddie...
Malgré un tempo lent et surtout quelques longueurs (le film dure 2 heures), Retour à Séoul nous offre une étude subtile et pas banale de la jeunesse d'aujourd'hui, qu'elle soit française, coréenne ou binationale !