
Ours d'Or à la dernière Berlinale, le dernier opus de Nicolas Philibert nous parle de nos doubles psychiatriques...
L'Adamant, une magnifique péniche en bois amarrée sur les berges de la Seine à hauteur de la grande horloge de la gare de Lyon, est un centre de jour ouvert aux parisiens atteints de troubles psychiques...
Premier volet d'un triptyque sur la santé mentale, le film nous invite à bord de cette utopie flottante où Muriel, Marc, Olivier et les autres... viennent se confier au micro du réalisateur...
Le spectateur s'attache aux femmes et aux hommes qui viennent rechercher une écoute et de la compagnie : tous doués d'un talent artistique, ils participent à des ateliers d'expression corporelle, de dessin, de chant, de photo ou de confiture après avoir été chercher les fruits invendus des épiceries voisines...
La vie les a cabossés mais régulés par la prise de médicaments, ils peuvent de nouveau espérer renouer avec leurs enfants, leurs amis et leurs rêves...
Une variété de visages et de voix qui se croisent et qui, comme les acteurs d'un film, nouent au fur et à mesure des prises, un paysage humain à la fois proche et lointain qui, peu à peu, nous fascine et nous laisse orphelins quand le générique de fin s'inscrit sur l'écran !
On attend avec impatience le volet 2 qui nous mènera à l'hôpital Esquiral de Charenton-le-Pont et le volet 3 qui suivra des visites aux domiciles des patients...
A voir assurément !